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Mandement de Monseigneur E.-A. Taschereau, archevêque de Québec [microforme]

Far la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêque de Québec, Assistant au Trône Pontifical,

Au Clergé Séculier et Régulier, et à tous les Fidèles de l’Archidiocèse de Québec, Salut et Bénédiction en Notre Seigneur.

Dans notre mandement du 29 juin 1884, Nous vous avons déjà mis en garde, Nos Très CHERs FReèRes, contre tontes les sociétés dangereuses, et en particulier contre la franc-maçonnerie, si formellement condamnée par les Souverains Poutifes et en particulier par Sa | Santeté le Pape Léon XIIT dans la buile Humanum genus.

Nous croyons devoir vous rappeler, N,'T. CF, que à loi de l’Église défend de s’enrôler dans la franc-ma- ‘nnerie sous peine d’excommunication encourue par le äit même, et dont l’absolution est reservée au Souverain Pontife, Vous savez bien que l’excommunication est la Plus terrible peine que l’Egiise puisse infliger à un cou-

pable. Quel malheur pour un enfant de se voir chassé de la maison paternelle ! /Celui qui a encouru l’excommunication se trouve en dehors de la sainte église catholique, il ne participe plus à ses prières, n’a plus de droit à ses sacrements et s’il meurt dans cet état, son âme séparée de la vraie église ne peut a“oir droit à l'héritage

céleste et son corps ne peut reposer dans une terre bénite par l'Eglise,

À l’occasion du jubilé, le Saint Père accorde à tous les confesseurs le pouvoir d’en absoudre ceux qui étant sincèrement repentants et voulant gagner l’indulgence du Jubilé, renonceront franchement et pour toujours à la franc-maçonnerie, Nous exhortons tous ceux qui auraient eu l'imprudence et le malheur de s’enroler dans cette association condamnée par l'Eglise, à profiter des grâces du jubilé pour se réconcilier avec Dieu et avec son église, hors de laquelle il n'y a point de salut. Nous les en supplions pour l’amour de Jésus qui a versé.

jusqu’à la dernière goutte de son sang pour le salut de leur âme,

Des troubles sérieux, accompagnés d’incendies désastreux et de nombreuses pertes de vie, viennent d’avoir lieu dans un bon nombre de villes des Etats-Unis. Et s’il faut en croire les journaux, ces malheurs sont le fruit e grèves organisées Par une société dont les ramifications s'étendent Partout et comptent pour associés des ouvriers de toute espèce.

Ayant appris que des émissaires de la société des chevaliers du travail avaient essayé de recruter des membres dans quelques parties de cette province, Nous croyons devoir, N. T. C. F., vous mettre en garde contre elle, Et veuillez remarquer que Nous ne parlons pas en

notre propre nom, mais au nom du Saint Siège que Nous avons consulté,

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tout le soin et toute la prudence possible, Nous a donné la réponse suivante, qui doit vous servir de règle absolue

et vous tenir éloignés de la société des chevaliers du travail. En voici la traduction fidèle :

“ Vu Les principes, l’organisation et les statuts de la “ société des chevaliers du travail, cette société doit être “ rangée parmi celles que le Saint Siège probibe, suivant

* l’Instruction de cette suprême congrégation, donnée “le 10 mai 1884.”

Nous n’ignorons pas, N.T.C.F, que pour éluder cette condamnation si précise et si claire, on à cru qu’il

suffisait de changer quelques articles des constitutions, Nous ferons remarquer deux choses :

lo. Que le jugement étant appuyé sur les principes, l'organisation et les statuts de la société, il faudrait

changer tout cela de fond en comble pour échapper à la condamnation ;

20. Que le Saint Siège est le seul juge compétent pour décider si les changemenis opérés sont de nature à rendre cette société acceptable pour les enfants de l'Eglise: en

La Congrégation du Saint Office continue sa réponse en exhortant les Evêques à employer contre cette s0ciété et les sociétés semblables, les procédures et les remèdes exposés dans l'instruction du 10 mai 1384, c'est-à-dire, à regarder comme coupables de péché grave

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