‹ Mandement de Mgr. l'Gêveque de Montréal pour la visite générale des communautés [microforme]Chapitre 1 sur 3 · Mandement de Mgr. l'Gêveque de Montréal pour la visite générale des communautés [microforme] · texte numérisé non relu

Mandement de Mgr. l'Gêveque de Montréal pour la visite générale des communautés [microforme]

Ignace Bourget, par la miséricorde de Dieu, et la grâce du St. Siége Apostolique, Evêque de Montréal, etc. ete., etc.

A Nos Très-Chères Filles, les Religieuses des diverses Communautés de notre Diocèse, Salut et Bénédiction en Notre Seigneur

Jésus- Christ.

Notre sollicitude doit, N. T. C. F., s'étendre à chacune des brebis, que le Seigneur nous a données en garde.

tale commença à peser, de tont son poids, sur notre conscience. Saisissunt

une main faible et: tremblante, le tiue lâchait

Voilà pourquoi, chaque année, Noûk | mon de l’administration, purcourons les villages et les campa- cet habile Pilote, après dix-neuf «ns nes, répandant en tous lieux les grâces | d’un orageux Episcopit, : Nous regarde notre saint ministère. Les justes ét | dâmes autour de Nous, comme fait toules pécheur:, qu'une foi vive anime, | jours l’homme,saisi de erainte;qui appel- “ccourent à nous,comme à Jésus-Christ, | le au secours. Et le spectacle, qui s’offrit pour déposer, dans notre cœur, le sr-vet | aussitôt à nos yenx, fut celui d'humbles

de leurs misères ; et y chercher mède aux maux qui les afiligeni

de bonnes âmes, Kous découvrons p:1tout ; et que l'Esprit suint qui les formé, est un grand Maître! Ah! combien de is Nous Nous sommes humilié, à ln vue de ces chef-d’œuvres du Dieu sanctificateur.

Mais si Nous sommes, N. T. C. F., débiteur de tons, sans jamais fuire acception de personne, il est pourtant une portion du troupeau, qui demande de Nous des soins plus assidns. Ce sont toutes vos Communautés, que le Bon Pasteur Nous ordonne de soigner, autunt qu’il est possible à la fragilité hnmaine, comme lui-même soignait Îles Stes. Femmes,en les formant à tontes les vertus religieuses.

La-dessus, Nous vous dirons, ee que toutefois vous connaissez déjà, que ce fut au miliéu d’une de ces suintes maisons que Nous recueillimes, il y a dix ans, le dernier soupir de notre Illustre et Vénéré Prédécesseur. Dans ce moment, à jamais lugubre, la charge pasto-

Hospitulières à genoux, et modestement tangées autour des Restes mortels du Pasteur défunt, qui si souvent les avait nourries de sa parole, comme eiles l’nvaient plusieurs années nourri de leur pain. Leurs férventes prières accompmgnaient son âme et l’assistaient encorc àce moment suprême où elle compnrafssait au tribunal du Souverain Juge.

Alors, il faut vous le dire, N. T. C'.

F., dans toute la sincérité de notre cœur, toutes vos Communautés Nous apparurent, comme autant de troupes de Saintes Femmes, assistant de leurs biens, le Bon Maître, perdant ses travaux évangéliqnes, et entourant sa eroix de pleurs et de gémissements, à son dernier soupir. Ce tacle était poignant : aussi ne s’effacera-t-il jnmais de notre souvenir.

La leçon, qu'il laissa profondément gravée au fond de notré âme, était sen sible et frappante. Nous y vime le ministère de la femme, élevé et sancti.

fié par le Souverain Pasteur, pour être dans tous les siècles, ln gloire de son

Eglise, et la consolationde ses Pauvres.

Nous comprimes que le ministère de l’'Evèque devait aussi avoir ce trait de ressemblance avec celui du Maître. Les ‘Saintes Femmes de l'Evangile nous parurent donc avoir été, formées à l’é- -cole de J éus-Ohrist pour'être le Modé:

le de toutes les Communautés Religieu- . ses. Devant exercer un Apostolat de dé-

vouement et de charité, elles avaiént-

besoin, comme les Apôtres, de l’Esprit Saint. Elles le reçurent avec eux, au jour solennel dela Pénteeôte:;: car elles

avaient leurs places, dans le Cénaele, à la suite des Disciples, quand les lan-

gues de feu se reposèrent sur toutes les têtes de cétte Vénérable Assemblée, Nous en avonsla preuve, N. T. C.

F., et Nous en ressentons les effets, nous qui descendons de ce peuple, qui vit un jour aborder à ses rivages, un vaisseau sins gouvernail et sans mâts. Par un miracle, nouveau op ce. peuple, jusqu'alors assis dans les ombres de la mort, il avaitainsi désenuparé;traversé:la plus orageuse des mers. C’est que celui qui conduit tout s'était ; fait son pilote. I] portait deux. admirables Sœurs, Marthe et Marie, qui après avoir suivi et assisté Jésus, pendant sa prédication, suivaient ses disciples, pour, leur prêter le même secours. En mettant le pied sur cette terre infidèle, les deux Amantes de Jésus arborent l’Etendart de la Vié Religieuse. Marthe est à.la tête des bonnes œuvres, et par son ardente, Charité, elle devient le Modèle de toutes les Communautés, Actives. Madeleine, sur les Montagnes de 1a Ste. Baume, lave dans ses larmes ses premiers égaremens; et devient, par ses continuelles oraisons, le modèle. de toutes les Communau-

tés Contemplatives.. Tel fut le grain de | par

sénevé que Jésus,jle sa divine main, jetu en terre, pour.que l’Etat Religieux, devenant bientôt un grand arbre, pôt ombruger tous les siècles et tous les peu.

les. :

F Car, N. T. C.. F.,aux Saintes Femmes de l’Evangile succédérent sans. interruption des ferames généreuses qui, animées du même esprit, se dévouèrent aux mêmes fonctions... Partout où les Apôtres et leurs successeurs portèrent le fiambean de la foi, on vit le sexe dévot quitter tout,.et se consacrer à la vie

d'honneur, qüi apnonçn sainteté de leur profession. (C’est ce qu Nous frappa,quand visitant l’antique

parfaite, pour vaquer plus librement au soin des Autels, et au soulagement des veuves et des orphelins. L'Eglise les

‘entourait de tous les secours, que l’on

peut attendre d'une bonne mère ; et leur assignait, dans ses + ve une place au peuple la

de St. Clément à Rome, on Nous montra le chœur des Religieuses du tems, qu’une grille sépare du Sanctuaire et dela Nef. , Monument. précieux; qui atteste que, dans tous les âges, l’Eglise a eu uff soin maternel de ses Vierges ; .et.que toujours elle en a reçu un secours puissant, pour lestlut des âmes.

Eteneffet,N. T, C. F., ce quirend raison de ce genre de ministère que J.

C. a confié à la femme, ce sont les services qu’en retire sa Sainte Eglise. De fait, elle a toujours exploité, à la gloire de Dieu, et au soulagement des misè.

res, qui accablent les malheureux enfants d’Adam.et d’Eve,le cœur tendre et sensible, que lui a donné en partage la Divine Providence, Ce n’est pas ici le lieu de rapporter au long tout ce qu'a u faire de prodigieux, dans l’Eglige de ieu, la femme bénie, et consacrée,pour faire les saintes œuvres de la Religion.

Nous ne finirions pas, si Nous entreprenions d’en faire l’énumération. Tout ce que Nous pouvons dire c’est, que, à côté de chaque misère, se trouve une Communauté pour la soulager. Un coup d’œil sur ce tableau va, nous en convaincre. | Rivalisant toutes de zèle et de dévouement, les Communautés 8e gent.le triste héritage des infirmités,que nous ont, hélas ! léguées nos premiers ens.. Chacun adopte. la sienne ; et sa charité est récompensée, par une grâce d’état, pour la sou ger ; et c’est avec un tel succès, que. l’on peut. s’écrier avec surprise : hewreuse faute de nos peres es, d'avoir enfanté une. telle misère ; Lénsg le dévouement religieux est là, pour la réparer ! Cette union tendre, ne fait de toutes qu’un cœur et u’une âne, leur inspire la sainte harjesse de se charger de tous les maux de l’humanité souffrante.

Oh! oui:.N. T, C. F.,àla vue des Communantés;chacun peut dire en tou-

Page 1