‹ Mandement pour la promulgation du 6e concile de Québec [microforme]Chapitre 4 sur 5 · ST · texte numérisé non relu

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qu'ils y reçoivent un enseignement spécial et deviennent ainsi capables d'approcher dignement des sacrements. Les Evêques appellent en même temps les bénédictions les plus abondantes du Ciel sur ces institutions destinées à l'éducation des sourds-muets.

IX. En traitant “ des dangers que court la foi,” les Pères, dans le décret suivant, le 19e, engagent les laiques catholiques à ne pas discuter témérairement de choses religieuses avec nos frères séparés, et à se défier, dans leurs rapports avec ceux-ci, de toat ce qui pourrait nuire à leurs intérêts spirituels. Les serviteurs et servantes, engagés dans les familles protestantes, ne doivent pas assister aux exercices religieux de leurs maitres, et ils doivent pouvoir faire librement leur religion et accomplir tout ce que prescrit la Sainte Eglise, faute de quoi ils sont tenus d’aban. donner une situation qu'ils ne peuvent garder sans mettre en péril où sans blesser leur conscience.

I est absolument défendu aux catholiques d'’assister au baptême, au mariage, à la cène, et aux autres rites et sermons des protestants, de façon à paraitre s'unir à eux, et conséquemment à communiquer avec les hérétiques dans les choses saintes, Lorsque les catholiqnes assistent aux funérailles des protestants,

“ils n’entrent pas dans leurs églises, et qu'ils ne soient pas présents à leurs rites religieux, soit dans la maison, soit au cimetière.

Il ne leur est pas non plus permis de lire on de garder en leur possession les livres des hérétiques qui traitent @e religion.

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Que les fidèles sachent en outre qu'ils encourent par le fait même l’excommunication reservée spécialement au Pontife lomain, en lisant sciemment sans l'autorité du Sière Apostolique les livres des apostats et des hérétiques soutenant l'hérésie, ou en gardant. imprimant et défendant en quelque manière que ce soit ces mêmes livres —(Const de Pie IX, Apostolicæ Sedis.)

X. Que personne, dit le 20ème décret, n'ose livrer à l'impression aucuns livres, brochurers, feuilles ou images concernant la foi ou la piété,sans les avoir soumis à l'examen de l'Evêque et en avoir obtenu par écrit la peranission de les publier, qui doit être reproduite au commencement ou à la fin du livre ou de la feuille.”

XI. Dans leur 21ème décret, les Pères insistent “sur les préceptes du jeûne et de l'abstinence” à certains jours, Ils rappellent que ces commandements sont d'origine apostolique et ont été renouvelés dans plusieurs Constitutions des Souverains Pontifes. Ils déplorent chez un grand nombre @e chrétiens de notre siècle le refoidissement de la charité qui les pousse à faire un dieu de leur ventre, et à chercher toute sorte de prétextes pour se soustraire à ces préceptes de l'Eglise, quoique Notre-Seigneur ait posiiivement dit : “ Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous,” qu'il ait joint l'exemple à la parole, en jeunant quarante jours dans le désert, et que l'apôtre St.Paul dise de son côté : “ Ceux qui appartiennent à Jésus Christ, ont crucifié leur chair avec ses vires el ses concupiscences” (Gal. V,24). Ces chrétiens làch's

oubliant ces autres paroles de i'Evangile : “ Le royaume de Dieu souffre violence, et ce sont les violents qui le ravissent ” (Math.XI, 12) et celles de St Paul: “ Je chétie mon corps et le réduis en servitude, de crainte qu'après avoir préché aux autres, je ne sois moiméme réprouvé ” (ICor. IX, 27), ils cherchent les motifs même les plus vains et les plus futiles pour s'exempter de jeüner et de faire abstinence ; ils oublient que leurs enfants sont astreints à cette loi de l'abstinence dès qu'ils ont l’âge de raison ; ils prétendent être trop faibles pour jeûner, même vivant dans l’aisance, sans consulter leur confesseur, ou un mèdecin catholique pieux et instruit.

Ceux mêmes qui peuvent avoir des raisons légitimes, à raison de leur tempérament délicat, ou de leurs travaux pénibles, ou antrement, de ne pas jeùner, doivent se souvenir qu'ils sont toujours obligés de faire pénitence, et de suppléer au défaut du jeûne et de l’abstinence par des mortifications spirituelles, des prières plus ferventes, des aumônes plus abondantes, et une observance plus stricte de la tempérance. Avec tous les adoucissements que l'Eglise, comme une mère tendre, a accordés de notre temps, spécialement dans notre province, à la faiblesse de ses enfants, il est vraiment étonnant qu'il s’en trouve tant encore -qui ne se soumettent pas à ses lois ainsi modifiées, et infiniment lamentable qu'ils s'éloignent sans cesse du chemin de la pénitence que leur montre la croix du Sauveur, ct refusent de se rendre conformes à Jésus- Christ crucifié.

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