MARS
( Traduction.)
Tlustrissime et Révérendissime Seigneur,
Dans la Congrégation Générale du premier de février dernier, on a mis de nouveau à l'examen l’instance de l'Evêque de Montréal pour l'érection d’une Université dans son Diocèse, et les Eminentissimes et Révérendissimes SS. Cardinaux ont répondu de la manière que je
vieus ci-après transcrire à Votre Seigneurie. l'a]
Au LE doute, savoir si et quelle mesure il conviendrait d'adopter relativement à la susdite instance de l’Evêque de Montréal, ad mentem. Mens est, que l’on écrive à l’Archevêque de Québec une lettre qui devra être communiquée à tous ses suffragants, dans laquelle on lui dise qu'ayant mis de nouveau à l’examen le projet de fonder une Université à Montréal, on en a reconnu l'impossibilité, spécialement pour la raison qu’une telle fondation compromettrait l’existence de lUniversité Laval, laquelle, à cause des services rendus à l'Eglise et à la société et des sacrifices pécuniaires qu’elle a faits, doit être soutenue et conservée. Que néanmoins, cette Université devant servir d’une manière particulière pour tous les Diocèses de la Province de Québec, on a reconnu comme une chose juste que ses suffragants y aient un contrôle, lequel soit en même temps une garantie pour eux, et un avantage pour l’Université elle-même. Que ce but pourra s’obtenir, en lais-
Ci SONT \ | 4 #4 | ‘ sant intactes les dispositions fondamentales de Laval, j fl son ‘administration financière et tout ce qui regarde les Î relations entre la dite Université et le Séminaire Ar- 1 k chidiocésain, et en accordant aux Evêques, sous la pré- | ; sidence de l’Archevèque, la haute surveillance sur tout \ | ce qui concerne la discipline et la doctrine, soit relati- | ! vement aux Professeurs, soit par rapport aux élèves. y) Que pour cela le Recteur de l’Université, dans une ré- | union annuelle des Evôques, devra faire connaître ex- 4 \ actement l’état de la même Université sous les deux ' rapports mentionnés, et les Evôques auront le droit de h € faire leurs observations, et de proposer les changements M, , et les améliorations qu'ils jugeront opportuns, sauf, tr » comme dit plus haut, les dispositions fondamentales de Nr ! l'Université, Qu'en général il y aura toujours liberté, a | même obligation, pour les Evèques, d'exercer cette haute à ! surveillance, en réclamant l'attention de l’Archevèque | et du Recteur de l’Université sur tout ce qu'ils jugeront à propos de conseiller, sans jamais cependant recourir { au moyen de la presse, laquelle d'ordinaire comme l’a | prouvé dans le cas actuel une triste expérience sert | é plus à aigrir les esprits et les questions, qu’à remédier À { au mal, et aboutit à causer préjudice à l’honneur de 1 | l’Université, et souvent même à l'honneur de la cause { à atholique. Que l’on reconnaît la nécessité de pourvoir | À en quelque manière à l'instruction supérieure de ces À ; jeunes gens de Montréal, qui ne peuvent fréquenter l'U- | | niversité Laval, comme aussi d'empêcher que les écoles 1
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