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CIRCULAIRE
DE
Mgr. l'Evêque de Bytown, Au Clergé du Diocèse, concernant la Retraite Pastorale. ByTowN, le 22 Juin 1854.
Depuis Notre nomination au siége de Bytown, il ne Nous à point encore été permis de réunir Notre clergé pour la retraite pastorale. Nous gémissions avec raison de cette dure nécessité. Nous avons enfin la consolation de vous annoncer que cette année Nous avons pù prendre des arrangements pour qu'elle pût avoir lieu. Elle commencera le 22 Août et sera terminée le lundi matin 28. Le soir du même jour, Nous aurons le synode diocésain dans lequel Nous règlerons ensemble plusieurs points importants dans l'intérêt des missions. A la suite de la retraite Nous ferons également l'examen de
théologie prescrit par les ordonnances synodales pour tous les prêtres qui n’ont pas encore quatre années de prêtrise. .-Oëét examen roulera sur les traités de la vraié retigion, de la vraie église, des actes humains, dela coniseience et des lois. Je suis bien convaincu due vous accueillerez l’annonce de cette retraite pastorale avec d'autant plus de satisfaction que vous en avez été privés déjà depuis quelques années. Aussi me crois-je dispensé de vous dire qu'aucun prêtre ne peut en être exempté sans Nous en avoir exposé à l'avance les raisons, Nous réservant à Nous-mêmes de décider sur leur valeur et leur légitimité. Ce sera à Bytown dans la maison épiscopale que la retraite aura lieu. Elle ne commencera qu’à huit heures du soir pour attendre l’arrivée des steamboats d'Aylmer et de Montréal. Je désignerai avant cette époque les prêtres auxquels on pourra s'adresser. en cas de maladie pendant votre absence.
J'ai l'honneur d'être,
MONSIEUR LE CURÉ
Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
+ Jos. EUGÈNE, Ev. de BYTOWN.
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LETTRE CIRCULAIRE
DE
Mgr. l’Evêque de Bylown,
Concernant les Comptes de la Propagation de la Foi
el la Dîme.
BYTOWN, le 24] anvier, 1855.
Nos CHERS COLLABORATEURS,
La commission désignée par Notre Mandement du 25 Avril 1854, pour examiner les comptes de la Propagation de la Foi, de l'œuvre des prêtres infirmes, du séminaire, et en déterminer l'emploi, sest réunie dans Notre. maison épiscopale le 29 Janvier 1855. Nous vous transmettons les heureux résultats de son travail,
Les souscriptions qui ont été faites dans le diocèse en faveur de l’œuvre de la Propagation de la Foi s'élèvent à la somme de £114, 17,8.
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Relevé des comptes de la Propagation de la Foi pour l'année 1854.
Bytown.…....paMeaimttu de. 11 Avimer 08 CEE , Store.
Chelsea .. Ré Hietet Huntley 4 40 05.062.
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H est consolant de voir les prémices du diocèse former une somme aussi élevée; il est plus consolant encore de voir le zèle admirable qui a été déployé dans les paroisses d’Aylmer, de Chelsea, et de Bon-Secours. Nous prions MM. les curés de faire parvenir à leurs zélés paroissiens l'expression de Notre reconnaissance. Quelques-unes des missions ne figurent point dans ce tableau. Les sacrifices qu’elles se sont imposés pour les travaux d'église, de presbytère, l’expliquent naturellement, leur offrande sera, n’en doutons pas, l’année prochaine, convenable à l'esprit de foi qui les anime,
Le montant de la dime des églises pour le soutien du séminaire diocésain s'élève à £€36, 9, 6.
Celles du clergé pour les prêtres infirmes à £50, 17,7, y compris les £15 recueillis pendant la retraite. Deux prêtres n'ont pas rendu compte encore de leur dime et trois de celle de leur église.
MM. les vicaires ont été exempts de rendre compte cette année de leur dîme : mais comme ils doivent participer au bienfait de la caisse des prêtres infirmes, ils seront heureux d'y verser leur léger tribut, Le montant de leur souscription pour chaque année est fixé à £1, 10, 0.
MM. les curés retrancheront cette somme sur l'offrande qu'ils sont obligés de faire eux-mêmes.
Vous désirez maintenant, Nos Chers Collaborateurs, connaitre quel est l'emploi que Nous avons donné à l'argent de la Propagation de la Foi et des prêtres infirmes, Nous Nous empressons de satisfaire à vos désirs.
Les £50 de la caisse des prêtres infirmes ont été prêtés à l’église de l'Orignal, l'intérêt annuel qu’elle payera sera de six pour cent et augmentera le fond de la caisse jusqu’au jour où Nous serons forcés de le retirer pour le soin des prêtres infirmes.
Les £107, 12,3 de la Propagation de la Foi sont consacrés cette année à acheter en France les objets nécessaires au culte. Les prêtres pourront se les procurer à Bytown au prix d'achat lorsqu'ils Nous seront parvenus. Les souscriptions que Nous recueillerons à l'avenir pendant au moins quelques années seront prêtées aux églises à l'intérêt ordinaire et au bénéfice de la caisse des prêtres infirmes.
Les deux grandes œuvres qui font l'objet constant de Notre sollicitude et que Nous r°gardons comme les deux ancres de salut du diocèse : la fondation en faveur du séminaire et d’une caisse pour les prêtres infirmes, sont maintenant grâce à Dieu établies.
Notre cœur tressaille d'une sainte allégresse en bénissant cet heureux commencement. Si Dieu Nous donne, comme je n’en doute pas, la grâce de les voir
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s’affermir chaque année, Nous pourrons dire avec ‘ bonheur que les vœux les plus ardents de Notre cœur sont accomplis, |
Pour mieux en assurer le succès et les affermir d'une manière inébranlable, Nous les placons sous la protection de Marie conçue sans la tache du péché originel. Nous reppelons avec bonheur que depuis les premiers jours de Notre épiscopal, Nous avons placé Notre église Cathédrale qui est la, mère des églises du diocèse sous son sacré patronage, et Nous aimons à Nous persuader que si depuis six ans quelques bonnes œuvres ont été accomplies, si le courage de Nos prêtres n’a puint faibli, si ce vaste et panvre diocèse a grandi, Nous le devons à l'inspiration sainte que Nous avons eue d'établir Marie conçue sans péché, mère et gardienne de tout ec que Nous devions entreprendre. Pourquoi donc, n’espèrerions-Nous pas que dans ce moment où.ce glorieux privilége de Marie vient d’être solennellement proclamé par l'Eglise, il ne fût un principe de force, de vie pour ces grandes œuvres que Nous regardons comme les deux ancres du salut d’un nouveau diocèse. Nous les y plaçons donc avec confiance. Et vous de votre côté, Nos chers Collaborateurs, n'oubliez pas que l'Eglise en ajoutant ce nouveau rayon de gloire à la couronne de: Marie 2 voulu ranimer notre confiance envers elle, Placez-vous donc, et vous et les âmes qui vous sont confiées et ves œuvres, sous sa protection. Proclamez hautement, soutenez ayec courage la défence d’un privilége qui lui est aussi cher que sa maternité et reposez-vous ensuite sans crainte, car Marie veillera sur Vous, Agréez, Monsieur le curé,
l'assurance de mon bien sincère attachement,
+ Jos. EUGÈNE, Ev. DE Byrown
CIRCULAIRE DE
MONSEIGNEUR DE BYTOWN
Pour annoncer un Triduum à l'occasion du dogme de l'Immaculée Conception.
BYTOWN, Avril, 1855.
MONSIEUR LE CURé,
Je vous fais part par la présente de la faveur accordée aux Evêques du Canada par le Souverain Pontife, de donner dans chaque paroisse un /riduum pour préparer le peuple à la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception. Vous donnerez ce triduum dans le temps que vous le jugerez le plus convenable ; et au dernier jour vous entretiendrez votre peuple dans toute l’effusion de cœur que votre piété vous suggèrera du dogme de l’Immaculée Conception et de la confiance qu'il doit avoir en
Marie Immaculée, Chacun de ces trois jours vous pourrez dire la messe de l'Immaculée Conception. Les personnes qui assisteront aux exercices que vous donnerez pendant’trois jours gagneront une indulgence de sept ans et sept-quarantaines, et celles qui assisteront les trois jours consécutifs gagneront une indulgence plénière applicable aux âmes du Purgatoire.
Recevez, Monsieur le Curé, l'assurance de
mon bien sincère attachement.
+ Jos. EUGÈNE Ev. de ByTown.
MANDEMENT DE
MONSEIGNEUR DE BYTOWN
Pour la promulgation du Décret Dogmatique de la Conception Immaculée de la Très-Sainte Vierge.
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JOSEPH EUGÈNE GUIGUES
Par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du Saint Siége Apostolique, Evéque de Bytown. |
À ious les fidèles de Notre ville épiscopale, Salut et Bénédiction. R
Tous les siècles se sont plu, Nos Très-Chers Frères, à déposer aux pieds de Marie, quelque tribut extraordinaire de leur foi et de leur vénération, Aussi le regard du catholique en se reportant sur les âges passés, y contemple avec amour les glorieux priviléges de la pureté de Marie, de sa maternité divine, de son triomphe glorieux par la mort, les hérésies,
l'enfer que chacun d’eux.sest plu à proclamer. C'est également avec bonheur qu'il compte les hommages multipliés que le$peuples,. dans les élans d’une pieuse reconnaissance, ont. rendus, à Marie, en lui élevant des tewplés,- érigeant des, autels, et consacrant à sa gloire‘ des royaumes entiers. Et bien loin que les siècles en s'écoulant, affaiblissent ces hommages, ils lès ont ‘au contraire développés avec une nouvelle magnificence. Le siècle où nous vivons, le dernier de tous;, ne rivalise-t-il pas avantageusement avec ceux qui-ont étéles plus remarquables par leur dévotion à Marie? N'est-ce pas en effet dans l’âge présent que l’on a vu s'établir le mois si pieux de Marie, la dévotion du Rosaire vivant, l’Archiconfrérie, la Couronne d’or, toutes les anciennes associations se rajeunir et se ranimer, des congrégations religieuses approuvées récemment par l'Eglise, fières de porter inscrit sur leurs bannières,son n0m vénéré, et heureuses d'aller le faire connaitre jusqu'aux extrémités de la terre? Toutes ces œuvres ne sont-elles pas autant de témoignages vivants du zèle et de la piété de ce siècle, que l’on peut à juste titre appeler le siècle de Marie ?
Pour compléter tous ces hommages, une dernière gloire lui était réservée, c'était celle de proclamer le dogme de Marie Immaculée. Mais remarquez avec Nous, N. T. CO. F. la sagesse et la prudence avec laquelle l'Eglise procède au milieu même des entrainements de la piété et de la reconnaissance.
Déjà, depuis longues années, les docteurs de l'Eglise avaient environné cette vérité de l’éclat des preuves les plus fortes ; les fidèles en sollicitaient avec ferveur la définition comme dogme catholique ; l'Eglise le désirait elle-même avec ardeur; et on la voyait, en mère sage et bienveillante, y préparer les fidèles et les encourager à l’inyoquer sous ce nom, en permettant de le chanter à la préface de la messe et aux litanies : le donner pour titre patronal aux
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autels, aux églises, aux diocèses ; établir la fête de sa Conception, et définir par ses conciles que quand il s’agit de péché, elle ne veut pas qu'il soit question de Marie. Les voies étaient donc préparées.
Dieu place alors à la tête de son Eglise un pontife selon le. cœur de Marie. Il nous dit lui-même que dès son enfance, il avait ressenti pour elle la piété la plus tendre et que par amour comme par reconnaissance il sentait le besoin et le devoir d'ajouter une nouvelle perle à sa couronne en proclamant le privilége de son Immaculée Conception. Aussi, dès les premières années de son pontificat, lorsque surtout la persécution en éprouvant sa vertu, l’eût rendu digne d’être l'instrument des desseins du Seigneur, on le voit faire par écrit un appel à tous les Evêques de la chrétienté et consigner la réponse de cinq cent soixante-quinze d'entre eux dans huit volumes in octavo, comme le témoignage des vœux de l'Eglise entière.
À cette attestation éclatante de la foi présente des peuples, il veut unir celle des âges écoulés. Des commissions de savants, de docteurs.et de théologiens les plus renommés scrutent sous ses yeux les passages les plus difficiles des livres saints, les ouvrages des théologiens et des Pères de l'Eglise ; recherchent, dans le siience de l'étude et de la prière, l'esprit et la foi des peuples les plus anciens $ éclairent du flambeau de la science les témoignages de la tradition la plus reculée ; etne croyant pas encore avoir assez fait il en appelle aux jeûnes, aux prières, aux pratiques de piété de toutes les âmes ferventes et a recours enfin à l'arme la plus puissante celle que l'Eglise n’emploie que dans les: circonstances extraordinaires, je veux, parler du jubilé qu'il fait
donner dans tout le monde catholique. Quelle sagesse |! Quelle lentenr ! Quelle modération ! Qui ne voit que c’est là l'esprit d’une Eglise qui a les siècles devant elle! Un dernier acte vient enfin cor. .léter
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tous ceux qui ont préc‘d’, c’est la convocation d'un concile général. À la parole de Pie IX, on voit les représentants de toutes les provinces ecclésiastiques quitter leur siége, oublier leur âge, leurs infirmités, quelques uns, les maladi :s les plus graves, pour obéir à la voix du Pontifte. Ils arrivent à Rome. Ils sont, ilest vrai, étrangers les uns aux autres, car ils représentent les tribus, les nations, les églises les plus diverses, mais ils réunissent tous leurs pensées dans une seule langue que sous entendent, que, tous parlent, c'est la langue de l'Eglise. La Bulle qui doit proclamer ce dogme nouveau est présentée à tous, et tonus l'examinent en pèsent les paroles, en sondent toutes les pensées, et d’une voix unanime, proclament que la foi qu’elle exprime est la foi de leurs peuples. Après cet examen qui a duré plusieurs semaines, le hui Décembre arrive enfin: ce jour à jamais mémorable dans les Fastes de l'Eglise, Soixante cardinaux, près de deux cents archevêèques et évêques, les généraux des ordres religieux, une multitude innombrable de prêtres sont réunis à l’église de St. Pierre. Le Souverain Pontife officie en ce grand jour. La messe terminée, les représentants des évêques viennent se prosterner devant son trône, en lui demandant de proclamer le dogme de l’Immaculée Conception. C’est alors qu'au milieu de cette assemblée auguste, dans cette église la pius vaste du monde entier, environné des chefs-d’œuvres de l’art, des beautés de la peinture, de l'éclat des lumières les plus vives et aux sons de la musique la plus suate, le vicaire de Jésus-Christ et le dernier anneau de cette chaîne de pasteurs qui relie par une tradition de dix-huit siècles Pie IX à Pierre qui l'était par Notre-Seigneur à Dieu, le vicaire de J'ésus- Christ, dis-je, élevé sur un trône qui repose sur les cendres des deux apôtres Saint Pierre et Saint Paul, lit lentement, mais d’une voix forte et éclatante, la Bulle élaborée dans la prière ?t sous l'inspiration de
l'Esprit Saint, puis arrivant enfin aux paroles solén: nelles qui proclament le nouveuu dogme catholique, dominant ses larmes et l'émotion qui l’agite, il s'é crié: “Nous définissôns que la Bienheureuse "Vierge Marie, dès le premier inslant de sa conception, par “un privilége el une gräce spéciale de Dieu en ‘vértn des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, «à été préservée et mise à l'abri de tonte faute de la tache originelle” (Définition du Souverain Pontife.) A peine cette parole a été prononcée que quarante mille voix s'élèvent ensemble et font retentir cétte coupole de Saint Pierre, le chef-d'œuvre dés chefsd'œuvre de l'humanité, du cantique de là recün: naissance et de la foi. Les cloches des trois cents églises de Rome redisent la grande nouvellé qui va se redisant ét se répétant de loin en loin jusqu'aux extrémités de l’univers. RER
Vous dirons-Nous, N. T. C.F!, la joie de l'Eglise, les pompes, les fêtes, les solennités at milieu desquelles cette décision a été accueillié ? : Nous ne le pouvons pas. Ce que seul Nous pourotis vous dire sans crainte d'exagérer, c’est que dans les siècles les plus renommés par leur foi, il ne s’est rien vu de semblable. Et c'est ainsi que l’Eglisé remplit toujours sa grande mission, tandis que limpiété veut la couvrir de boue, l'hérésie flétrir sa gloire en lui reprochant sa vieillesse à elle, toujours jeutié, brillante. et féconde aux jours de sa vieillésse comme aux premiers jours de sa jeunesse ; c’est ainsi qu’elle couvre et inonde de ses rayons les läches ‘et impurs blasphémateurs de sa sainteté.
Nous ne pourrons pas, N.T. C. F. donner nousmêmes à l'expression de notre piété ‘cètté pompe, cet éclat de ces anciennes et nobles’ églises de toute la chrétienté, mais que l'impression intérieure de notre amour soit au moins vive, cär Marie a des droits particuliers de l’exiger de nous. ‘ Pourrionsnous en effet oublier que ce diocèse est consacré à
Marie Immaculée, que l’église, cathédrale, la mère des églises du diocèse, l’a adoptée pour sa patronne, que celui qui en est le RFO pasteur a combattu de longues années dans les rangside cette milice que l'Eglise a placée sous l'égide de la Vierge conçue sans la tache du péché originel, que si ce diocèse a grandi, si quelques œuvres méritoires ont été accomplies, si beaucoup de scandales qui affligeaient Notre ville épiscopale ont disparu, si les divisions s'éteignent, si les fidèles restent attachés à leur foi et si les congrégations se maintiennent dans leur première ferveur, c'est à Marie Immaculée à laquelle Nous avons consacré et le pasteur et le troupeau, et Nos œuvres et le diocèse tout entier, que nous en sommes redevables. Ranimons donc les sentiments de notre foi et de notre confiance envers la plus douce des mères.
À ces causes, le saint nom de Dieu invoqué, et après avoir consulté Notre conseil, Nous avons réglé et ordonné, réglons et ordonnons ce qui suit :
On célébrera dans Notre église cathédrale, le 24, 25 et 26 de ce mois, un triduum de prières, conformément à l'usage de Rome, pour nous préparer à la publication du décret dogmatique de la Conception très-sainte et immaculée de la Vierge Marie. Les indulgences qui sont attachées à ces saints exercices et les pratiques de piété prescrites pour les obténir seront indiquées à l'avance,
Tous ces pieux exercices seront terminés par un exercice solennel, le 27 au soir, jour de la fête de la Pentecôte, après lequel on chantera le Te Deum.
Sera le présent Mandement lu à la messe paroissiale de Notre cathédrale le premier dimanche du mois de Marie.
Donné à Bytown sous Notre seing et sceau et le contre-seing de Notre secrétaire, le premier Mai mil huit cent cinquante-cinq.
+ Jos. EUGÈNE, Ev. de ByTown.
Par Monseigneur,
D. DANDURAND, Secrétaire.
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MANDEMENT DE
MONSEIGNEUR DE BYTOWN
A l'occasion de la victoire des alliés.
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JOSEPH EUGÈNE GUIGUES
Par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du Saint Siége Apostolique, Evéque de Bytown.
Déjà, Nos Très-Chers Frères, la grande victoire qu'ont remportée les armées alliées remplit depuis plusieurs jours vos cœurs d'allégresse, et %a manifestation publique qu'elle a excitée a proclamé que votre joie était la joie de tous les catholiques. La religion veut à son tour faire éclater sa reconnaissance envers celui qui dispense la victoire, et vous
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invite à le bénir en ce jour. Comment ne se réjouirait-elle pas ? Elle voit en ce moment humilié celui qui a arraché de son-sein par la violence et la persécution un grad nombre de ses enfants, qui oppresse encore /le$ lieux saints sous le joug de l’hérésie et y prive les catholiques de leurs droits,’ qui a menacé en Europe les intérêts de la religion autant que ceux des peuples que dans son fol o zueil il se pr'omeitait d’asservir. Elle redit avec consolation que cé glorieux événement a été accompli au jour de la Nativité de Marie, dont la médaille miraculeuse reposait sur la poitrine de ces braves qui ont supporté avec la patience des martyrs la rigueur des saisons et soutenu avec un courage irrésistible la fureur des armées ennemies. Elle rappelle ‘enfin avec bonheur que ces aigles qui ont brillé avec tant d'éclat sur des remparts longtemps proclamés imprenables ont été ombragées par l'image de Marie, que la pieuse Impératrice de France avait envoyée au général en chef pour protéger et la flotte et l’armée.
Elevons donc nos voix pour bénir et remercier le Seigneur qui, par cette victoire éclatante, a fortifié davantage entre deux grandes nations une union nécessaire à l’ordre, au repos et à la civilisation du monde entier, Réjouissons-nous surtout comme cathoïiqnes des espérances bien légitimes de paix qu'elle a fait naître, car nous ne devons pas oublier, N. T. CO. F. que si la guerre est quelquefois nécessaire pour assurer les droits des nations, elle est néanmoins aux yeux de la religion un fléau qu'elle demande avec instance à Dieu de faire cesser,
afin de pouvoir dans le calme des esprits et des
cœurs fortifier la justice et poursuivre er paix sa glorieuse mission.
En conséquence, en ce jour consacré à Maric et qui rappelle aux catholiques les glorieuses victoires obtenues dans les siècles passés sous sa protection,
se réumilié e et la S, qui ug de
droits, :
eligion on fol it avec té acont la de ces e des vec un Lemies.
les qui y long- ‘es par ice de F pour
rcier le fortifié union ion du comine le paix 1S pas quefois 18, elle \ fléau cesser, et des paix Sa
[aric et ictoires tection,
on chantera après la grand’ messe, dans Notre église cathédrale, un Te Deum pour remercier Dieu de la victoire éclatante remportée par les armées alliées, et lui demander qu’une paix durable autant qu’honorable réjouisse bientôt tout le monde catholique.
Donné à Bytown, le Dimanche du St. Rosaire, sous Notre seing et sceau et le contre-seing de Notre Secrétaire, en l’année mil huit cont cinquante-cinq.
T Jos. EUGÈNE, Ev. de Byrow.
Par Monseigneur,
D. DANDURAND, Secrétaire.
LETTRE CIRCULAIRE
DE
Mgr. l'Evêque de Bytown,
Concernant les Décrets du deuxième Concile et les Comptes de la Propagation de la Foi, etc., etc.
BYTOWN, le 29 JANVIER, 1856.