‹ Mandement de prise de possession [microforme]Chapitre 7 sur 15 · AUS · texte numérisé non relu

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naturelle confère aux pères de famille pour l'éducation de leurs enfants. Au nom de ces droits sacrés sauvegardés par les traités les plus solennels, les promesses royales elles-mêmes, et reconnus par le plus haut tribunal ù ‘ de l'Empire Britannique ; que dis-je ? par Sa Majesté æ elle-même en.conseil : au nom de la justice et de l’équité, et pour l'honneur du drapeau britannique et de la noble: Province de Manitoba, Nous ne cesserons de réclamer Nos écoles catholiques. :

7 Ce dépôt qu'il nous faut garder, c’est la grande œuvre de la conversioh des milliers de sauvages païens qui vivent dans ce. diocèse ou dans Notre province ecclésiastique et pour lesquels l'heure de la grâce semble avoir sonné. [1 Nous semble les enténdre Nous dire : ‘‘ Père, enseigne-Nous à prier. Envoie-Nous des hommes de la . Prière.” Sera-t-il dit que ces petits auront demandé du pain et qu'il ne s’est trouvé personne pour leur en donner ?

Ce dépôt sacré c'est l’œuvre vitale, l’œuvre fondamen- 9 tale de la colonisation d’un Pays qui a besoin de se peupler pour être fort et prospère. C’est ici le lieu de rappeler une devise bien connue: ‘ Emparons-nous du sol.” -

Ce dépôt enfin, ce sont les institutions d'éducation et ; de charité et toute autre œuvre implantée en ce pays-par nos infatigables prédécesseurs. Ils ont pour ainsi dire

créé, à Nous l'humble rôle de conserver, de défendre, de développer ou de compléter leurs œuvres dans la mesure Ds de Nos forcés. |

Mais, N.T.C.F. qui sommes-nous pour entreprendre une pareille tâche ? Nous l’avouons sincèrement, de nousmêmes nous ne pouvons rien, mais nous osons dire avec Saint-Paul : ‘“ Je puis tout en celui qui me fortifie.”’

(Philp. c. IX, v 13.) ;

Nous croyons que c'est Dieu qui Nous envoie vers vous et Nous croyons pouvoir vous dire: Celui qui Nous envoie cest avec Nous et il ne Nous laissera pas

y seuls.” (Joa. c. XIII, +. 29.)

* Nous avons placé Notre confiance dans le Cœur Sacré de Jésus, source de tout bien, de toute lumière et ‘de toute force, le maître de toutes les nations de la terre et le médecin de nos âmes.

Nous avons ensuite adressé à l’auguste Mère de Dieu,

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à Marie Immaculée, la prière du général israélite.à Débo- :

ra: “ Si vous venez avec moi J'irai, si vous ne voulez point venir avec moi je n'irai point.” (Les juges, c. IV, v. 8.) Nous recourrons souvent à celle qui est terrible comme une armée rangée en bataille, et ciest avèc joie que nous lui avons donné une place d'honneur dans Nos humbles armoiries. Avec la Mère de Jésus Nous aurons l'appui de son chaste Epoux, du puissant Saint-Joseph, premier « patron du Canada, et de la bonne Sainte-Anne, la grande : thaumaturge de la Côtè-de-Beau pré.

Enfin Nous adresserons Nos supplications aux saints du Canada, surtout à ceux dont l'Eglise a reconnu les vertus héroïques. à savoir: Le vénérable Mgr Laval, premier évêque de Québec, l’église mèré de presque toutes les églises du continent nord de l’Amérique ; la vénérable Mère Marie de l’Incarnation, première supérieure des Ursulines de Québec : la le Sœur Marguerite Bourgeois, fondatrice des Sœurs de la Congrégation de Notre- Dame de Montréal ; et enfin la vénérable Mère d'Yoùville, fondatrice des Sœurs Grises de Montréal. A ces noms il Nous est doux d'ajouter, dans Nos prières quotidiennes, ceux des héroïques Pères Jésuites martyrisés par les barbares Iroquois, de la merveilleuse Catherine de Saint-Augustin de l'Hôtel-Bieu de Québec, du pieux M. Olier, le plus insigne bie#fäiteur de Ville-Marie, aujourd’hui Montréal, et de la douce Vierge Iroquoise Catherine Tekakwitha, du Sault Saint-Louis, pour lesquels Nous désirons ardemment les mêmes honneurs. Après Dieu et ses saints, Nous comptons sur l’aide de Nos vénérables et bien-aimés suffragants de l'Alberta, des bords de la Saskatchewan, du MacKenzie .et du Fraser. Nous sommes doublement frères Nous n’en serons que plus unis et plus forts. Mais au milieu de Nos luttes Nous tournerons Nos regards vers le centre de l'unité, vers Rome, cité de la paix et flambeau du monde. C'est de’ là que nous viendra le mot d'ordre. Puis, Nous aimerons à Nous adresser aux vénérables évêques de la vieille province de Québec et des autres provinces de la Puissance canadienne äfin que le secours Nous vienne d'un plus puissant que Nous. Pourrons-Nous jamais oublier, N. T. C. F., le spectacle unique de tant de vénérables membres de l'épiscopat ca-

nadien et même américain quisont venus avec iour noble

escorte de prêtres distingués et amis se grouper autour ,: de Nous à l'endroit même et comme sur le champ de ba- :

taille où Notre père et-Notre mentor bien-aimé a succombé, comme pour dire à tous: Frater noster est. (Gen. c. XXXVII, v. 27.)

“* C’est notre frère ! Nous ne le laisserons point seul. Nous combattrons à ses côtés.” | |

‘ Iustres Seigneurs et vénérés pères, soyez en à jamais bénis, et que le Divin Sauveur vous comble de joie et de grâces en retour de ce grand acte de foi en la parole du Vicaire de Jésus-Christ: et de cette admirable charité digne.des temps æpostoliques.” |

Après l’épiscopat vient le corps sacerdotal. Nous avons aussi besoin de vous, 6 prêtres de Jésus-Christ, très dignes pasteurs des âmes; Nos très chers collaborateurs comme curés ou missionnaires, éomme desservants, aumôniers ou vicaires dans ce vaste diocèse.

Il Nous souvient d'avoir entendu Notre vénéré prédé-

cesseur vous lire avec émotion les pages touchantes qu'il vous ‘adressait dans un de ces derniers écrits. “ Je remer- ‘cie mes prêtres,” disait-il, “leur abnégation et leur zèle “les élèvent à la hauteur de la situation ”

Nobles paroles ! Héritage sacré pour Nous! Nousne les oublierons pas. Elles Nous disposent à l'estime et à la confiance qui rendront Nos rapports plus faciles et Nous permettront d'espérer davantage de chacun de vous; car Nous avons besoin de vous. Votre pensée Nous accom- Pagnera partout. Nous avons appris de Nos vénérables et bien-aimés maîtres, les messieurs de Saint-Sulpice, combien est sainte la tribu sacerdotale et quelle sollicitude affectueuse, elle exige de Nous.

11 Nous reste maintenant à faire appel au dévouement intelligent, désintéressé et filial dé tous les bons laïques que le Souverain Pontife Ini-même invite à se rallier autour du drapeau de la religion et de l'église, gardienne vigilante de toutes les vraies libertés.

Leur concours Nous sera précieux, Nous le sollicitons avec instance, Nous y comptons. A la noble et vaillante petite phalange de citoyens dévoués qui se serre en ce moment autour de Nous avec une confiance bien propre à Nous combler de joie, de nouvelles recrues viendront se Joindre. Nous faisons appel à tous les amis sincères de

de

notre jeune pays, et Nous offrons Nos sincères remerciements à ceux qui ont travaillé à son agrandissement et à sa prospérité. à

Vous ai-je oubliée, 6 vous, saintes et belles communautés religieuses, héroïques en toutes circonstances, selon le mot de notre vieil archevêque défunt ? Assurément non— vous êtes ces bataillons d'élite toujours prêts à se porter

là où il y a le plus de travaux à entreprendre, le plus de

souffrances à endurer et de périls.à braver. Vous avez déjà ma confiance, Nous travaillerons ensemble sous le regard de Jésus et de sa divine Mère.

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