‹ Mandement [microforme]Chapitre 1 sur 2 · Mandement [microforme] · texte numérisé non relu

Mandement [microforme]

Par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du Saint-Siége Apostolique, Evèque de Tloa, Administrateur de l’Archidiocèse de Québec, etc., ete,

À nos Très-Chers Frères, les Curés, Missionnaires, Vicuires et autres ecclésiastiques, et à tous les fidèles, Salut et Bénédiction en Notre Seigneur.

SE

Vous vous rappelez sans doute, Nos Très Cirers Frères, que, par notre mandement du 16 mars 1860, après vous avoir fait connaître le besoin pressant de secours où se trouvait réduit Notre Saint Père le Pape, par suite de la révolte de quelques provinces de ses états, ct par la nécessité de former et d'entretenir une armée pour défendre les autres contre les ennemis de sa souveraineté temporelle, nous vous invitions à l’assister dans sa détresse, et nous ordonnions, à cette fin, une quête générale dans toutes les paroisses du Diocèse.

Cet appel à votre charité, en faveur du Père commun des fidèles, trouva de l'écho dans vos cœurs de chrétiens et d'enfants dévoués de l'Eglise.—Nous n’oublierons jamais le généreux empressement avec lequel vous répondites à notre invitation, et le souvenir de ce religieux élan d'amour filial, qui vous porta à faire vos offrandes au vicaire de J ésus-Christ, en cette occasion mémorable, avec tant de libéralité, sera toujours une des plus douces consolations de notre vie.

Mais depuis cette époque, N.T. C.F. de tristes événements se sont aCcom- , , plis: et nous avons la douleur d'avoir à vous annoncer aujourd’hui que les besoins du S. Père n’ont fait qu'augmenter, avec ses malheurs et ses angoisses. Les révolutionnaires d'Italie ç1t enfin mis à exécution les noirs projets de bouleversement et de spoliation, qr’ils méditaient depuis longtemps, et « w'ils tra. P » q £ ÿ-81--q maient dans l’ombre contre le &,. Siége. Foulant aux pieds toutes les lois divines et humaines, en présence des rotestations du monde chrétien, le Piémont a 086 JRRTAIE ] »

porter une main saciilége sur le patrimoine de l'Eglise, et s'emparer des états du Souverain Pontife.

ie

Vous n'ignorez pas que les afiliés des sociétés secrètes, les suppôts de l’hérésie, du schisme et de l'infidélité de l’Europe entière, auxquels Dieu semble avoir abandonné, pour un tems, le gouvernement du monde, et qui tous ont juré haine au Christ, et mort à son Eglise, ont été les complices, les alliés et les auxiliaires du Piémont, dans cet acte abominable de brigandage et de spoliation sacrilége. Leurs moyens d'action et de succès aussi ont été ceux de l'Enfer; le mensonge éhonté, Ja calomnie, le blasphème, la corruption, les violences, le meurtre, la trahison, et toutes les noirceurs de Satan.

Voilà, N.T. C.F., les hommes qui en veulent à la puissance temporelle du Chef de l'Eglise; qui font la guerre avec une rage diabolique au Vicaire de Jésus-Christ; et voilà les arnies qu’ils emploient contre lui... Dans leur haine infernale ils se sont dit: Détruisons son royaume temporel, et son empire spirituel sera anéantit renversons le trône, et la Chaire Apostolique sera brisée : frappons le Pasteur e. les brebis seront dispersées; et le règne du Christ sera fini. Les insensés !.. Ils ont cru que les portes de l'Enfer pouvaient prévaloir contre l'Eglise de Dieu !!.. Et ils se sont jetés sur les domaines du $. Pontife; et ils ont assassiné ses défenseurs ; et ils Pont outragé ; et ils l’ont dépouillé; et ils ont fait des efforts inouis pour lui arracher jusqu’à son titre de Roï.....

Et les princes de ce monde, qui tiennent de Dieu leur puissance, les ont regardés, et les ont laissés faire!... et parmi ceux-ci il s’en est trouvé un qui & eu le triste courage de presser le Saint Père, ainsi dépouillé et délaissé, de renoncer à ses droits, qui sont ceux de l'Eglise, de les céder à ses ennemis et de se livrer Ini-même entre leurs mains !...: Comme si le Pontife de Dieu, le Vicaire de Jésus-Christ pouvait jamais trahir les intérêts de l'Eglise de Dieu, sacrifier ses droits, pactiser avec l'injustice et le crime, ratifier le brigandage et les rapines, et sanctionner le sacrilége!...

Mais Dieu se joue de la prudence des sages de ce siècle, et se rit des fuieurs de l'enfer ct du monde. Pendant qu’il abandonne ainsi, pour un temps, le Chef de son Eglise aux persécutions des impies, qu’il leur permet de Pabreuver d’amertume, et de lui arracher tout ce qu’il possède, il lui accorde des signes

visibles de sa protection, et de son assistance; il le console par les témoignages

de foi, d'amour et de dévouement que s’empressent de lui donner les vrais fidèles de toutes les parties de l'univers ; et il lui inspire une confiance, une force et un courage qui déconcertent ses ennemis, et qui font l'admiration et la joie de tous les enfants de Dieu.

Jamais droits plus sacrés, plus inviolables n’ont été attaqués, outragés, violés

——. hu

te mL en a Été“: « ds a F si PS

’ ; D. -- qu Lo cure he om LUE” 2 ne RS EU LL és mn ntoh

ei

par des usurpations plus effrontéces, et des trahisons plus infâmes: jamais on ne vit plus de haine, plus de colère et d'emportement dans le camp ennemi du Pasteur suprême de l'Eglise; mais jamais non plus, dans le monde chrétien le successeur de Pierre ne fut l'objet d’un amour plus tendre, d’une sollicitude plus filiale, et d’une sympathie plus universelle,

Vous savez, N.T. OC. F., quels sacrifices de tons genres ont attesté partout ces nobles et pieux sentiments pour le Saint Père. Partout la générosité des dons s’est unie à la ferveur de la prière ; et les privations que se sont imposées avec joie tant d'humbles chrétiens, pour Ini envoyer leur obole, sont des témoignages de religion profonde qui ravissent le ciel, vnssi bien que le sang répandu par les martyrs de Cast: fidardo.

Grâces à Dicn, votre part est assez belle dans ce tribut d'amour filial, dans ces sacrifices de bénédictions ; et c’est un bonheur pour nous de pouvoir déclarer ici, que cette part n’est pas venue la dernière.

C'est ainsi, N. T, C. F.;: que le Dieu de tonte consolation a pris soin d'assister, d’une manière sensible, le Chef de son Eglise réduit à l’indigence, et qu'il lui a fait trouver, dans l’amour et le dévouement de ses enfants, les secours dont il avait besoin. Au moyen de leurs pieuses offrandes, le Père commun de nos âmes à pu en effet se soutenir jusqu’à ce jour ; et, ce qui étonne ceux qui ne conraissent pas la tendre sollicitude de Jésus-Christ pour son Vicaire, le Souverain Pontife, même après que ses ennemis lui ont eu tont enlevé, a con-

tinué de supporter les charges immenses que lui impose le soin de toutes les Eglises du monde.

Octte nouvelle épreuve, qui ne sera pas comptée pour une des moins redoutables et des moins cruelles, entre toutes celles que les successeurs de Pierre ont eu a subir ans la suite des siècles, prouvera donc encore une fois aux incrédules et aux impies, cette vérité si consolante pour les serviteurs de Dieu ; vérité, attestée par l’histoire de tous les temps, depuis l'apparition du monde: que Dieu sait tirer de leur haine le bien de persécutions ne servent qu'à accroître les vertus dans son sein, et à multiplier ses victoires. Car cette fille du ciel, sortie du côté onvert de Celui qui, en mourant sur la croix, à vaineu ln mort et l'enfer, devant partager, dans le temps et dans l'éternité, les destinées immortelles de son céleste Epoux, il faut qu’elle

christianisme dans le son £glise, et que leurs

passe, Comme lui, par la voie des tribulations, pour arriver à la gloire ; et que

; »} B ; , par lui, et avec lui, elle sorte 'ictoriense de tous les combats, et qu’elle triomphe eufin de tous ges ennemis,

Page 1