Mandement pour la publication du troisième concile de la province de Québec [microforme]
Par la miséricorde de Dieu et la Grâce du $. Siége apostolique, Evèque de Tloa, Assistant au Trône Pontifical, Administrateur de l'Archidiocèse de Québec, etc., ete., etc.
Au Clergé séculier et régulier, aux Communautés RReligieuses, et à tous les Fidèles du dit Archidiocèse, Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur.
Nous sommes heureux, Nos Très-Cuers FRèrxs, de pouvoir publier enfin notre troisième Concile provincial.
Il y a longtemps sans doute que vous attendez cette publication. De notre côté aussi certes nous aurions bien voulu la faire plus tôt.
Mais nous avions auparavant un grand devoir à remplir, Pasteurs à l'égard des peuples, vous le savez, les Evêques ne sont que les brebis du troupeau à l'égard du Suceesseur de Pierre. ‘ S'ils ont été posés par PEsprit-Saint, pour gouverner l'Eglise de Dieu ” (Act. 20, 28), ils n’en sont pas moins soumis à celui que Jésus-Christ a établi son Vicaire sur la terre, et à qui il a dit, en la personne du Prince des Apôtres : “ Paissez mes brebis ” (S. Jean, 21, 17). Cette religieuse soumission que nous devons au Chef Suprème de l'Eglise, que le Sauveur du monde « chargé de ‘“ confirmer ses frères ” (S. Luc, 22, 32), nous imposoit donc l’obligation de déposer à ses pieds les actes de notre Concile, et d’attendre son décret d'approbation, avant que de les promulgner.
Ce décret vous intéresse autant que nous, N. T. C. F., et comme nous sommes persuadés que vous serez heureux de le connaître, nous nous faisons aussi un devoir et un plaisir de vous en faire part,
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Ce document porte que la S. Congrégation de la Propagande, après un sérieux examen des décrets du troisième Concile provincial de Québec, les a jugés dignes d'approbation, dans son assemblée du 22 mai dernier ; et que le Secrétaire de la dite Congrégation ayant présenté ce jugement à Notre S. Père le Pape, dans son audience du 28 du même mois, Sa Sainteté a daigné le confirmer, et de plus ordonner que les dits décrets fussent promulgués et observés dans toute la province de Québec.
En recevant cette haute approbation des décrets de notre Concile, nous avons compris qu’il ne nous était pas seulement permis de les publier, mais que c’etait de plus ün devoir pour nous de le faire au plus tôt. C’est pourquoi nous nous sommes empressés de les livrer d’abord à l'impression ; et aujourd’hui nous entendons les promulguer, comme le S. Père nous l’ordonne, et nous les publions de fait par notre présent mandement.
A dater du jonr de la publication de ce mandement, vous devrez donc regarder les décrets du troisième Concile de la province de Québec comme dûment promulgués dans cet Archidiocèse ; ct par conséquent comme autant d'enseignements salutaires, et de lois saintes, émanés de vos premiers pasteurs, et revêtus de la sanction du Chef Suprème de l'Eglise. Aussi avons-nous cette douce confiance en votre piété, que vous les recevrez avec tout le respect que réclame cette grande antorité, et que vous vous ferez un devoir de les garder, comme des enfants soumis gardent les préceptes de ieurs pères.
Nous n’ajouterous ici que quelques mots pour signaler à votre attention les plus importants de ces décrets. Ce sont cenx que l'on compte pour le quatrième, le sixième, le septième, le dixième, le onzième, et le douzième.
Par le quatrième, les Evêques ont voulu renouveler et confirmer tous les décrets des deux premiers Conciles ; afin de les maintenir ainsi dans toute leur vigueur, contre la malheureuse tendance de la plnpart des hommes à mettre en oubli, et à négliger les lois les plus sages, et les plus saintes règles.
Le sixième, qui est fort étendu, traite de la dignité, de l'autorité ot des devoirs des Evèques. Dans les deux Conciles précédents, les Evèêques avaient rappelé aux prêtres, aux curés, et à tous les ecclésiastiques en général, les vertus propres de leur saint état, et les obligations de leur ministère sacré. Dans celui-ci, ils ont pensé qu'ils devaient se tracer à eux-mêmes comme un tableau
abrégé des devoirs de leur sublime et redoutable charge. Et c’est ce qu’ils ont fait dans ce sixième décret, pour leur propre édification, et pour la vôtre aussi : voulant ainsi, par la considération de ces devoirs, s’exciter d’abord eux-mêmes à les remplir dignement ; puis vous engager à honorer leur dignité, à reconnaitre