REMARQUES IMPORTANTES
Nous appelons l'attention de Notre Clergé sur les observations suivantes :
10. Nous recommandons an clergé du diocèse de prier et de faire prier les fidèles conformément à ]n lettre de N, S, P. Je Pape à tous les Evêques de la chrétienté,
20. Nous prévenons tous les prêtres du diocèse que s’il en est quelqu'un dont la maison n'est point
en règle concernant ce qui est prescrit dans le dernier concile de Québec de s'y conformer immédiatement ; car Nous Nous proposons de presser par les censures l'observation de cette règle après lu retraite de Notre clergé qui aura lieu dans le courant du mois d’Août,
80. La dépense considérable que Nous sommes obligés de faire pour le séminaire et le devoir de ne pas laisser diminuer les ressources du premier pasteur Nous forcent à établir les règles suivantes :
Les églises qui ont des bancs doivent se conformer pour lu dime à Notre circulaire du 25 avril 1854. Celles qui n’ont point de bancs et dans lesquelles on fait un service régulier de tous les deux mois au moins paieront #3, qui seront prélevées par souscription ou par quêtes en faveur du séminaire.
La dime pour le séminaire doit être envoyée chaque année avant le 10 février. Si cette obligation n'est pas remplie, tout service cessera dans cette église jusqu’à ce qu'elle le soit, à moins qu’une dispense par écrit ait été donnée de Notre part.
Aucun prêtre du diocèse a le droit de donner une dispense de publication de bancs sans que cette dispense ait été payée à l'avance. Nous nous réservons à Nous-mêmes de décider si les raisons de donner une dispense gratuite sont suffisantes.
Les prêtres qui n'auront point rendu compte au Secrétariat de l'Evêché dans le courant de janvier et de juillet des dispenses qu’ils auront données les six mois précédents perdront par là-même celles que Nous leur avons accordées et auront recours à Nous pour celles qui seront données par la suite.
Ces divers règlements seront en force à partir du jour de la réception de Notre circulaire.
Donné à Bytown le 8 Mars 1860.
Jos. EUGÈNE, Ev. DE Byrowx.
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REMARQUES
Les prétres du diocèse ont été exemptés cette année et le seront encore l’année prochaine de payer la dime pour les prètres infirmes,.
Les sommes mentionnées dans le tableau précédent pour le Séminaire n’ont point encore été toutes reçues, mais l'engagement a été pris de les envoyer.
* 40.00 du montant marqué pour l’Orignal en faveur de la Propagation de la Foi ont été données par le Rev. M. O’Malley.
La Propagation de la Foi a elle-mème acquitté les sommes suivantes en faveur des églises qui sont en dettes ou en construction et qu'on a néanmoins fait porter au
| | crédit de ces églises, vû la remise qui leur a été faite: Ste. ‘A Angélique, $10. Wakefield, $85. Aylmer, 810. Calumet, Li $10. Allmnettes, 810. Eganville, 85. Packenham, $5. Î Metcalfe, (Osgood) $5. St. Engène, $5. St. André, (Haute-ville) $10.
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LETTRE PASTORALE
DE
Mgr. l'Evêque d'Ottawa,
Ordonnant une quéle en faveur du Souverain Pontife Notre Saint Père le Pape Pie IX,
RS
JOSEPH EUGÈNE GUIGUES
Par la Miséricorde de Dien el la Grâce du Saint Siéve Apostolique, Evéque d'Ottawa.
Aux fidèles de ce diocèse— Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur.
Nos TRès CHERS FRÈRES.
Vous n’ignorez point les terribles assaults que la Papauté a aujourd’hui à soutenir cont”> ses ennemis. ous savez que ceux qui se sont constitués ses
implacables ennemis n’attaquent sa puissutice temporelle que pour pouvoir plus tard détruire son pouvoir spirituel. Sans doute qu'ils seront confondus dans leut criminelle espérance puisque Jésus-Christ le divin Fondateur de l'Eglise nous « donné l'assurance que les puissances de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle ; mais pour que le Souverain Pontife puisse exercer librement son auguste autorité, il doit être indépendant, or il ne peut jouir de l'indépendance qui convient à la dignité de sa puissance que s'il est souverain temporel. Menacé, dans sa souveraineté temporelle qui est in‘ontestablement la plus légitime et la plus sacrée de celles qui existent, par des ennemis qui hypocritement ou ouvertement foulent aux pieds tous les priviléges du droit des gens, il a dû lever une armée et augmenter ses moyens de défense. Ces mesures nécessaires ont augmenté ses dépenses à une époque où le vol sacrilége de la province d'Emélie, l'une des plus riches de ses états, le prive d'une partie de ses revenus. Dans le besoin extrême dans lequel se trouve Notre Saint Père le Pape Pie IX, il fait un appel à tous les fidèles réclamant de leur charité et de leur piété filiale, des secours qui Ini sont indispensables. Déjà les fidèles du continent de l’Europe, d'Angleterre et de l'Irlande ont répondu à cet appel ainsi qu'un grand nombr de ceux de l'Amérique. Les protestants même, pleins d'admiration pour ce Pontife dont la fermeté inébranlable et le noble courage ne se laissent effrayer ni par les clameurs, ni par l'injure, ni par la calomnie, ni par les puissances de ce monde, ont spontanément donné de riches offrandes. Nous laisserions-nous vaincre en générosité par nos frères et les malheurs de notre Père ne produiraient-ils chez nous que des sentiments d’une compassion stérile ? Nous ne vous ferons pas l’injure, N. T. C. F, de le supposer, car votre esprit de foi, votre dévouement au Saint