‹ Mandement d'entrée dans son diocèse [microforme] (volume 2)Chapitre 21 sur 44 · ON · texte numérisé non relu

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Siége et votre générosité Nous sont connus. Nous savons qu'avec votre premier pasteur et vos curts vous ne faites qu'un cœur et qu'une âme pour tout ce qui tient aux intérêts de la Sainte Eglise Catholique, Apostolique et Romaine et que tous ensemble nous voulons que le Chef Auguste de l'Eglise soit libre et indépendant, qu'il occupe un rang digne du catholicisme qu'il représente. Nous voulons pouvoir en appeler à ses décisions et recourir à sa puissance spirituelle librement et sans entrave, Nous voulons qu'aucune barrière ne nous arrête quand nous voudrons aller épancher dans son cœur de père nos sentiments d'amour filial et lui témoigner notre dévouement sans bornes. Nous voulons qne cette Rome qui a vu couler le sang des Saints Apôtres Pierre et Paul dont elle garde les cendres, qui est le dépositaire des reliques de nos Pontifes et d’une multitude innombrable de nos martyrs et dont les monuments tant anciens que mo: dernes en font par leur splendeur une ville unique du monde, où la religion, la science et la charité ont érigé des établissements, dans laquelle tout catholique peut aller puiser l'instruction, abriter sa vieillesse et chercher son salut, Nous voulons, disonsnous, que cette ville reste toujours l'héritage du monde catholique qui l’a soutenue, ornée, embellie et dotée par la générosité de ses Pontifes et de ses enfants, qu'elle ne puisse devenir la proie des hordes révolutionnaires.

Mais, N. T. C. F.,, pour donner de l'efficacité à nos vœux et à nos désirs nous devons assister de nos aumônes Notre Saint Père le Pape et l’assister avec générosité, car ses besoins sont grands. N'oublions pas qu'il s’agit de délivrer l'Eglise de l’une des crises les plus dangereuses qu’elle ait encore eu à subir. Souvenons-nous que quand le chef est menacé et souffre, tout le corps est en péril et en souffrance, D'ailleurs il est de notre devoir comme

catholique, de montrer que nons savons compatir aux douleurs de notre Père, et que nous ne sommes pas insènsibles aux gémissements de notre tendre Mère la Sainte Eglise Romaine.

À ces causes, Nous ordonnons qu'une quête générale soit faite dans toutes les paroisses et missions de Notre diocèse. Le produit de cette quête devra être envoyé à l’'Evêché avant le premier décembre prochain. Dans Notre lettre d'envoi au Souverain Pontife, Nous mentionnerous le nom de chaque paroisse ou mission en même temps que sa contribution respective.

Donné à Ottawa sous Notre seing et sceau et le contre-seing de Notre Secrétaire, le dix-huit Septembre, mil huit cent soixante.

t Jos. EUGÈNE, Ev. D'Orrawa,

Par Monseigneur,

JOHN L. O'CoNNoR, DIACRE.

Secrétaire.

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Kelevé des comptes de la Propagation de la Foi et du Séminaire pour l'année 1860.

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LETTRE PASTORALE

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Mgr. l’Evêque d'Ottawa,

Elablissant dans son Diocèse l'Œuvre du denier de St, Pierre.

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JOSEPH EUGÈNE GUIGUES

Par la Miséricorde de Dieu et la Gräce du Saint Siéce Aposlolique, Evéque d'Ottawa.

Aux fidèles de Notre diocèse— Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur.

Nos TRès-CHERS FRÈRES.

Vous lirez avec un vif intérêt l'adresse que le Clergé de Notre Diocèse vient d'envoyer à Notre Saint Père le Pape, pour lui exprimer la profonde

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sympathie que tous nous éprouvons pour notre glorieux Pontife au milieu des épreuves et des souffrances qui sont venues fondre sur lui dans le cours de ces dernières années, Cette rouvelle preuve d'amour et de dévouement pour Eglise, vos Pasteurs ont jugé bon de la donner dans les circonstances présentes, avant de finir les exercices de leur retraite annuelle et de retourner vers vous : ils savent que la canse de l'Eglise ne saurait être séparée de celle de son Chef suprême. Quant à vous, Nos Très-Chers Frères, Nous savons que vos sentiments envers le Souverain Pontife sont de tous points conformes à ceux de vos Pasteurs; car, du jour où Nous avons commencé parmi vons les labeurs de Notre ministère épiscopal, Nous n'avons pas cessé de recevoir les preuves les moins équivoques de votre Jilial attachement au Pasteur suprême du monde catholique.

Mais prions, Nos Chers Frères: donnons à notre Saint Père cette preuve convaincante de notre

constante affection. Demandons que la tempête

aujourd'hui déchainée contre l'Eglise s’apaise et que des jours plus heureux et plus calmes dont l'œil et le cœur des fervents catholiques aiment déjà à découvrir et à saluer l'aurore, se lèvent pour l'Eglise : demandons qu'ils se lèvent bientôt. Il y a quelques années à peine, l’hérésie et l’impiété s’unissaient ensemble pour chanter, comme ils disalent, les funérailles de l'Eglise : sous les coups de leurs attaques combinées, Rome allait bientôt tomber, bientôt le Souverain Pontife allait pour toujours être trainé en exil. Dans leur folle joie, ces insensés se préparaient déjà à sceller le monument qui devait, dans leur intention, faire connaitre à la postérité la plus reculée que par leurs mains, une église vieille de dix-huit siècles avait été ensevelie.

Et voilà que leurs chants de victoire sont devenus des cris de douleur; l'anxiété et la division ont

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envahi leurs rangs; leurs espérances disparaissent et les hommes sur la tête desquels ils s'attendaient à placer une couronne d'imortalité, tombent accablés sous ie poids du mépris universel. Leur chute prépare celle de leurs associés: et encore un peu de temps, et ces idoles, qui dans leur orgueil se vantaient du succès, vont voir leurs autels mêmes réduits en pièces, et leurs fragments dispersés aux quatre coins du monde. Alors, au milieu de ses ennernis orisés et confondus, l'Eglise continuera sa glorieuse carrière; et dans la splendeur de su lumière, se révèleront le néant et l'impuissance de ses ennemis, Puissent nos prières hâter cette heure de triomphe: puissent nos vœux faire descendre bientôt sur l'Eglise ces jours de paix et de bonheur, récompense bien méritée de sa force et de son couage au milieu de la souffrance et de l'épreuve !

À nos priéres nous joindrons notre offrande, Nos Bien-CÜhers Frères. Les ennemis de l'Eglise, vous le savez, ont dépouillé le Saint Père, le Souverain Pontife, de la plus grande partie de son domaine temporel. Vous savez aussi que sur tous les points du monde catholique un effort généreux a été fait pour lui rendre, par d’abondantes aumônes, ce que des mains sacriléges lui ont violemment enlevé. C’est avec reconnaissance que le Saint Pontife à daigné accepter cette offrande de la piété filiale. Notre tour est venu de lui envoyer notre contribution et de lui adoucir ainsi les jours de l'épreuve. Montrons-lui que, malgré notre pauvreté, nous sentons brûler dans nos cœurs cette pure flamme de Ja charité qui multiplie les offrandes et les rend agréables et précieuses,

À cette fin, Nous établissons, par les présentes, dans Notre diocèse l'œuvre connue dans tout le monde sous le nom d'œuvre du denier de St. Pierre.

Deux fois l’an, le dimanche de la Pentecôte et le Jour de la Fête de St. Michel Archange, une quête

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sera faite dans toutes les paroisses où missions de Notre diocèse ; le produit de la quête sera envoyé à l'Evéché et de là au Souverain Pontife, et nous nous estimerons heureux de recevoir en retour sa Bénédiction Apostolique.

Douné à Ottawa sous Notre seing, le sceau de Nos armes et le contre-seing de Notre Secrétaire, le vingtquatre Septembre, mil huit cent soixante-deux.

+ Jos. EUGÈNE, Ev. D'Orrawa, Par mandement,

Joux L. O'Connor.

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Nos ngt-

ADRESSE De Mgr. d'Ottawa et de son Clergé

À sa Suinteté le S. P. Pie IX.

Très SAINT PÈRE,

Nous éprouvons, avant de quitter la cité d'Ottawa où nous nous sommes réunis pour vaquer aux saints exercices de la retraite pastorale, le besoin de nous jeter à vos pieds, pour y déposer l'expression de notre piété filiale et vous dire les sentiments qui nous animent.

Quoique séparés de votre Sainteté par des espaces considérables, nous n'avons pas cessé de vous suivre avec une sollicitude pleine d'inquiétude dans la douloureuse carrière que vous parcourez depuis

plusieurs années: vos souffrances ont fait nos souffrances, vos peines nos peines, vos consolations nos propres consolations.

Aussi, lorsque dans ces derniers temps, pour consoler votre cœur autant que pour vous donner une preuve éclatante de la vie toujours nouvelle qui l'anime, le monde catholique s’est ébranlé à l'appel de votre voix et que les Evêques de toute langue, de toute nation et de tous les climats ont volé avec allégresse à Rome pour vous porter et les vœux et les croyances de leurs églises, nos esprits comme nos cœurs les y ont suivis ; avec eux nous nous sommes prosternés à vos pieds, avons écouté vos paroles, accepté vos enseignements et reçu avec amour cette grande bénédiction qui console, fortifie et dispose l'âme aux plus grands sacrifices.

Avec eux et comme eux, nous avons admiré le Pontife d'autant plus respecté qu'il est plus abaissé par l'injustice, d'autant plus aimable qu'il est plus éprouvé, d'autant plus ferme sur son droit qu'il est plus dépouillé, d'autant plus confiant qu’il est plus menacé d’une catastrophe suprême.

Avec eux et comme eux, nous avons flétri les horribles attentats de ces nouveaux barbares qui ont envahi la plus grande partie de vos états, diminué votre domaine, spolié le trésor créé par le sacrifice et la plus stricte économie; nous avons applaudi à vos combats, admiré votre noble résistance et appuyé vos protestations contre les doctrines aussi impies qu'insensées qui tendent à justifier les erreurs et les crimes dont la révolution Italienne s’est rendue coupable.

Avec eux et comme eux, nous avons proclamé vrai ce que vous appelez vrai, flétri ce q“e vous condamnez, aimé ce que vous aimez. Nous savons que nous attacher à vous c’est nous attacher au centre de l'unité, vous suivre c'est suivre Jésus-

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Christ, aimer votre autorité c'est s'attacher à la vérité, car vous commandez au nom de celui qui a les paroles de la vie éternelle.

Rome a toujours été à nos yeux la grande, la noble cité, le boulevard du catholicisme, la mère de toutes les églises; mais elle a grandi encore pour nous dans ces jours d’épreuve, et est devenue plus que jamais la tête, le centre, la reine du monde, et le Pontife qui la gouverne avec un si noble courage et l'illustre par les plus grandes vertus, est un Pontife élevé au dessus de tout ce qui est terrestre.

Vivez donc encore longtemps, glorieux Pontife, pour la consolation de vos enfants, le triomphe de la vérité, l’exaltation de la Sainte Eglise, la confusion de ses ennemis et pour qu’il vous soit donné d'éprouver, après tant de jours d'orage, le calme et la paix qui vous consoleront des longues et douloureuses épreuves que vous avez subies.

Prosternés aux pieds de votre Sainteté, nous la prions d'accorder au premier pasteur du diocèse, à tout son clergé et à tous les peuples confiés à leur soin sa Bénédiction Apostolique.

Ottawa, Août 1862.

t Jos. EUGÈNE, Evèque D'Orrawa.

D. DaNbuRAND, V. G., O. M. I.

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