‹ Mandement de Mgr. l'Gêveque de Montréal pour la visite générale des communautés [microforme]Chapitre 2 sur 3 · PE · texte numérisé non relu

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‘te vérité: Là on donne à manger à

ceux qui ont faim ; on donne à boire à ceux qui ont soif ; on vêtit les nus ; on loge les pélérins et les étrangers; on visite les malades ; on délivre, on console les prisonniers ; on ensevelit les morts. Et comiñe les œuvres de miséricorde corporelles, ne sont qu’un appas aux

‘œuvres de miséricorde spirituelles,

l’on ‘peut assurer, ‘avec encore plus de vérité, en montrant du doigt ces saintes Maisons, surtout cellés consacré:s à l’éducation : Là on enseigne les ignorants ; on corrige ceux qui ont des défants ; on dirige et conseille ceux

qui sont en peine ; .on' console les nffli-

gés; on supporte les défauts: et l’humeur du prochain ; on pardonne les injures'; on prie pour les vivants et pour les morts, et surtout pour là conver- Sion des ennemis de Eglise. Car pour des ennemis particuliers on en connait "as.

Et de fait, N. T. C. F., chacune de hôs maisons Religieuses n’est-elle pas eumme là personnification des œuvres de charité, auxquelles J, C. promet la vie éternelle ? Ne sont-elles pas toutes, comme les providences visibles de - no-

- tre Dieu, qui a pitié de tous? Ne se

tiennent-elles pas toutes rar la main, pour fournir à l’homme, dans son passuge sur cette terre d’exil, une station de repos, pour se soulager dé la fatigue d'un si pénible voyage ? D’un coupd'œil, parcourez ln vie humaine, depuis le sein de là mère; jusqu'au trépas ; et vous verrez partont,semées sur la route, des Institutions charitebles, au service de tontes les infirmités,

Les Maternités veillent sur l’enfant dans le sein de sa mère, pour lui conserver ln vie et sauver son âme. Les Créches l'emmaillottent et le réchauffent cet enfant pauvre, pendant que sa tendre mère vu gagner à la journée, sa

nourriture, et du painpour le reste de la’

famille. Les Hospices l’abritent cet enfant abandonné par une mère barbare, qui le tuerait de ses propres mains, pour cacher son crime, si elle ne savuit qu’il y a là des mains virginnles,pour recueillir, et des cœurs de mères, pour nimer le fruit de son impudicité. Les Maisons de Providence sont ouvertes à cet enfant, quand il n'a plus de père

pour le couvrir de ses sueurs, ni de mère pour:le presser sur son sein. Les H5tel Dieu prodiguent leurs soins compatissants à l’hommede tout âge et de tout état. Comme il meure tranquille, quand au milieu des frayeurs de : l’agonie, il voit au chevet de son lit, l’ange de lu terre, la prière sur les lèvres, et la charité dans lé cœur ! quand il'entend sortir de sa bouche une de ces paroles pénétrantés, qui va porter au fond de. son cœur défaillant l'espérance et la joie.

Les Hôpitaux-Généraux recueillent la décrépitude de l’âge et toutes les souffrances de la nature humaine défaillante. : Quel spectacle que ces boiteux, ces aveugles, ces sourds, ces muets de tout sexe, de tonte condition, sous les toitures religienses, traités, disons plus, servis et aimés comme d’autres Jésus-Christ.

Les Asiles sont pour les misères qui ne trouvent point place ailleurs ; et de 1à sortent, chaque matin, les servantes des pauvres, qui vont de porte en porte, à la recherche de toutes les souffrances. Les Refuges sont offerts an dame vraies M ateleines, élevées à la gloire du Bou Pasteur ! Que de pécheresses infortunées s’y purifieni, dans les larmes de la Pénitence ! Quels bains sacrés que ces lieux d’expiation ! Que de pauvres âmes défigurées y retrouvent leur première beauté avec la perle précieuse de l’innocence réparée! Enfin les Maisons d’éducation religiense, guérissent l'ignorance, cette plaie hideuse, que le péché a fuite à l’espèce humaine, Ce sont les Ecoles où le Bon Maître enseigne lui-même la science de la vie, et les chaires où il prêche les vertus du Ciel.

A ces écoles sacrées, se forment les filles de S:9n, qui bientôt rempliront le monde de ]n bonne odeur des vertus chrétiennes. Car la femme du monde a aussi elle son apostolat à exercer, au mi, lieu des sociétés les plus dissipées et les plus mondaines. Elle a grâce d’étut pour bien former le cœur £ l'enfance, et conserver ainsi,dans la famille, le dé.

pôt sacré de la crainte de Dieu, le com.

mencement de ln vraie sagesse,

Voila, N, T, C. F,, comme les Com.

munautés, appliquées à diverses œnyreg de charité, forment cette admirable vu.

riété d’Instituts Religieux, qui brillent dans le firmament de l'Eglise, Atout

d’Institutions que de. besoins : autant d’habits que de genres de vie :. autant de règles que de sociétés. Toutes, cependant sont si tendrement unies qu'elles servent de: tissure à la Robe sacrée dont est revêtue la Ste. , Eglise, qui nous est montrée, dans la divine Ecriture, comme une Reine majestueuse . que le Roi fait asseoir à sa droite. : Cette Robe tissue d’or et brodée en couleurs les plus variées :et les plus éclatantes est une belle figure de nos Saintes Communautés, qui, avec la. même charité au cœur, offrent à l’'Univérs étonné le spec:

tacle le plus varié en œuvres de bienfaisance. C’est ce quiinspirait au dévot St. Bernard tant d’amour. pour ;les Ordres Religieux. : Par état, sécriaitil, je ne puis appartenir qu’à un. seul ; maïs je les embrasse tous, par l'affection que je leur. porte, :. C’est ‘bien là aussi, N, T, C. F., votre disposition à toutes. 7

Nous avons donc mison, N. T. C.

F., de compter sur vous loutes, pour de grandes œuvres, à la gloire de notre Dieu, et au salut des âmes. Oui : vraiment, Nous pouvons porter bien haut nos espérances, entouré comme Nous le sommes de Communautés à qui il Nous semble que Dieu a donné, en partage, son Esprit, ce don par excellence, que le Père des lumières ne refuse point à la bonne prière. La fuiblesse de votre sxe ne diminue en rien cette juste contiunce. 11 nest qu’une chose qui Nous fasse trembler : c’est notre négligence à vous donner les soins que vousavez uroit d'attendre de notre sollicitude pastorale. Car si vous êtes pour Nous d'antsSaintes Femmes de l'Evangile, Nous devrions être pour vous #x autre Jésus- Chris. Et voilà ce qui Nous füit trembler.

Oh! oui: N° T. C. F., depuis longteinps Nous gémissons, dans l’intérieur de notre âme, de ne vous avoir pas :toujours porté ces soins attentifs qui entretiennent le courage et la bonne volonté, dans les rudes épreuves, que le Divin Ljoux ménage toujours aux âmes religieuses, ‘Car évidemment il est pour elles un Epoux de sang.Nous comprenons que vos suplimes devoirs vous imposent de giuves obligations. La Virginité est

est délicate! Elle se fane bientôt, se dessèche et tombe, si la céleste rosée n’entretient sans cesse sa fraîcheur et son brillant. Jésus est bon pour ses Communautés.. Mais oh ! Dieu, qu’il est jaloux de ces âmes, qu’il y amène, pour. en être aimé, sans partage et sans bornes! Il est prodigue de grâces en faveur de ces âmes privilégiées ; mais qi est sévère à exiger le on emploi

e tant de, talents! Il leur prépare des Noces somitueuses ; déjà ilarrive dans la salle du, festin., Mais, qu’il. sera prompt à fuire.fermer la porte, aussitôt entré !. Qu'henreuses seront alors les Vierges sages, qui auront fuit une abondunte pravision de pureté, d’obéissance, de pauvreté.et de charité. Cur seules, elles, seront. admises à la suite de l’E-

roux. Qu’elles seront malheureuses les

Vierges folles, qui se s:ront endormies dans les bras de la tiédeur ! Quelle voix terrible que celle qui fera entendre, au dehors de la salle sierée, cette parole accablunte :.. Je ne vous connais pas !

Au milieu des no'rs sucils d'ine charge bien audessus de nos mérites et de nos forces, Nous lévons souvent, N.

T. C. F., nos yeux baignés de larmes, vers les Communantés d’où Nous atter dons notre secours, purceqne Ste. Thérèse, cette gloire de l’Etat Religieux, nous apprend que c’est là, comme dans des forteresses élevées, que se refugient les âmes chastes qui craignent les séductions du monde. On y doit donc trouver la | rière pure dont l'odeur virginale réjouit l’Ej oux Céleste,et dont.

la puissance désarme le Ciel, quand nos péchés Pont irrité. Mais en même temps, ces Communautés Nous upiuraîssent au milieu de sombres nuages de poussière mondaine, que soulève et agite le vent impétueux des passions, qui souffle sans cesse sur la mer orageuse du monde. Oh ! comme Nous craignons que cette poussière, bulayée entoris sens, n’aille s'attacher à quelques-uns de vos cœurs religieux, et ne blesse les yeux de l’Epoux si tendrement fixés sur vos saintes maisons ! Vos Communautés sont à proprement parler les Novicints de cette Communauté de Vierges dont J. C. anime à s’entonrer au Ciel. C'est dans ces divers Noviciats de la terr,

vue fleur bienéelatante ; muis quelle qu Sappreud lecsuntique virgin, qui pt j ii

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