‹ Mandement pour la promulgation du 6e concile de Québec [microforme]Chapitre 5 sur 5 · XII. En traitaut, dans le 22e, décret, “ des péchés · texte numérisé non relu

XII. En traitaut, dans le 22e, décret, “ des péchés

“ Le roys violents St Paul:

itude, de > SOS MOit les mo- Jour s’exoublient le l'absti- ‘étendent ans l'aismèdecin

ons léait, ou de > pas jeùbligéa de jeûne et elles, des ondantes, ice. Avec une mère ent dans 8, il est core -qui :s, et incesse du croix du à Jésus

les péchés

RTE

contre la charilé el la justice duns les procès,” les Pères de notre 68 Concile exhortent les curés à s'offorcer de régler à l'amiable les procès, dont l'etfet est si souvent de détruire la charité entre leurs paroissiens, et d'empêcher autant qu'ils le pourront les graves injustices qui proviennent de ces prorès. Ne soyez donc pas surpris, 108 Chers Frères, si vos Pasteurs cherchent à vous faire terminer vos difficultés par quelque arrangement, et vous détournent de ces procès si fréquemment ruineux pour vos fortunes et nuisibles aux intérêts de vos âmes,

XIII. Les Evêques attirent aussi votre attention, par le décret suivant, aux “ injustices qui se commettent dans la cession des biens.” On ne peut bénéficier en conscience de la loi civile là-dessus, qu'en autant que l'on fait la cession de ses biens à ses créanciers «elon toutes les règles de la justice et de l'honnéteté. et en suivant exactement toutes les prescriptions égales,

XIV. Le dernier décret que Nous croyons devoir porter à votre connaissance, N. C, F. est le 24e : “Kur les dangers que court la morale.” Les l’ères, à la vue des pièges nombreux que le démon tend de nos jours aux fidèles de l'un et de l'autre sexe, et surtout à la jeunesse, ont cru de leur devoir d'établir certaines règles pour conserver les mœurs lorsqu'elles sont pures, ou pour les corriger lorsqu'elles sont corrompues.

10. I]s veulent que les prédicateurs s'élèvent fortement contre ces danses lascives que l'on appelle valises, polka, où en général danses vives. Ces sortes de danses sont certri:ciuent très dangereuses, immo-

CPR: DES

destes par elles-mêmes, et les fidèles qui ont à cœur leur salnt, doivent s'en abstenir avec un grand soin. Malheureusement, on a introduit ces postures indécentes dans plusieurs sortes de danses qui n'avaient pas coutume de présenter autant d'inconvénients et de ptrils, et par conséquent on les a rendues tout-àfait condamnables.

20 Une autre source, encore plus grande de danger spirituel, se trouve dans les entretiens féle-a-léte que se permettent, soit le jour, soit la nuit, un jeune homme et une jeune fille en cachette de leurs parents, et les promenades qu'ils font sans être accompagnés des parents. Ce sont là des occasions prochaines de libertinage, une peste diabolique qui détruit la chasteté, la modestie et la crainte du j'éché. Sont également coupables les parents qui n’empêchent point ces fréquentations et ces promenades autant qu'ils le peuvent, à l'égard de leurs garçons et de leurs filles qui sont encore sous leur charge.

80. En troisième lieu, les Pères signalent l'inlenpérance comme un vice qui fait Leaucoup de ravages parmi notre peuple, et ils conjurent les pasteurs et les prédicateurs de tonner contre l'ivrognerie et tout abus des liqueurs fortes, en rappelant à tous que l: royaume de Dieu ne consiste point dans les excès de table et les ivrogneries, mais qu’il n’est promis qu’à ceux qui auront vécu ici-bas dans la sobriété, la justice et la piété. Que tous les chrétiens s'éloignent donc de l'usage excessif des boissons énivrantes. Plaise à Dieu que les occasions fournies par tant de ma-

nt à cœur rand soin.

ures indé-

n'avaient “énients et es tout-à-

de de dantéle-a-léte , un jeune rs parents, ompagnés haines de détruit la . Sont égaent point nt qu'ils le leurs filles

nt l'inlende ravages asteurs et rie et tout ous que |:

ès excès de romis qu'à été, la juss'éloignent intes. Plaiant de ma-

gasins et d’auberges, même sans licence, dans un tron grand nombre de nos paroisses, viennent à diminuer!

40. La dernière recommandation du Conciie sur le sujet des dungers pour les mœurs, regarde certains moyens que l'on prend quelquefois pour favoriser des bonnes œuvres, comme des concerts, des p.quenique, des bazars, des représentations dramatiques : on ne doit jamais les employer qu'après avoir obtenu la permission de l'Evêque, et en se conformant à ses salutaires conseils.

Vous voyez, N. C. F., avec quelle sollicitude vos premiers Pasteurs s'occupent de tout ce qui intéresse votre salutet celui de vos enfants: répondez donc avec empressement et docilité à tant de soins. Ne vous contentez pas de prêter l'oreille à leurs avis, mais faites-vous une obligation de les mettre en pratique : ils ont drort de vous commander, ils sont les conducteurs du peuple chrétien: votre devoir est d'écouter leur voix et de la suivre. Jésus-Christ disait aux juifs incrédules et endurcis : “ Je vous parle et vous ne croyez point.…...parce que vous n'êles pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix: et je les connuis, el elles me suivent ” (Jean X, 25,97).

À ces causes, le Saint Nom de Dieu invoqué, et de l'avis de nos vénérables Frères les Chanoines de notre Cathédrale, Nous réglons et ordonnons ce qui suit :

1o. Nous promulguons par le présent Mandement les Décrets du Sixième Concile provincial de Québec tenu en 1878, et ce en conformité au 26e de

ces Décrets, et vu la difficulté ponr Nous de célébrot actuellement le Synode diocésain. |

20. Nous voulons que ces Décrets soient obligatoires dans tout notre diocèse à compter de lu date'de ce Mandement.

Sera le présent Mandement lu au prône par parties les trois premiers dimanches après sa réception, dans toutes les églises et chapelles où se fait ‘l'office public, et en chapitre dans les Communautée religieuses.

Donné à St Germain de Rimonski, en notre demeure épiscopale, sous notre seine et sceau, et le contre-seing de notre Secrétaire, ce dix-neuvième jour de mars, mi] huit cent quatre-vingt-deux.

f JEAN, Ev. pe 8T. G. DE RimMotski

Par Monseigneur,

Page 1