‹ Mandement de Monseigneur E.-A. Taschereau, archevêque de Québec [microforme]Chapitre 2 sur 3 · DRE ST LL · texte numérisé non relu

DRE ST LL

et indignes de l’absolution ceux qui persistent à en faire partie.

Prenez done pour règle générale, N. T. C. F, de ne jamais donner votre nom à ces sociétés, surtout si elles vous sont proposées par des étrangers, sans avoir consu’ é vos pasteurs. Cela vous épargnera bien des diffcultés sérieuses, quelquefois des dangers pour votre vie ou votre fortune. Défiez-vous-en d’autant plus qu’elles se couvrent du voile d’une fin honnête qui peut en imposer facilement.

“ Sous préteste de protéger les pauvres ouvriers “ contre les riches et les puissants qui voudraient les “ opprimer, les chefs et les propagateurs de ces sociétés « cherchent à s'élever et à s'enrichir aux dépens de ces “ mêmes ouvriers souven. trop crédules. Ils font sonner “ bien haut les beaux noms de protection mutueile et de “ charité, pour tenir leurs adeptes dans une agitation “ continuelle et fomenter des troubles, des désordres et “ des injustices. De là résultent pour les pauvres “ ouvriers deux grands malheurs. D’abord ils s’expo- “ sent au danger de perdre leur foi, leurs mœurs et tout “ sentiment de probité et de justice en faisant société “ avec des inconnus qui se montrent malheureusement “ trop habiles à leur communiquer leur propre perver- “ sité. En second lieu, l’on a vu ici, comme aux Etats- “ Unis, comme en Angleterre, comme en France et “ partout ailleurs, les tristes fruits de ces conspirations “ contre le repos public. Les pauvres ouvriers n’en ont “ retiré qu’une misère plus profonde, une ruine totale “ des industries qui les faisaient vivre; et quelquefois “ même, les rigueurs de la justice humaine sont venues “ y ajouter des chatiments exemplaires.”

“ Croyez-le donc bien, N.T. C. F,, lorsque vos pas- & teurs et vos confesseuis cherchent à vous détourner de “ ces sociétés, ils se montrent vos véritables et sincères

“amis “avis “nus q “ font “ dans “aider

A ce:

réglons

Page 1