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leur autorité, et à prier beaucoup pour eux ; afin de leur obtenir la grâce de correspondre à leur vocation sainte, et de se montrer en tout fidèles ministres de Jésus-Christ, pour le salut de vos âmes, et pour la plus grande gloire de Dieu.
Le septième étend à toute la province, sans distinction de diocèses, l'antique ordonnance qui règle l’étendue de la jurisdiction des curés dans cet Archidiocèse ; en sorte que désormais, en vertu de ce décret, tout curé de cette province pourra prêcher et confesser dans les paroisses, même d’un autre diocèse que le sien, dont les premières habitations ne sont pas à plus de trois licues des extrémités de celle qu’il dessert.
Dans le dixième, les pères du Concile, dociles aux exhortations du Souverain Pontife, élèvent la voix contre cette foule d’erreurs et d’hérésies que les snppots de l’enfer inventent de jour en jour dans ce siècle d’égarement, et qu’ils s'efforcent par tous les moyens de propager dans la société, pour le malheur des nations, et la rnine des âmes. Afin de les combattre avec plus de force et de succès ils invoquent la suprème autorité du S. Père, et ordonnent de joindre au présent décret, ses deux impoïtantes allocutions (la première du 9 décembre 1854, et la seconde du 9 juin 1862), par lesquelles il signale au monde chrétien, proscrit et condamne tous ces monstres d'erreurs.
Le onzième, noûs en avons la certitude, N.T. OC. F., trouvera un grand écho dans vos cœurs catholiques. C’est une haute et chaleureuse protestation, de respect, d'amour et d’attachement pour le S. Pontife, le glorieux Pie IX, faite au nom des Evêques, du Olergé et de tous les fidèles de la province, accompagnée d’un acte solennel d'adhésion à la célèbre déclaration des Evèques, réunis à Rome en 1862 pour la canonisation des Saints Martyrs du Japon, touchant les droits temporels du $. Siége : déclaration qui n'est d’ailleurs que la fidèle expression des sentiments de tous les Evêques, de tout le clergé et de tous les vrais catholiques du monde.
Oui, ce décret, vous y applaudirez de grand cœur, et vous êtes prêts à le signer avec joie. Dans ces jours malheureux, où l’enfer et le monde semblent s'être ligués pour faire une guerre acharnée au chef de l’Eg'ise, il est beau, il est glorieux pour les enfants de cette Eglise de proclamer à la face du monde leur respect filial, leur tendre amour pour le Saint Pontife, et leur inviolable attachement à sa personne sacrée ; il est bon, et d’une grande importance que tous les catholiques lèvent Ja voix de concert pour le défendre et pour sauvegarder ses droits ; c’est un devoir enfin et un bonheur pour eux de se presser autour de son trône, afin de se tenir ainsi plus étroitement unis entre eux, et avec Lui, et de pouvoir par là le protéger plus efficacement contre toutes les attaques de ses ennemis.
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Enfin, le douzième décret de notre Concilo a rapport à notre noblo Université Laval. Dans ce décret vraiment remarquable, les Evêques nous montrent d'abord qu’en considération des grands services qu’une université catholique peut rendre aux lettres, à la société et à la religion, les pères du premier Concile provincial s'étaient engagés à faire tont en lour pouvoir pour procurer aux catholiques du pays, l'avantage d’avoir leurs propres universités, aussi bien que leurs colléges et leurs écoles.
Ils reconnaissent ensuite que c’est aussi À la demande, ct sur les instances des mêmes Evèques que le Séminaire de Québec, au prix d'immenses sacrifices, a fondé l'Université Laval. Puis ils déclarent qu’ils approuvent les Statuts de cette université, et forment des vœux solennels pour son développement et sa prospérité : ce qui montre bien qu’elle repond parfaitement à ‘leur attente, et qu'ils désirent y voir aocourir tous les jeunes catholiques du pays, qui veulent suivre les cours des hantes études pour se préparer à embrasser les diverses professions libérales.
Enfin, considérant que le nombre des étudiants de l’Université-Laval est encore bien loin de ce qu’il devrait être, et s’afiligeant sans doute de ce qu’un grand nombre de nos jeunes catholiques s’obstinent à aller faire leurs cours dans des colléges et des universités protestantes ; et ce, au grand péril de leur foi et de leurs mœurs; les pères de notre Concile avertissent solennellement tous les fidèles de la province de veiller au salut de leurs enfants : les conjurant au nom du Seigneur de pourvoir avant tout à la conservation de leur foi et de leurs mœurs, et à cette fin, de ne pas permettre qu’ils aillent puiser les eaux de la science ailleurs qu’à la source la plus pure.
Espérons donc quo tous les pères et les mères catholiques qui ont à cœur le salut de leurs enfants comprendront ces graves avertissements de leurs premiers pasteurs, et qu'ils sauront en profiter pour l’honneur de la religion et la plus grande gloire de Dieu.
Tels sont on substance, N. T. C. F., les principaux décrets de notre troïsièmo Concile provincial, que nous publions aujourd’hui, Tel cst en abrégé le résultat des travaux des Evêqres de la province dans leur dernière réunion : travaux entrepris dans l’intérêt de votre salut, et qu’ils ont couronnés par une ardente prière à Marie conçue sans péché, Mère de notre Dieu ; la conjurant, comme patronne de la Métropole, et de tonte cette province, de prendre leurs personnes et leurs diocèses, vos âmes et les leurs, sous sa puissante protection, et lui disant, avec tonte l'Eglise de Dieu : Æegina sine labe concepta, ora pra nobis. Reine dun ciel conçue sans péché, priez pour nous.
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Sera notre présent mandement lu et publié au prône de toutes les églises et chapelles paroissiales, où l’on fait le service public, ainsi qu’en chapitre dans les communautés religieuses, le premier dimanche après sa réception.
Donné à l’Archevêché de Québec sous notre seing, le sceau de l’Archidiocèse,
et le contre-seing de notre secrétaire, le mercredi des Cendres, quatorzième jour de février, mil huit cent soixante-six.
+ ©. F. EVEQUE DE TLOA,
Administrateur.
Par Monseigneur,
Enmonp LanGevin, Pre,
Secrétaire.