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l'année 1855.
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Relevé des comptes des Prètres Infirmes pour l'année 1855.
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Le chiffre de la recette de la Propagation de la Foi est moins élevé que celui de l’année dernière. Quelques missions se sont distinguées encore par leur zèle. L'Ile des Allumettes, Aylmer, Chelsea et la Petite Nation méritent des encouragements. Nous chargeons les curés respectifs de ces missions d’en exprimer à leur peuple Notre satisfaction, Mais il est pénible pour Nous d’ajouter que quelques missions plus avancées que celles-là ne figurent pas sur la liste. Est-ce ia faute du peuple ou celle du clergé ? il est à craindre que ce soit celle de l’un et de l'autre.
Ces fonds ont été appliqués comme ceux de l’année dernière à acheter des ornements en France qui seront livrés au prix coùtant. Le montant de la somme engagée pour cet objet s'élève à £84, 7s, 9d.
Le chiffre de la recette du séminaire est de £48. 108. Ce montant est loin de couvrir la dépense, mais c'est un aide précieux et qui le deviendra encore davantage par la suite, si surtout on parvenait à bien faire comprendre aux catholiques que ce sacrifice est tout entier dans leur intérêt ; car ce sont eux qui recueilleront les fruits de grâces que les bons prêtres qu'ils auront à leur tête et qui auront été formés au séminaire, répandront sur eux.
La somme recueillie pour les prêtres infirmes s'élève à £73. 108, dont £56 ont été formés par la
dime du clergt; Æ£3 proviennent des £50 prêt’s à l'église de L'Orignal l’année dernière et £2 du loyer d'une maison qui Nous a été donnée à Nous-même.; par le Rev. M. McDonagh, curé de Perth.
Nous avons donné Nous-mêmes cette propriété aux prêtres infirmes, bien convaincu de rencontrer en cela les vues de cet honorable Monsieur qui s’est acquis par là un droit à la reconnaissance du clergé du diocèse.
Nous avons appliqué à l’église de L'Orignal la somme de £30, qui ajoutés aux £50 de l'année dernière forment la somme de £80. £50 ont été pareillement accordés à l’église de l'Ile des Allumettes. La caisse des prêtres infirmes est donc en possession de £130, en argent et de plus de la maison donnée par le Rev. M. McDonagh.
Il est inutile de vous rappeler que vos comptes concernant cet objet doivent être tenus avec la plus grande exactitude ; toute inattention à ce sujet pourrait être la cause d'erreurs qui engendreraient l’injustice et chargeraient votre conscience.
Nous avons confiance que Dieu continuera à bénir une œuvre qui forme l’objet constant de Notre sollicitude comme il a déjà béni les autres œuvres du diocèse.
En finissant, Nous n'avons qu’à prier tous les prêtres qui ne Nous ont pas encore fait parvenir le: montant dû pour cette œuvre, de le faire au plus tôt.
Espérant, que Dieu continuera à vous bénir et à vous combler de ses grâces,
J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Curé, Votre très-humble serviteur,
+ Jos. EUGÈNE, Ev. de BYTown.
LETTRE CIRCULAIRE
DE
Mgr. l'Evêque de Bytown,
Au Clergé du Diocèce, concernant les comptes de la Propagation de la Foi, etc. etc.
Bytown, Novembre, 1856.
MONSIEUR LE CURÉ
Nous vous faisons connaître par la présente que la Commission qui doit se réunir à Bytown, conformément à notre circulaire du 25 Avril, 1854, pour
régler ce qui concerne la caisse des prêtres infirmes, celle du séminaire diocésain et les comptes de la Propagation de la Foi, est convoquée dans notre ville épiscopale pour le 21eme jour de Janvier prochain (1857). Vous êtes priés de vouloir faire parvenir à l'évêché, ou aux MM. Hughes et Ginguet, ce dont vous êtes redevables pour ces différents objets dans le courant de l'année 1856, avant le 15 Janvier, afin que nous puissions préparer tous les comptes et les présenter aux membres de la commission.
Chaque année, en vous fesant cette demande, nous éprouvons de la peine et de la difficulté, car nous connaissons les besoins des églises et l’embarras du plus grand nombre des prêtres; mais il est une pensée qui nous console et nous soutient, c’est que ce double sacrifice n’est fait en dernier résultat que dans l'intérêt de l’nn et de l’autre, car les ecclésiastiques qui se forment sont destinés à desservir un jour ces églises qui contribuent à une partie de leur éducation, et l’offrande accordée pour les prêtres infirmes a pour objet de les soutenir dans le temps de la vieillesse et de la maladie. Un d’entre vous ne peut plus, depuis près d’un an, remplir le ministère, et même depuis quelques mois se trouve gravement malade. Le même sort nous est malheureusement réservé à tous. Ne sera-t-on pas dès los heureux de pouvoir leur procurer quelques secours dans ces pénibles moments ?
J'ai donc confiance que chacun d’entre vous se montrera très exact pour faire parvenir ce dont il est redevable pour les trois objets indiqués ri-des. sus. Nous vous ferons connaitre dans une nouvelle circulaire l'application qui en aura été faite par les membres de la commission. Si quelque raison extraordinaire vous empêchait de nous faire parvenir le total de ce dont vous êtes redevables vous voudrez bie» au. moins nous en prévenir avant le 15
Janvier dans une lettre dont nous présenterons le contenu aux membres de la commission.
J'ai l'honnenr d'être,
Monsieur le Curé,
Votre très humble et obéissant serviteur,
t Jos. EUG. EvEQquE DE ByTrown,
LETTRE CIRCULAIRE
LE
Mgr. l’Evêque de Bytown,
Au Clergé du Diocèse, concernant les comptes de la Propagation de la Foi, elc., etc.
Bytown, le 18 Février 1857.
MONSIEUR LE CURé,
La commission designée pour examiner les comptes de la Propagation de la Foi, de l'œuvre des prêtres infirmes et du Séminaire s’est réunie Je 21 ultimo, conformément à Notre circulaire du 19 Décembre
La commission a examiné attentivement le tableau suivant ae donne un état des contributions reçues pendant l’année dernière.
Relevé des comptes de la Propagation de la Foi pour l'année 1856.
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Relevé des comptes de la dime pour le Séminaire pour l'année 1856.
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Relevé des comptes des Prètres Infirmes pour l'année 1856,
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La commission a déterminé d'employer la somme recueillie pour la Propagation de la Foi, moins £2. 10s. déduits pour dépense, à acheter en France, des drnements, des calices ete, pour l'usage du diocèse, comme elle l’a fait l’an dernier. :
La somme recueillie pour le Séminaire a été déposée entre Nos mains pour subvenir aux dépenses de cet établissement.
£25 du montant recu pour les prêtres infirmes ont été appliqués au soutien du Rev. Mr. Sterkendries. La balance a été divisée entre les églises des Allumettes et de Chelsea.
La caisse des prêtres infirmes est dans un état prospère. Les églises de L'Orignal, de Gloucester, des Allumettes et de Chelsea lui doivent une somme de £213. Elle possède aussi une maison à L'Orignal. Et de plus elle a droit à un intérêt sur le montant prêté aux églises des Allumettes et de L'Orignal.
L'œuvre de la Propagation de la Foi est maintenant dans un état tel qu’elle offre aux prêtres du diocèse toute facilité de se procurer pour leur église respective les objets nécessaires au culte.
Avant la fin de l'assemblée, Nous avons fait connaître aux membres de la commission l'usage que Nous avons fait de l'argent reçu de Lyons pour la
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Propagation de la Foi, £150 ont été appliqués chaque année aux missions sauvages de la Baie d'Hudson ; £100 aux missions des chantiers : £180 au soutien du séminaire ; £100 à l'achat de terres pour les églises d'Alfred, Mount St. Patrick, Third Chute, Allumette et Sheen, et £90 aux églises et missions diverses du diocèse.
Cet exposé suflit pour prouver que le bien général du diocèse à été consulté dans cette répartition, plus que l'intérêt particulier de la ville de Bytown.
J'ai l'honneur d’être, Monsieur le Curé, Votre humble et ohéissant serviteur.
Jos. EUGÈNE, Ev. DE ByTown.
LETTRE CIRCULAIRE
DE
Mgr. l'Evêque de Bytown,
Au Clerg'é du Diocèse, aprelant une assemblée de la Commission pour la Propagation de la Foi, ete. etc.
Bytown, le 18 Décembre 1857.
MONSIEUR LE CURÉ
La commission chargée de régler les comptes des dimes pour les prêtres infirmes, le séminaire et la Propagation de la Foi, doit se réunir à l'Evéché®le douze du mois de Janvier prochain.
Je vous prie d'envoyer à cette époque tout ce dont vous êtes redevables pour ces trois œuvres, et dans le cas où vous n’auriez pas l'argent, de m'envoyer au moins le compte exact, afin que je puisse le présenter à la cômmission.
Les dépenses énormes que je suis forcé de faire cette année-ci pour le séminaire, m'obligent à vous rappeler que ma circulaire du 25 Avril 1854, doit être strictement observée,
Je rappelle ici aux prêtres qui sont sur le Haut- Canada, qu'il y a pour eux obligation sous peine d'une amende considérable d’avoir un régistre spécial pour les mariages qu'ils feront dans leur paroisse à partir du ler Janvier 1858.
J'ai l’honnenr d’être, Monsieur le Curé, Votre très humble serviteur,
t Jos. EUGÈNE, Er. px Byrown.
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LETTRE CIRCULAIRE
DE
Mgr. l’Evéque de Bytown,
Au Clergé du Diocèse annonçant la Retraite Pastorale.
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Bytown, Mai 1858.
MONSIEUR LE CURÉ
Vous êtes prévenu que la retraite annuelle du clergé du diocèse devra commencer à Ottawa, dans la maison Episcopale, mercredi le 4 du mois d’Août. Vous accueillerez avec joie cette heureuse nouvelle et vous vous rendrez à Bytown avec empressement
pour suivre les pieux exercices qui seront donnés au clergé. Dans le cas où des raisons graves vous empêcheraient de le faire, vous voudrez bien Nous en prévenir afin que Nous puissions les examiner et vous donner Notre décision. Je vous ferai connaître avant cette époque, quel sera le prêtre auquel vous pourrez adresser vos paroissiens pour les malades pendant les huit jours que durera la retraite.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Curé.
Votre très-humble et ol éissant serviteur,
+ Jos. EUGÈNE, Er. DE ByTown.
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Relevé des Comptes de ta Propagation de la Foi, du Séminaire et des Prêtres infirmes pour l'année 1857.
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MONSEIGNEUR DE BYTOWN
à l'occasion de la Dime.
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JOSEPH FUGÈNE GUIGUES
Par la Miséricorde de Dieu et la grace du St. Siég'e Apostolique, Evéque de Bytown.
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intérêts sacrés de la religion. Notre conscience Nous force donc de leur dire ou plutôt de vous dire à tous que si vous voulez recevoir dignement la communion pascale il faut prendre la résolution bien ferme de remplir exactement ce devoir que la charité, la justice et la reconnaissance imposent à tous les fidèles.
Pour vous en faire sentir l'importance, Nous ne vous dirons pas que dans les temps anciens Dieu s'était choisi une tribu dont toute l'occupation était de le servir et que toutes les autres tribus du peuple hébreu étaient obligées de la soutenir en lui payant la dime de tout ce qu’elles possédaient. Nous ne vous rappellerons pas aussi ces premiers jours de l'ère chrétienne où les fidèles venaient déposer aux pieds des apôtres tous leurs biens pour qu'ils füssent distribués aux pauyres, aux malades et servissent en même temps au soutien des apôtres, mais Nous vous dirons : écoutez la grande voix de St. Paul annongant non pas en son nom, mais au nom du Seigneur que ce devoir pèse sur la conscience de tous les fidèles, et suivons avec attention toute la force de son raisonnement: ‘“ Celui, dit-il, qui annonce l'Evangile doit vivre de l'Evangile, celui qui sert à l’autel a droit de vivre à l'autel, ce ne sont pas les hommes, mais c’est Dieu lui-même qui l'a ordonné.” Peut-on exposer le droit divin d’une manière plus précise ? “ Celui qui plante une vigne, ajoute-t-il, doit manger de son fruit. Celui qui fait paitre son trou: peau doit se nourrir de son lait.” C'est un devoir de justice et de droit naturel. Or si l’on vous dispense les choses spirituelles, N. T. C. F. si l’on cultive vos cœurs avec plus de soins que le cultivateur ne cultive son champ, si pour veiller au salut de vos âmes, on s'interdit toute autre profession et on se permet aucun eutre travail, est-ce trop vous demander que de remplir un devoir imposé par la raison, la justice et le droit naturel ?
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As ne Dieu était euple ant la vous l'ère pieds disit en vous Anonrneur s les 2e de once ert à S les nné.” plus |, doit trou:
ir de pense iltive ateur e vos on se s deaisOn,
Econtez maintenant la grande voix de l'Eglise, N. T. C. F, confirmant le raisonnement et la parole du grand Apôtre, “ Celui, dit le concile de Latran, qui soutient que les fidèles ne doivent pas contribuer au soutien de leurs prêtres doit être frappé d’anathème.” Le concile de Trente dit à son tour, résumant dans son langage succinct tout ce que les conciles précédents avaient déjà prescrit. “ Tous les fidèles, à quelque état, à quelque condition qu'ils appartiennent sont tenus de payer la dime intégralement à ceux qui ont droit de l'exiger, et ceux qui se soustraient à ce devoir ou empêchent les autres de le remplir sont excommuniés, à moins qu'ils ne réparent leur crime par une prompte restitution.”
en entendant votre
ligation, vous avez
être même avez-vous sup-
ait pas étranger à son zèle,
mais usé d’un raisonnement
apôtre St. Paul et ses décisions ont-
res que celles des deux conciles
rente ? Il ne faisait donc que rem-
ré et vous, en vous y soumettant
vous n'auriez fait qu'obéir aux prescriptions de la
conscience et je puis ajouter à celles de l'honneur.
Et en effet, N, T. C. F, si l’intérèt et l'honneur de
la religion touchaient véritablement le cœur des
catholiques du diocèse, en verrait-on un si grand nombre exposer cette religion au mépris en
exposant ses ministres? L’honneur du prêtre ne
fait-il pas l'honneur de tout le Corps catholique, son
humiliation, l’'humiliation de tous les fidèles? Si
donc vous refusez à ce prêtre ce qu'il a le droit
d'exiger pour vivre conformément à son état, ne
l’exposez-vous pas et ne vous eXpOsez-Vous pas vous-
mêmes au mépris de ceux qui ne partagent pas votre
Croyance ? Nous le savons bien et tous les prêtres
qui travaillent parmi vous le savent également que ce qui fait la véritable gloire du prêtre c’est d’accomplir avec zèle tous ses devoirs : ils savent aussi que vivant au milieu de populations nouvelles et souvent pauvres, ils doivent mener une vie économe et se contenter d'une honorable médiocrité, mais vous, N. T. C. F., pouvez-vous sans vous déshonorer, ne pas leur donner les moyens de se soutenir ? Les protestants les refusent-ils à leurs ministres? Ne leur donnent-ils pas plutôt la surabondance, ne s’'imposent-ils pas des sacrifices onéreux pour soutenir dans une seule mission plusieurs ministres avec leurs épouses et leurs enfants ? Certes! Nous ne les blamons pas, car ces sacrifices les honorent ; ce que Nous blamons, ce qui contriste Notre cœur c’est de voir des catholiques qui honorent leur prêtre, apprécient sa mission divine, sentent que sans son appui ils succomberaient sous le poids de l'ennui et du découragement, le traitent cependant comme un étranger, le laissent manquer quelquefois des choses les plus nécessaires, se jeter même dans des dettes et abaisser ainsi son ministère aux yeux des protestants, Ces catholiques, dis-je, ont-ils à cœur l'honneur de la religion ? La respectent-ils comme une mère ? Identifient-ils leur vie avec sa vie, leur gloire avec sa gloire! En voyant leurs actions peut-on le croire ? Hé! si au moins n'obéissant point au sentiment de l'honneur, ils pouvaient obéir à celui de la justice, Nons ferions appel à leur conscience, et ils changeraient de conduite,
Peuvent-ils en effet se dissimuler que le prêtre pour se préparer à remplir le ministère qu'il exerce a dû se livrer pendant quinze ans à l'étude, se dérober à toute autre occupation, imposer à sa famille les sacrifices les plus accablants, qu'il ne peut pas encore actuellement exercer une autre profession que celle de vous servir. Sa dépendance pour satisfaire à vos
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besoins est continuelle, qu'il doit toujours se tenir prêt pour courir aux malades qui l’appellent, le pécheur qui réclame sa charité, la veuve qui se désespère et sollicite son appui. La justice ne vous faitelle donc pas un devoir de tenir compte au prêtre de cette vie de sacrifice et de dévouement ? Quand Vous recourez au médecin ne récompensez-vous pas ses services ? Quand vous appelez un homme de loi, refusez-vous le salaire qu'il réclame, pourquoi donc n'êtes-vous avares que pour le prêtre ? Les services qu'il vous rend sont-ils moins nombreux et moins pénibles que ceux de l'avocat et du médecin ? Si vous pouviez le croire un instant, Nous vous dirions : pensez à ces instructions nombreuses que le prêtre est obligé de vous adresser, à ces courses du jour et de la nuit pour les malades, à la servitude du confessionnal, au rapport fastidieux et quelques fois dégoutant d’un pasteur avec la partie la plus méprisable de ses brebis, aux sacrifices surhumains que la religion lui impose et qu'il doit accomplir dans des moments d'épidémies, de choléra. etc., etc ? La différence est trop frappante pour que votre Cœur droit ne repousse pas une semblable comparaison. Puisque donc, N. T.C.F … VOUS sentez que c'est un devoir de justice et que vous savez que quand on viole la justice, il faut d’abord faire la restitution pour en obtenir pardon, qu’on frapperait sn vain sa poitrine, qu'on verserait en vain les larmes les plus abondantes au confessionnal, et que quand même par ces démonstrations extérieures on parviendrait à tromper le prêtre et à obtenir l’absolution, Dieu ne la ratifierait pas dans Île ciel, remplissez ce devoir de justice envers le prêtre, mais alors seulement espérez obtenir de Dieu votre pardon. Lors même que la justice ne vous obligerait pas d’une manière aussi rigoureuse, la reconnaissance seule ne devrait-elle pas vous encourager à remplir ce devoir ? Le prêtre n'est-il pas le père de vos âmes ?
N'est-ce pas lui qui vous a engendrés à la foi, qui vous soutient par les sacrements, vous fortifie par des avis charitables, rend vos enfants soumis, vos filles chastes, unit les cœurs, met l'ordre et la paix dans la famille, qui adoucira pour vous les terreurs et les amertumes des derniers moments, vous ouvrira le ciel par les prières de l'Eglise ? Vous vous élevez avec raison contre un fils ingrat envers son père, or le prêtre n'est-il pas le père de vos âmes? Vous trouvez juste le chatiment qui pèse sur un enfant dénaturé, trouvez donc juste aussi celui qui vous accablera, car je ne crains pas, en m'appuyant sur la parole de mon Dieu, de vous annoncer en son nom, qu'il vous frappera dans vos biens, dans vos santés, dans vos familles. Vous chercherez peut-être la cause de ces malheurs, vous vous la dissimulerez, mais moi je la vois dans la parole de l'Esprit saint qui menace le fils ingrat des plus durs châtiments. Si vous aviez assisté votre prêtre conformément à vos moyens, Dieu vous aurait assistés, il vous aurait bénis, comme il assiste et bénit ceux que vous voyez autour de vous heureux dans leurs familles, prospérants dans leurs affaires, contents et satisfaits dans leur âme. Ils se sont imposé des sacrifices pour le prêtre et pour l'Eglise et Dieu qui aime à voir et son temple et son prêtre honorés, a répandu sur eux avec effusion de cœur ses bénédictions les ‘ plus abondantes.
Je pourrais m'arrêter ici, mais j'ai besoin de répondre à quelques uns des vains prétextes dont un certain nombre de catholiques cherchent à couvrir leur négligence.
Je suis pauvre, disent-ils ; si vous l’êtes, leur répondrai-je à mon tour, venez exposer au prêtre votre pauvreté et soyez sûrs qu'il prendra soin de vous autant que de ceux de ses paroissiens qui sont les plus fortunés. Mais ne vous faites pas illusion, car il en est bien souvent qui se plaignent d’une
, qui e par filles dans rs et vrira levez père, Vous afant vous ur la
nom, ntés, ause mais
qui
#50 À vos urait oyez )Spédans pour ir et
pauvreté qu'ils se sont attiré par leur indolence, leur hnprévoyance et leur manque d'ordre, Il en est d’autres qui se disent pauvres et font des dépenses inutiles et superflues, courent aux festins et aux divertissements; ces faux prétextes peuvent tromper les hommes, mais ne trompent pas celui qui lit dans le fond des cœurs.
Ma famille est nombreuse........Le nombre de vos enfants vous empêchent-ils de soutenir vos parents? Or si vous pouvez secourir un père dans le besoin, la paroisse entière ne pourrait-elle pas soutenir celui qui en est le père commun ? Vous avez des enfants, dit St. Augustin, mais si la providence vous en avait donné un de plus ne pourvoyeriez-vous pas à sa subsistance ?
Les prêtres sont riches..….....S'ils l'étaient, ne devriez-vous pas vous en réjouir, puisque vous savez l'usage qu'ils font des richesses ? Qui a élevé les maisons d'éducation qui couvrent la province ? Qui a fondé des hôpitaux ? Qui a embelli les teinples pour les rendre dignes de Dieu? Ne sont-ce pas les prêtres? Ce qu'ils ont fait ailleurs ils le feraient encore ici, car c’est le même esprit qui les anime. Mais pourquoi alléguer ce vain prétexte, puisque vous savez qu’au lieu d’être riches ils manquent souvent du nécessaire, que le plus grand nombre d’entre eux ont quitté des climats heureux, des diocèses riches et anciens pour venir se placer au milieu de vous et qui tous en le fesant ont obéi à des motifs qui honorent leur zèle et leur dévouement; car ils auraient pu facilement trouver ailleurs l’aisance et la commodité qu'ils ne trouvent point ici. Au lieu donc de murmurer, bénissez Dieu qui leur à inspiré des pensées généreuses et priez-le de les soutenir par sa grâce.
Permettez-Nous encore, N. T. C. F., en terminant cette lettre pastorale de vous adresser une dernière prière ; elle est dans l'intérêt de vos âmes, car Nous
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voyons avec douleur que vous les perdez, puisqu’en refusant de satisfaire le prêtre vous violez les règles de la justice. Elle est aussi dans l'intérêt de vos frères sur qui vous laissez peser un fardeau trèsonéreux ; en le partageant avec eux il eut été léger pour tous, en vous séparant d'eux vous le leur rendez très-pénible ; dans l'intérêt du prêtre qui vous dessert, votre reconnaisse …: Vexcouragurait, le consolerait, ranimerait ses forc…: enfin, sil Nous est permis de parler de Nous: :mes, dns Notre propre intérêt, car Nous ne devons pas vous le dissimuler, ce qui souvent Nous désole et répand l’amertume dans Notre âme, ce ne sont ni les sacrifices que Nous fesons chaque année pour attirer des prêtres des régions éloignées, ni ceux que Nous Nous imposons pour pourvoir à l'éducation des jeunes ecclésiastiques, ces sacrifices, il est vrai, pèsent fortement sur Nous, Nous exposent à bien des privations et Nous forcent à mener une vie peut-être trop simple pour la dignité à laquelle Nous sommes élevés, mais Nous pouvons vous le dire, ce ne sont ni ces sacrifices, ni ces privations qui Nous peinent le plus : ce qui Nous désole c’est de voir qu'après Nous les être imposés, il y en ait un si grand nombre parmi vous qui n'apprécient pas le bonheur d’avoir un prêtre au milieu d'eux, ne font rien pour le soutenir. rendent sa vie pleine d'amertume et de dégoût et Nous forcent quelques fois Nous-mêmes par leur indifférence et leur ingratitude à le rappeler. Voilà, Nous devons le dire, le vrai sujet de Notre douleur, car Nous savons que sans le prêtre vous vous perdrez, que l’hérésie envahira un pays qui aurait pu être tout catholique, que vos enfants s'élèveront sans instruction religieuse, que la misère vous chassera loin de la terre que vous aurez défrichée, des maisons que vous aurez bâties et qu'enfin vous éprouverez des remords, regretterez votre apathie, mais que ces regrets et ces remords trop tardifs ne vous rendront
squ’en règles le vos | très+ léger » leur e qui ait, le Nous Notre dissiamer- 's que es des )0SOnS iques, Nous, rcent ur la Nous es, ni Nous sés, il pprél’eux, )leine Iques leur >vons Nous que tout insloin isons verez e ces iront
pas les biens que Vous aurez perdus par votre faute. Entendez-vous Notre prière, N. T, C. F.? Réparez les injustices dont vous vous êtes rendus coupables à l'égard de votre prêtre, soutenez-le généreusement, montrez que vous savez apprécier les biens qui Vous sont accordés et acceptez enfin avec respect el reconnaissance les règlements que Nous croyons devoir établir et dans l'intérêt de vos Ames et dans l'intérêt des paroisses de ce diocèse,
En conséquence, Nous avons statué et statuons par les présentes :
lo. Que les chefs de familles de toutes les missions où paroisses du diocèse qui négligeront de contribuer au soutien de leur pasteur selon leurs moyens se rendront coupables d'une faute grave d’après les décisions des conciles et des théologiens : se rendant coupables d’une faute grave ne peuvent et ne doivent pas être admis aux sacrements avant d'avoir satisfait à ce devoir où du moins avant d'avoir pris des Tangements avec leur pasteur
respectif,
20. Que chaque annee Je pasteur de chaque paroisse ou mission du diocèse lira en chaire le nom des personnes qui ont contribué au soutien du pasteur et fera connaitre le montant de la souscription de chacune d’entre elles. En prescrivant cette lecture, Nous avons en vue de faire connaitre le nom des personnes qui sont les vrais soutiens des missions.
30. Qu'il sera ouvert dans toutes les missions ou paroisses, un régistre où gsera conservé le nom de toutes les personnes qui ont contribué au soutien du prêtre. Ce régistre Nous sera présenté pendant le temps de la visite pastorale que Nous ferons dans chacune de ces localités.
Sera le présent Mandement lu chaque année au commencement du carême dans toutes les paroisses ou missions du diocèse,
Donné dans Notre maison Episcopale, sous le seing et sceau de Nos armes et le contre-seing de Notre secrétaire, le deux Février, fête de la Purification, en l’année mil huit cent cinquante-neuf.
tJos. EUGÈNE, Ev. DE Byrow.
Par Monseigneur,
JoHx L. O'ConNor, Secrétaire.
LETTRE CIRCULAIRE
DE
Mgr. l’Evêque de Bytown,
Au Clergé du Diocèse, transmettant une leltre du Souverain Pontife.
BYTOWN, Mai 1859.