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doit se chanter éternellement dans les Cieux ; et c’est quand leur cœur et leur bouche sont jugés assez purs pour le chanter, que les Vierges de l'exil sont aprelées à la patrie, la Communauté des Communautés. Et voilà encore ce qui Nous fait‘trembler,N. T.C.F. Hélas! y en aurait-il parmi vous quelques-unes qui, aj res avoir fait le long et dur Novicint de la terre, ne seraient pas jugées dignes de faire }rofession, dans la suinte et heureuse Communauté du Ciel ?
Vous voyez donc, N. T. C. F., que nos craintes sont raisonnables, et que les reproches de négligences, que Nous Nous faisons à - Nous-même, sont bien fondés. Oh! comme Nous désirons réparer ces jours mauvais,qui se sont écoulés comme l’ombre, mais ont laissé, duns notre cœur de } rofondes traces de douleur! Vous joindrez, Nous n’en doutons pas, vos prières aux nôtres. Vous obtiendrez que le Père des miséricordes Nous pardonne ce mauvais pussé, et Nous accvrde un meilleur avenir. Tcuché de ves larmes, il Nous donnera quelque chuse de son infinie sagesse, avec lnquelle, sans scrtir de son repos éternel, il voit tout et pourvoit à tout, jusqu’au besoin du plus petit insecte qui ne saurait tre en oubli aux yeux de son admirate T rovidence,
Eh bien! N. T. C. F., Nous allons à vous smais c’est avec l’urdent désir de vous procurer tous les ‘résurs de grâces, dont le Seigneur Nous a fait le dé ositai.
re .Préparez-vous à cet avènement,commé à celui de J. C, Car la foi vous dit que crlus qui Nous reçoit le reçoit lui-méme.
que la Divine charité les entretienne lumineuses et ardentes. Soyez géné.
reuses ; car c’est à cette disposition que votre Divin Epoux peut juger de votre amour. Sainte Générosité, qui donne à l'âme religieuse cette trempe vigoureuse, qui lu rend capable des plus héroïques sucrifices. Sainte Générosité,qui ambitionne les plus bäs emplois ; qui embrasse les plus durs travaux ; se plait avec les caractères les plus acariâtres ; sympathise avec les humeur les .plus fneheuses ; vit en jeix dans toutes sortes d'ottices, et avec toutes sortes de
personnes. Sainte Générosité, qui accepte humblement les corrections les plus répugnantes à la nature ; reçoit courageusement les humiliations les plus terribles à l’amour proj re ; baise amoureusement la main qmi la chêtie ; bénit modestement la bouche qui l’outrage.
Sainte Générositéqui coulez de la Croix, comme une sève féconde, répandezvous dans toutes les Communautés, et vivifiez ces plantes du Calvaire !
Ce délicieux fruit de Générosité, Nous voulons, N. T. C. F., le cultiver avec soin,dans la Visite que Nous allons vous faire. Car Nous comprenons que toute la perfection et tout le bonheur de la vie religieuse y sont attachés. Et en effet, quelle est forte et puissante la Communauté, qui est abondamment fournie de sujets, prêts à tout faire ! Qu'elle fait de grandes œuvres, quand tous ses membres se sacrifient et s'exécutent, pour le bien commun ! Quels immenses services elle rend à la religion,quand tous ces Emplois, même les plus bas, sont administrés par des officières dévouées, sages et discrètes ! Que l’on va vite en perfection, quand tout de bon, et toujours, on fait ce qui répugne ; et. que l'on ne fait pas ce qui plait ! Car n'est-ce pas là en pratique ce ae le bon Maitre dit à tous ceux qui s'offrent à lui pour la vie parfaite : ÆRenoncez-vous ; prenez votre croix ; suivez-moi.
Mais aussi qu’il est graud le bonheur d’une Communauté où règne la génér-.
sité! C’estla vraie manne descend ::
du Ciel, dont la Saveur peut flatter tous les goûts. C’est l'arbre de vie, planter au milieu du Paradis terrestre. Ses fruits exquis donnent à l’âme religieuse, qui
Allumez vos lampes sacrées, et |s’en nourrit, une force divine, qui Ja fait
marcher, jusqu’à ce qu’elle arrive à la Montagne de Dieu. (C’est vraiment cette bonne volonté dont les Anges relevaient la paix,dans leurs joyeux cantiques au-dessus de l’Etable de Jésus naissant. Oui vraiment, les Bienheureux Esprits le proclament dans les airs : la Paix du Cielest pour les âmes de bonné volonté qui, sur la terre, se donnent à Notre Seigneur, pour naître vivre et mour:r comme lui Mais cette Puix religieuse ne se trouve qu’à Bethléem, à Nazareth et au Calvaire ; c’est-à-dire qu’elle ne se donne qu'au'cœur géné-
te db ne os De had Le « » nm à
reux,qui met ses affections dans les choses les plus pénibles à ‘la nüturé. Elle coûte Nr : Mais qu’elle est déliciéuss !
A ces causes, @t le'St. Nomde Dieu
’ piquer Nots avons ordonné, règlé ét nl
statné ;, ordonnons, ‘règlohs et statuons ce qui suit, pour lOrdre de la Visite, dans chacune des Communautés.
1. Nous Nous rendrons dans votre Communauté, aüx jour et heure qui seront jugés. s’accommoder le mieux avec vos ‘observances religieuses! ce dont Nous vous donnerons avis, après que Nous Nous serons entendu avéc la
té vérende Mère Supérieure.
22. : Nous ferons notre entrée solennelle; et Notis procèderons ensuite à tous es exercices de n'Visite,en nous conformant à votre Cérémonial,ou Coutumier.
3°, Nous entendrons toutes celles des Sœurs qui désireront s’adresser à Nous en particulier,et celles qui se trouveront en Mission,pourront Nous écrire, si olles le jugent nécessaite.
4°, Nous exäminerons soignetisement si tous les points dé la Règle sont religieusement observés. Les Sœurs de chaque Institut qui ne sont point dans ln Maison-Mère devront exatniner en conseil, les besoins de leur petite Communauté ; et en feront en commun leur rapport à la’ Supérieure Générale.
5©, Les prières ét les bonnes œuvres des Communautés seront dès maintenant toutes offertes à Dieu, pour obtenir à cette Visite un plein succès. En outre,chacune fera prier ses pauvres, ou ses élèves, à la même intention. Les Chapelains scnt priés d’y joindre leurs fervents Memento, à la Messe, et à l’Office divin.
6°. Nous avons règlé qu’à l'avenir chaque Communauté aurait son Supérient Ecclésinstique et son Chapelain particulier. Nous ne doutons pas qu’elle ne les honore et respecte comme denx Anges Tutélaires, chargés du ministère visible, qu’ils doivent exercer por le sa- Jut de toutes. Notis serons assité par eux, dans le cours de la Visite. Puis,
* Nous Nous côncertérons avec ces hom-
mes de Dieu, pour le bon gouvernement des âmes confiées à notre sollicitude, 7°. Nous voulous que ce Mandement soit distribué à toutes les Sœurs, pour que chacune ayant sa copie, puisse
le relire en son particulier, et se préjarer ainsi aux grâces dela Visite, et ensuite, s’encourager, par sa lecture, à en conserver précieusement les fruits. La foi lui fera regarder cet Ecrit, comme une Lettre qui lui est adressée du Ciel, par la Reine des Vierges. (C’est du moins sous gon ‘inspiration . que Nous avons tâché d'écrire: Que Marie donc, qui a conduit notre plume, pour tracer sur du vil papier, la lettre de cette écriture,obtienne que l'Esprit Saint en grave, de son doigt divin, l'esprit et le sentiment dans tous les cœurs religieux.
8 © ,Nous joignons;dans un même livret, le Mandement de la Visite des Communautés et celui de ln Visite des Paroisses, pour que chaque Sœur puisse nourrir sa piété de tout ce que fait la Religion,
pour la sanctification du monde,où elle à .
laissé des personnes bien chères, comme pour celles des Cloitres où elle se trouve rendue, par une grâce pour lnquelle elle ne saurait assez bénir le Seigneur. Par reconnaissance, elle travuillera à se rendre assez sainte pour mériter d’obtenir que le dépôt sacré de la Foi ne périsse jamais dans ce pays,dont nos pères ont toujours voulu faire un pays de Foi. Hélas! Aujounsd’hui, l'ennemi y sème à pleine main l’ivraie de la mauvaise doctrine. Puissant motif pour le cœur zélé de redoubler d’eflorts!, Oh!
dui : plus l’enfer travaille à détruire la Religion, plus les Saintes Communautés doivent s’efforcer de ln défendre, par la science et la piété. Filles de Jérusalem, poussez de longs gémissements sur les maux de votre patrie ; et que l’echo répète au loin vos lugubres ac.
cents! Puissent-ils toucher tant de cœurs séduits et abusés ! Hélas! que l’aimable Jésus est peu aimé! Que sa sainteReligion est violemment attaquée!
Que les portes de l’enfer sont horriblement agitées, dans ce tems mauvais !
9°. Nous terminerons la Visite, quand Nous aurons règlé toutes choses; et ce sera encore en suivant le Cérémonial, ou le Coutumier.
O Vierge Marie, nous ne la commencerons pas cette Visite, avant d’avoir imploré votre puissant secours, sur nos filles bien-aimées;et sur Nous, leur indigne Pasteur. Notre voix pastorale se mêle en ce moment à leurs voix virginales,
pour vour dire que Nous sommes sous le poids de maux bien accablants, Mais nous sommes pleins d’espérances, parce que nous savons que vous êtes notre Mère et notre Maîtresse à tous. Votre Saint Nom est plein de lumières, et votre tendre Cœur est plein d'amour.
Eclairez donc notre entendement, embrasez nos cœurs, et déliez nos langues, ur que nous puissions vous honorer ignement dans ces jours de salut. Pour cela, faites revivre votre Maison dans toutes nos Communautés. Régnez-y, comme à Nazareth, avec Jésus et Joseph. Vierge Sainte, sanctifiez-nous.
Vierge Puissante, fortifiez-nons. Vierge Clémente, changez-nous. Vierge F'idede, dirigez-nous dans les voies de la perfection. O Vierge des Vierges, vous voyez à vos pieds les Epouses de votre Cher et Divin Fils. éservez-les de tous maux ; accordez-leur tous les biens que vous Connaissez leur être nécessaires. Envoyez un des Anges, qui vous servent, avec le charbon ardent, qui Le rifie nos lèvres, comme autrefois celles du Prophète. Que ce Céleste Guide nous conduise dans le désert de cette
sant, qui Nous couvre de son ombre rafraichissante au milieu des ardeurs de cette terre aride, que nous habitons.
O Mère de miséricorde, faites-nous arriver un jour à cette bienheureuse terre
ui coule des fleuves de lait et de miel.
à, en baisant vos pieds sacrés, nous entrerons dans le Chœur des Vierges, que vous conduisez vous-même, à la suite du divin Epoux, quiest votre Fils. Ainsi soit-il.
Sera le présent Mandement lu en Chapitre, dans toutes les Maisons Religieuses, le jour de sa réception ;et ensuite conservé dans les Archives de chaque Communauté.
Donné à Montréal, sous notre seing et sceau et le contre-seing de notre Secrétaire, le huit Décembre, mil-huit cent-cinquante.