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plus que les axwtres de l'auguste puissance du Sauveur, 0 C'est alu aussi, par conséquent, plus qu'aux autres ‘, qu incombe l'obligation d#feproduire ses vertus. L' évangile que nous lisions dimanche dernier, à ‘la messe de uotre sacre, nous faisait voir Jésus vengeant, avec indignation la majesté de son Père contre les profanaleurs du temple, mais en même temps il nous Je montrait pleurant sur Jérusalem coupable. N'a-t-il pas
‘dit, le bon Maitre, qu'il ne faut pas rompre le roseau à
demi brisé, 1 ui éteiidre la mèche encore fumante ? Eh 1
bien, nous espérons, avec le secours de $a grâce, nous saurons dir à chacun son devoir, sans acception de personnes, Nous élever ‘au-dessus des rivalités de partis “et défendre les droits sagrés de l'Eglise contre quiconque voudrait les attaquer, nous efforçant toujours, pour imiter .
Jésus, d'unir dans l'accomplissement de notre mission A
fermeté et la charité. |
Daigne Dieu lui-même exaucer et réaliser le vœu que l'Eglise formait pour nous, au moment de notre consécration : ‘ Qu'il aime la vérité et qu’il ne l'abandonne jamais, ni sous l'empire de la crainte, ni sous l'empire de Jæ flatterie. ”
On dit partout, nos très chers frères, quéles jours où nous sommes sont difficiles, et ceux-là surtout qui commaudent le comprennent .et s’en attristent. La foi, en “effet, n'a-t-elle 13 diminué en bien. des âmes ? Les
‘ mœurs ne se sont-elles pas relächées ? Les grandes notions du droit de l'Eglise et du devoir des fidèles
envers elle n'ont-elles pas été obscurcies sous l'inflhence
* Pontifical Romain. De la conségration d’un évêque.
Rp Nue nas dote »
-des passions ? Le préoccupation ‘des imtérêts matériels, ie
n’a-t-elle pés malheureusement divisé des cœ faits pour rester unis ? N’a-t- -l pas surgi entre le nd et le clergé des malentendus æegrettables, pénibles, et qui ont fait souAfrir le clergé comme Je peuple ? Il y a un remède à ces misères, il 4 a un ‘baume pour la guérison ‘de toutes nos blessures, et nous vous l'apportons : la charité de Jésus-Christ | :
Oui une érefouvelle et bienfaisänte s'ouvrira pour notre pays si nous savons oublier nos luttes pañsécs, nous ‘ laisser guider par. Le suprême pasteur de l'Eglise et- ses chefs légitimes, et nous ünir dans cette charité divine’ doht saint Paul nous a décrit les merveilleux effets : ‘ Qui est patiente et doyce, Sans témérité et ennemie de l'orgueil, sans ambition : qui ne cherche point ses propres . intérêts, qui ignore la cokère et ne soupçonne pas le mal, qui se réjouit du vrai bien d'autrui çomme du sien pres pre, qui croit tout, qui espère tout, qui supporte tout. Oui, nos très chers frères, faites toutés choses dans la charité, “c’est notre prière pour vous, comme c'était celle de l’Apôtre pour «es fils bien-aimés ; “ Que votre charité croisse de plus en plus ; ” ‘* là est la source de tous lès biens, là le gage du vrai bonheur.
O chère Eglise de Montréal, quelle alliance nous avons contractée avec toi ! Toi, la fille de Rome et de la Frante, si belle dans le passé, si glorieuse par les œuvres de religion et de bienfaisance que tu as produites, si renommée d'un bout à l'autre de l’ Amérique pour tes prêtres, tes missionnaires et tes iorbes, toi, “appelée par Dieu à
1 1 Cor., ji. h 7 Cor., x VI, 140 sn 10
rat prepa - sr
à : : + b de si hautes destinées, c’est pour toi seule que nous allons vivre désormais ; à toi notre dévouement inaltérable, à toi nos pensées, notre ardeui, notre travail, notre amour le plus fort et le plus tendre !
: Nous avons, nos très chers frères, imploré l’ aide de vos prières, nous vous dirons maintenant que nous comptons sur votre concours pour l’accomplissement de la grande œuvre dont Dieu nous a chargé. Nous comptons sur votre zèle, votre esprit de sacrifice et de générosité, prêtres vénérés, chers collaborateurs, pieux frères de tous les ordies, religieuses ferventes vouéés à l'enseignement;
à ia charité et à la contemplation ; nous comptons sur .
vous, pères et mères de nos familles chrétiennes, écrivains, journalistes et législateurs, directeurs de nos écolè& et professeurs ‘de notre Université ; tous, nous en avons l'espoir vous nous donnerez la main et vous vous ferez un
- devoir, par votre action et vos exemples, de prendre part
à notre apostolat.
O Vierge, patronne de notre ville et de notre diocèse, Marie, bonne et bien-aimée Mère, laissez-nous déposer dans votre cœur très pur nos espérances et nos vœux, Consacré à vous, dès notre plus tendre enfance, nous n'avons cessé de marcher sous votre bienfaisante égide.
\ C’est par vous que nous sont venues toutes les grâces de
votre divin Fils, c'est à vous, nous le reconnaissons, que nous devons ce que noussommes, recevez donc l’ hommage de notre piété filiale. Bénissez la carrière nouvelle qui s'ouvre pqur nous, et guidez-nous toujours, comme yous nous avé# guidé autrefois. Soutenez-nous dans nos faiblesses, éclairez-noù# dans nos ténèbres, fortifiez-nous dans n0g combats, consolez-nous dans nos chagrins. Bénis-
sez-nous, pastour et troupeau, et gardez-nous tous dans
l'amour de Jésus-Christ : Virgo fidelis,ora pro nobis. Amen. À ces causes, le safnt Nom de Dieu invoqué, nous
avons statué et ordonné, statuons et ordonnons ce qui
it PS QE
‘Lo Nous continuous, jusqu'à nouvel "ordre, les facultés
et pouvoirs que nous avons reconnus et accordés comme
vicaire chpitulaire.. ui
: 20 Jusqu'à nouvel ordre également, nous renouvelons
et confirmons les ordonnances, statuts et règlements de
discipline actuellement en vigueur dans le diocèse. ne. 30 L'oraison commandée de ritu Sanclo, sera remplacée à la sainte messe par l’oraison pro Papa. Sera le présent mandement lu du prône de toutes:-les : églises où se fait l'office public et au chapitre de toutes les communautés religieuses, le premier dimanche après sa réception. | | ü
, — Donné à Montréal, sous notre seing et sceau, et le. Ke
contre-sging de notre chancelier, le 10 août 1897.
+ PAUL, arch. de Montréal.
Par mandement de Monseigneur,
{ ALFRED AROHAMBEAULT, chan.
Chancelier.