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jours gardé l'Université Laval vis-à-vis le Saint Siége, Qu'avons-nous à craindre puisqu'elle rejette ce que Rome condamne, puisqu'elle est toujours prête à soumettre son enseignement à celui de Rome ? Ne l’oublions pas, et c’est le moment de le rappeler aux chères ouailles qui nous sont confiées : à Rome comme ici, pour faire condamner une institution, il faut avoir à lui reprocher l’enseignement de quelque proposition erronée, malsonnante, contraire à la doctrine commune des docteurs de l'Eglise. Et croit-on, N.T. C. F, que nons resterions muet nous-même, en présence de l’erreur ? Pourquoi donc, à propos de questions, où la religion n'a rien à démêler, viendrait-on passionner les esprits en leur faisant croire que la foi et les mœurs sont en danger ? Pourquoi ferait-on entendre de ces accusations vagues et sans précision, qui ne pourraient que Jeter un doute injuste snr la doctrine de toute une faculté, de toute une école ? Pourquoi éveillerait-on des soupçons indignes de la charité chrétienne ? Pourquoi ébranlerait-on la confiance que le pubiie doit reposer en des hommes qui la méritent ? St. Augustin nous a tracé, 11 y a longtemps, notre ligne de conduite : in certis unilas, in dubiis libertas, in omnibus caritas. Etudions sérieusement les questions où nous devons nous tenir unis, admettons loyalement celles où la liberté d'opinion peut se maintenir sans compromettre la oi, et bientôt la charité la plus parfaite règnera dans
OS CŒUTS,
® c “ Le donc tent NE NC NON 7 pi V2» Li RER Te = PP À Le KE * Vi | î 12 Li C’est sans doute pour contribuer à cet heureux ré- À sultat, que les Evêques du Canada et le Saint Père .ui- k même ont déjà enjoint à nos journaux la plus stricte ! | | réserve, quand il s’agit de traduire devant l'opinion publique nos maisons d'éducation.
Nous croyons nécessaire, N. T. C. F., de rappeler ici les paroles de la Lettre Pastorale des Pères du Cinquième Concile de Québec, en date du 22 mai 1873. e Ÿ ; “ Et puisque l’occasion s’en présente, disent les Pères \ ‘ ‘“ de ce Concile, nous vous dirons aussi un mot d’une € " “institution catholique qui fait la gloire de la ville de F. Â ‘ Québec. Nous avons vu avec peine l’Université de à ‘ Laval exposée à des accusations fort graves en fait de À “ doctrine. Sur les instances de ceux quien ont la “ direction, nous leur avons demandé des explications “ sur bon nombre de points importants et fondamentaux , “* de l’enseignement catholique, et nous avons la joie de | ; ‘ constater ici publiquement que les réponses nous ont “ paru tout-à-fait satisfaisantes sous le rapport de à “ l’orthodoxie et de la volonté de se conformer en tout % ‘aux volontés du Saint Siége. Sans juger ici le passé, | * ‘ nous voulons qu’à l'avenir, quiconque croirait devant | “ Dieu avoir un grief contre cette institution catholique 1 | “ ou quelqu’autre, le fasse non pas devant le tribunal ls | ‘“ incompétent de l'opinion publique, par la voie des | j ‘journaux, mais devant ceux que les saintes lois de la m| X ; D te gr ete pet 2 CD ee rene car remet HO #
“ hiérarchie catholique ont constitués les juges et les “ gardiens de la foi. Nous ne sommes pas, nous catho- “ liques, tellement forts que nous puissions, sans danger, “rendre nos frères séparés témoins de nos divisions “intestines ; et d’ailleurs la charité qui doit unir les “ membres de la grande famille catholique, nous prescrit “ des règles que nous ne saurions violer sans offenser ‘ Dieu.”
Nous avons dit, N. T.C.F, que le Saint Père luimême (désire cette sage réserve prescrite par les Evêques de la Province Ecclésiastique de Québec. En effet, dans un décret, à nous adressé par $. E. le Cardinal Franchi, eu date du 9 mars 1876, et approuvé par Sa Sainteté, Son Eminence demande que l’on ne recourre pas, pour traiter les affaires de l'Université, à la presse, “ laquelle, ‘ajoute Son Eminence, laquelle d'ordinaire, comme l’a
prouvé dans le cas actuel une triste expérience, Sert
plus à aigrir les esprits et les questions qu’à remé-
dier au mal et aboutit à causer préjudice à l'honneur
Cr
de l’Université et souvent même à l'honneur de la
cause catholique.”
Au reste, N.T CF. la Bulle Znter varias sollicitudines renferme une clause qui est de nature à calmer l'inquiétude des esprits ; c’est celle qui donne, à perpétuité, à Rome même, un protecteur à l’Université, dans la personne du Cardinal Préfet de la Propagande.
LS