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les vues de la Providence, Rome, depuis vingt-quatre ans, à pu suivre comme pas à pas, la marche de notre Université. Son enseignement, elle l'a connu et elle s’en est fait rendre un compte particulier ; ses règlements, elle les a étudiés; les avantages qu'elle offre à la jeunesse studieuse, elle les a appréciés ; son droit de cité en dehors de Québec, elle l'a décrété et maintenu. Aussi pouvons-nous dire que l'Université a grandi sous les yeux de Rome, comme sous la surveillance de notre sollicitade, Oh ! quelle ne doit pas être notre joie, en voyant aujourd'hui le Souverain Pontife Pie IX, si bien informé, reconnaître solennellement notre Université Laval comme digne de tous les priviléges conférés aux Universités les plus célèbres ! Si notre bonheur était grand lorsque l'Etat lui donnait l'existence civile, de combien s'accroît ce bonheur, lorsque l'Eglise à son tour l’admet à vivre de sa propre vie! Jusqu'ici les grades académiques avaient une valeur incontestable sans doute ; mais cette valeur deviendra bien plus grande encore, puisqu'ils seront conférés par ure main autorisée tout à la fois par l'Eglise et par l'Etat. Nos gradués pouvaient être fiers de faire valoir leurs diplômes aux yeux de tous les sujets de tout l'Empire Britannique ; ils seront plus fiers encore de pouvoir dire aux catholiques de tous les pays, que ces diplômes leur ont été donnés en vertu d’un pouvoir qui vient de Rome
même, le centre de la catholicité.
Unissons-nous donc, N.T.C.F, pour faire parvenir
ls aux pieds de Sa Sainteté un concert de reconnaissance et d'amour. Malgré la multiplicité de ses embarras et de ses travaux, Notre Saint Père le Pape à trouvé des heures pour s'occuper de notre Université : plusieurs
fois, les questions qui la concernaient ont été soumises
à sa haute sagesse ; plusieurs fois il à émis son opinion souveraine sur les moyens de les ré udre, et toijours notre soumission à ses ordres x été pleine et entière, Il ne restait plus qu'un seul acte que Sa Sainteté pût faire en faveur de notre Université, celui de lui conférer, “ d’une manière définitive, le droit de cité parmi les
Universités Catholiques et cet acte, Sa Sainteté vient
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de le réaliser, en nous adressant à nous et aux autres Evêques de la Province Ecclésiastique de Québce, au Recteur et aux Professeurs de l'Université, la Bulle solennelle, Znter varices sollicitudines, qui l'érige cano-
niquement,
Miis le moyen de témoigner notre reconnaissance au Saint Père, n'est-ce pas d'écouter ses avis et de nous
rendre à ses exhortations ? Rien ne réjouira son cœur,
comme d'apprendre que sa parole à opéré autour de l'Université Laval un ralliement de toutes les volontés, Qu'est-ce donc qui pourrait entraver cet élan ? Seraitce le malaise suscité par des discussions inopportunes ? s Mais, N.T. CF, il Y à un fait qui nous a toujours
frappé : c'est l'attitude pleine de soumission qu'a tou-
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