ME
secours de Dieu que Nous implorons, et sachant fort bien que Notre cause est la sienne, Nous ne craignons pas: Nos ennemis ; mais Nous oserons dire comme le grand Saint- Hilaire que Nous craignons trois choses : Mihi metus est de periculo mund, de silent’ mei reatu, et de: Judicio Dei. (Hilar ad Const.) :
Nous craignons le péril social, le crime dé notre silence, et le jugement dc Dieu.
Oui, la stabilité même de l’ordre social est ébranlée par les doctrines perverses ét l'audace impudence de certains hommes qui semblent établir en principe que les catholiques n'ont aucun droit dans ce pays, que la force est le droit, et que le nombre est la loi, et c’est là ce que nous appelons le péril social.
Nous redoutons Notre propre faiblesse lorsqu'il s'agira d’élcver là voix même pour condamner les forts et les puissants, pardessus tout Nous craignons que les désordres publics ou secrets, les injustices criantes dans les affaires; les abus de boisson et aütres qui règnent dans le : pays provoquent la colère de Celui qui ehâtie les nations ici-bàs parcèqu'elles ne franchiront pas le seuil de l'éternité ? | Ce n’est pas que Nous craignions la souffrance. Le disciple n’est pas plus que le maitre. selon la belle parole de Saint-Ambroise “c’est la vocation d’un évêque de souffrir.” “ Patiar, quod est episcopi.” ‘Toutefois Nous ne pouvons Nous défendre de quelque inquiétude.
L'archevêché de Saint-Bôniface n'a jamais atteint 1e degré de prospérité fabuleuse que la renommée aux cent bouches a proclamée par tout dE Canada et au delà des mets; mais elle a connu des jours meilleurs que ceux d'aujourd'hui. nr
Plusieurs d’entre vous, N. T. C. F., seront sans doute surpris d'apprendre que certains établissements religieux sont dans un état précaire et que le pays ne donne pas toujours le pain quotidien aux prêtres de Jésus-Christ.
Aussi, Nous éprouvons un immense besoin du secours d'en haut et Nous le solliciterons par une prière commune et fervente. | j * Nous désirons que les communautés religieuses adressent au ciel des supplications ardentes, et qu'elles offrent leurs sacrifices, leurs pénitences, leurs commu-
.nions et des pratiques spéciales de dévotion afin que Nous
obtenions Nos écoles catholiques. :
Nous voulons que dans chaque école on récite chaque Jour trois Ave Maria à èette intention spéciale, bien expliquée aux enfants. . |
U’est pour Nos chères écoles que Nous ferons publiquement les exercices du beau mois de Marie, et que l’on continuera à réciter les ‘“ cinq Pater et Ave ” déjà prescrits à la fin de la grand'messe et de‘la bénédiction du T. S. Sacrement, seulement on y ajoutera les invocations snivantes :
Sacré cœur de Jésus, ayez pitié de nous, Cœur Immaculée de Marie, priez pour nous, Saint Joseph, priez pour nous,
Bonne Sainte Anne, priez pour nous,
Saints du Canada, priez pour nous.
Nous profitôns de cette circonstance pour déclarer que tout prêtre muni de la juridiction dans ce diocèse pourra continuer à l'exercer et que pour toute question touchant
à l'administration des sacrements où à la discipline ec-
clésiastique on devra s'en tenir aux décrets du premier concile de Naint-Boniface, approuvés par le Saint-Siège. L'oraison De mandato sera: Ad postulandam charitatem.
. En terminant, N.T.C.F., nous supplions instamment la Divine Bonté de vouloir bien vous combler de ses abondantes bénédictions afin que, selon la parole de l'Ecriture, Vous soyez toujours ce peuple agréable à Dieu et empressé à toutes sortes de bonnes œuvres. (Tit. c. II, v. 14)
Vous goûterez alors la paix et la: joie dans le Saint- Esprit (Rom ce. XIV, v: 19). en retour de votre fidélité.
Que le Dieu qui élève des âmes et éclaire les intelliæences Vous donne santé, vie, et bénédiction ; à lui seul gloire, honneur et actions de grâces dans les siècles des siècles de ‘
Sera le présent mandement Ju dans toutes les églises et chapelles de Notre diocèse où se fait l'office public, et au chapitre de toutes les communautés religieuses, le premier dimanche après sa sn
Fait à Saint-Bomiface, je 19 mars, fête de Saint-Joseph, |
et jour dé Notre consécration épiscopale, sous Notre sein et sceau et le contre seinæde Notre Secrétaire.
ft L. P. ADÉLARD, O.M.I.
Archevéque de Saint-Boniface.
Par -mandement de Sa Grandeur l'Archevêqne de Salnt-Boniface,
JOSEPH GEORGE, Ptre, O. M.I.
& , À , Secrétaire pro temp.