‹ Mandement d'entrée dans son diocèse [microforme] (volume 2)Chapitre 39 sur 44 · AV · texte numérisé non relu

AV

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bo. On objecte aussi, l'opposition forte et com: pacte qui a été faite au Concile. Nous savons, Nos Très-Chers Frères, qu'il y a eu des oppositions: mais Nous savons qu’elles ont été singulièrement grossies par les feuilles publiques, qui, à défaut des renseignements exacts substituaient leurs inventions d’un esprit avide de nouveauté et désireux de les faire adopter par les autres. Nous ne cherchons pas à vous dissimuler qne les Souverains de la terre en avaient pris ombrage, Trompés par leur souvenir, ou par des récits exagérés ils croyaient déjà voir renaitre des temps qui ne sont plus, et qui ne peuvent plus revenir. Un examen sérieux aurait dû leur démontrer qu’il ne s'agissait pas au Concile de domination, de puissance terrestre, mais uniquement d'un pouvoir tout spirituel, qui indirectement raffermissait leur autorité, au lieu de l’ébranler. Les Evèques doivent, il est vrai, éviter des froissements qui ne sont pas nécessaires ; mais ils ne peuvent pas oublier que tout Evêque qui chercherait la popularité et compromettant l'indépendance et la dignité de son ministère cesserait d’être le ministre de Jésus-Christ. Ils ne doivent pas non plus oublier, que, s'ils doivent respect aux puissances de ce monde, et jusqu’à de certaines limites, des égards pour l'opinion qui est en définitive la reine du monde, l'Eglise n’est pas faite pour subir les lois de cette reine là, ni pour suivre ses mobiles et trop souvent injustes caprices. En remontant à nos origines chrétiennes et en suivant la vie de l'Eglise

Jusques à nos jours, qu'on se demande où les

Apôtres auraient établi le royaume de Dieu sur la terre s’ils avaient craint de froisser par la prédication de l'Évangile l'opinion qui dominait de leur temps, et que partout où ils excitaient les oppositions des

puissances de ce monde, ils s'étaient condamnés au

silence ? Et quel serait l'avenir du Christianisme ? Que resterait-il de notre Symbole et de notre Déca-

logue, si les Évèques en retranchaient tous les points que l’opinionqui domine aujourd’hui désapprouve et voudrait supprimer ? Disons-le donc sans crainte. La fermeté des Evêques à n'obéir qu'aux inspirations de leurs consciences, et à sauvegarder les principes de la foi, malgré les menaces et les difficultés, ne pouvait que les rendre plus dignes de votre amour et de votre confiance. On achète le repos que par les concessions et les temporisations, mais on ne sauve pas les principes. Nous ne cherchons pas non plus à nous dissimuler qu'indépendamment de l'opposition des Souverains de la terre, il y a eu aussi celle d’un certain nombre d'Evèques ; mais, en parlant de cette opposition, nous sommes loin de lui reconnaitre les caractères de celle qui est représentée par les feuilles publiques, obstinée, et organisée pour le mal. Non, Nos Très-Chers Frères, dans ce Concile, comme dans plusieurs de ceux des siècles passés, des dissentiments se sont produits. Nous ne devons pas en être surpris. Des opinions opposées peuvent se produire, se heurter, même pendant la discussion, mais la décision qui termine tous les débats doit réunir les esprits et tous les cœurs dans une parfaite unité de sentiment et de foi. N'oubliez pas que c’est toujours du côté des Evèêques qui sont unis au Pape que se trouve la vérité Catholique exprimée par Saint Ambroise : “ Ubi Petrus, ibi Ecclesia” Remarquez aussi que la plus grande partie des pieux et savants Evêques qui l'ont opposée la suivaient en pratique. (Cette définition solennelle leur. paraissait offrir bien des difficultés, surtout de la part des Souverains Catholiques, et l'on ne peut de fait dissimuler que bien des raisons, humaines et politiques les fortifiaient dans leur opinion ; mais, lorsque la grande majorité des Pères, après un long et minutieux examen l'ont repoussée et l'ont condamnée, eux aussi ont abaissé leur intelligence, ont confessé avec humilité cette

Vérité, et dit avec le sentiment de la foi la plus profonde : ‘“ Seigneur, je me rends, et je crois.” Spectacle admirable et glorieux pour le Catholicisme ! (‘ar ce n’est que dans son sein qu'il peut se produire, Tant que la vérité reste encore dans le domaine de l'opinion, la discussion reste libre ; mais quand l’Eglise à parlé et qu’elle a déclaré qu'une vérité est du domaine de la foi, il ne reste plus pour le Catholique que la soumission la plus entière, et c'est là l'exemple mémorable qui a été donnée par ceux là même qui étaient les premiers à opposer ce dogme nouveau. Ils ont exprimé au Souverain

Pontife leur soumission, à Rome même, et ceux que des devoirs pressants ont appelés à quitter la Cité

Eternelle se sont empressés d'envoyer leur acte de

soumission. Du reste, Nos Très-Chers F rères, Si

quelques-uns d’entre eux résistaient encore (ce que

la charité chrétienne ne nous permet pas de croire),

nous n’aurions qu’à verser des larmes sur leur obsti-

nation, sans que notre foi en püt être un seul ins-

tant ébranlée ; car nous ne perdons pas de vue que

les hommes même qui auraient le plus utilement et

le plus gloriensement servi la Religion perdent

toute autorité, et ne méritent plus aucune confiance,

dès qu'ils cessent de croire à l'Eglise. “ Depuis

Tertullien jusqu’à nos jours, combien ne s'est-il pas

rencontré d'hommes éminents sous bien des rap-

ports,” a dit le docte Archevêque de Cambrai, qui

ont méconnu sa voix et ont la prétention de la con-

duire. Ils l'avaient défendu avec un grand talent, et un grand éclat, et s'étaient acquis par là des

droits à notre reconnaissance qu’elle leur a toujours

largement accordés; mais qui n'avaient pas acquis

le droit de lui imposer leur direction et de la domi-

ner. Pierre ne peut pas remettre à d’autres mains, quelques habiles qu’elles soient, le gouvernement que Jésus-Christ lui a confié. L’orgueil froissé finit par se révolter ; de là les tristes chüûtes que raconte

l'histoire. et celles dont notre siècle a été le témoin. Nous les déplorons, mais sans nous laisser ébranler.

Grâces à Dieu, de semblables malheurs ne sont pas à craindre dans ce diocèse, ni dans aucun des diocèses du Canada. Ce respect pour les décisions de l'Eglise, la vénération et l'affection la plus pure sont trop enracinées dans les cœurs, pour que nous ayons à craindre de semblables malheurs. Vous vous soumettrez humblement aux décisions qui ont été portées; vous accepterez avec le même respect celles qui seront encore portées dans le Concile du Vatican : car vous le savez, l’œuvre n’est encore que commencée. Bien des erreurs doivent être condamnées, bien des points de discipline réglés. Le développement prodigieux de l'Eglise reclame qu'ils soient déterminés pour réunir tous les membres de ce grand corps, et faire fleurir dans tout le monde catholique, autant du moins que les mœurs, les usages peuvent le comporter, les mêmes règles, les mêmes cérémonies, les mêmes lois. Déjà bien des matériaux ont été préparés ; reste encore à donner le dernier perfectionnement. Combien de temps faudra-t-il pour achever cette grande œuvre ? Nous ne le savons pas. Mais nous sommes confiants en Dieu, et nous nous appuyons sur la parole pleine d'espérance du Souverain Pontife qui est aussi la nôtre. Nous commençons, a-t-il répondu à ceux qui demandaient quelle en serait la fin ? Nous sommes assurés qu'il se terminera glorieusement ; mais Dieu seul connaît le moment où il finira. Lorsque nos regards se portent sur les jours qui se sont écoulés depuis la convocation du Concile, nous voyons des marques extraordinaires de cette Providence admirable de Dieu qui a brisé les obstacles et rendu favorabl?s ceux que leur religion rendait naturellement hostiles. Ils ont eux-mêmes applani les difficultés que les Evêques rencontraient, se sont chargés des frais de leurs longs et dispendieux

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voyages, et de leur séjour dans la Cité Eternelle. Exemple admirable des miséricordes de ce Dieu qui sait, quand il le veut, disposer tout suavement pour accomplir ses desseins sur son Eglise. Disons donc avec confiance, que, malgré les obstacles nouveaux qui surgissent de tous côtés, cette grande œuvre se terminera, et que les difficultés même surmontées glorieusement prouveront à tous qu’elle est l’œuvre de Dieu. Les grandes vérités qui y seront proclamées seront comme le phare lumineux qui dirigera les hommes, et pendant les heures de tempête, qui agitent le monde, et pendant tout la durée des siècles. Car la vérité est pour tous les temps et pour toutes les générations. Veritas Domini manet Ün ælernum.

- Mais n'oubliez pas, Nos Très Chers-Frères, que pour obtenir ce succès consolant, nous avons besoin de la prière. Usons-en pour éloigner les maux qui menacent l'Eglise et la Société,

À ces causes, le Saint Nom de Dieu invoqué, Nous avons réglé et ordonné, réglons et ordonnons ce qui suit :

Dans chaque Eglise du Diocèse, on chantera le Te Deum, dans le courant du mois de Novembre ou de Décembre pour remercier Dieu des grâces accordées pendent le Concile.

Les Prêtres diront pendant neuf jours à la Sainte Messe, l’oraison pro gratiarum actione.

Après ces neuf jours, ils diront, #sque ad revocalionem, l'oraison pour le Souverain Pontife, afin que Dieu le soutienne dans les cruelles épreuves où il se trouve exposé ainsi que l'Eglise.

Sera notre présent Mandement lu au prône de la Messe paroissiale dans toutes les églises, chapelles et communautés religieuses, le Dimanche après sa réception.

Donné à Ottawa, sous notre seing et sceau, et le

contre-seing de notre Secrétaire, le TRENTE OCTOBRE, mil huit cent soixante-et-dix.

+ Jos. EUGÈNE, Ev. n'Orrawa.

Par ordre de Sa Grandeur,

J. L. O'CONNOR, Prètre, Secrétaire.

Relevé des Comptes de la Dime pour le Séminaire, la Propagation 1e la Foi et les Prètres Infirmes pour l’année 1870.

Propagation

de la Foi, Cathédrale $10 00 St. Joseph ......., 0 00 St Patrieg.:. 0 00 N. D. de Grâce... 3 10 Allumettes 0 00 LOU RE 0 00 CRM 0 09) Franktown 0 00 Portage du Fort... 0 00 On ut re 19 00 CRIE 17 50 AO ns ne 0 00 Cheldéh.....,: 5 00 En, PObbe.n 0 00 Wakefield ............. 0 00 RON ns ue 0 00 VIRMANION,e....,,,,. 5 00 Désert ........… 0 00 Di Gabliel... 1 50 Gatineat.... 0 00 Buckingham... 11 25 Ripon..……. D is 0 00 St. André Avelin ..… 0 00 Papineauville.........… 0 00 Montebello....... 10 00 AU AT NS 3 00 St. Philippe rire 0 00 St. Joachim... 0 00 St. Eugène... 0 00 DOI uses 0 00 Vankleek Hill, 0 00

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S'il y a quelqu'erreur dans le tableau précédent, on voudra bien nous la faire connaître et elle sera corrigée aussitôt.

Vous trouverez à l'Evèché le Nouveau Grand Rituel qui a été publié sous la surveillance de Mgr. l'Archevêque de Québec. Ce Rituel, qui est celui de toute la Province, est complet, bien relié et bien imprimé. Sa Grandeur a fait aussi imprimer, en un seul volume, les décrets des 4 Conciles de Québec. Je montant de ces deux ouvrages est de $4.10. Chacune des églises du diocèse doit en être pourvue.

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