Mandement sur les écoles du Manitoba [microforme]
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Nos rRès chers FRÈRES.
Il est de Notre devoir de veus dire of en es question scolaire du Manitoba. après un louu et pénible Silence que la prudence Nous a iiposé afin de ne nuire en rien aux né
notre vrave
gociations qui se SOL poursuivies à Ottawa et à \innipeu, de puis un an,
l'TRANSFERT DU KEEWATIN.
Vous n'ignorez pas que lors du transfert d'une grande partie du Territoire du Keewatin par le Gouvernement Fédéral à Otta wa,au Gouvernement Local et à la Province du Manitoba, les droits scolaires des habitants du Keewatin n'ont nullement été sauvegardés malgré Nos propres réclamations écrites et celles de S. G., Mgr Ovide Charlebois, O, M. 1. Vicaire Apostolique du Keewatin et évêque de Bérénice, représentant immédiat des intéressés,
Après avoir consulté les Catholiques de Winnipeg et de Brandon, et leur avoir demandé s'ils étaie lisposés à réclamer la sauvegarde des droits scolaires du K ‘un, par une clause légale, comme condition sine qua non « ansfert du Keewatin au Manitoba, au risque de retarder indeuniment le règlement de la question scolaire, ou bien s'ils préféraient garder le silence, Nous avons. en ieur nom. et appuyé ensuite par leurs demandes publiques, réclamé auprès du Gouvernement à Ottawa, cette sauà rde, alors que Nous ne recevions aucune promesse directe ou indi ecte de l'amélioration de notre condition scolaire de art des Gouvernants à Winnipeg.
Cependant, Nous admettons que l'opportunité de l'insertion d’une clause légale protégeant les droits scolaires de la minorité catholique du Keewatin était discutable; mais il Nous a été douloureux d'entendre nier les droits de haute justice de cette minorité, malgré la Constitution destinée évidemment, par ses auteurs, à consacrer à jamais, le principe de l'école confessionnelle, Hélas ! l'expérience a prouvé qu'il eut été préférable d'invoquer, alors, les droits scolaires de la ininorité catholique et de les consacrer par une législation protectrice,
Quoi u’il en soit, les Catholiques du ,Keewatin et du Manitoba, avaient droit de s'attendre qu'ils ne seraieat pas abandonnés, sans condition et sans garantie, dans une circonstance solennelle où leurs droits les plus sacrés en matière d'éducation étaient en cause, En justice et en honneur. on aurait dû faire une réser. ve au cas où le Gouvernement du Manitoba n'aurait rien fait.
II LES AMENDEMENTS SCOLAIRES CoLDWELL,
Il est vrai qu’il y avait lieu d'espérer que le Gouvernement et la majorité Protestante du Manitoba se montreraient justes et même généreux, alors qu'ils recevaient le cadeau princier d'un agrandissement de territoire qui met la Province sur un pied! d égalité avec les Provinces sœurs de l'Ouest, et lui vaut! maintenant d’être devenue une province maritime, LR
C’est alors que la question des écoles du Manitoba, si. sou-
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vent mais si faussement déclarée réglée, a été réouverte, et que les négociations entumées entre les partis intéressés ont amené le
passage d'amendements scolaires a ipelés Amendements Cold-
el du nom de l'Honorable ministre de l'Education, qui les'a proposés, Ces amendements ont été votés par les deux partis politiques désireux, ce semble, de faire sortir cette question toujours vivante et toujours troublante de l'arène tan mais leur acte imparfait n'a pas obtenu le résultat que nous espérions,
Il ne nous appartient pas de dire ce que valent ces «amendements Coldwellau point de vue légal, bien que les Uatholiques aient constaté avec étonnement que la fameuse objection à l'habit religieux des instituteurs et des institutrices, après avoir été formulée jusqu'isi avee hésitation par quelques fanatiques, a été invoquée par un savant avocat de W'inni eg qui admet cependant, contre toute logique, que la loi scolaire n'en fait aucune mention,
Nous ne vous ferons pas connaître les détails fastidieux des démarches de 'Honorable Coldwell auprès du Bureuu des écoles publiques de Winnipeg, composé de quatorze commissaires tous non-catholiques. pour les amener à profiter des nouveaux amendements scolaires afin d'accepter nos écoles libres de Winnipeg ét, de Brandon dans les conditions suivantes:
111 DEMANDES Des CATHOLrQUES DE WiNNiPeG in” ‘ET AUSSI DE BRANDON.
1. Nos maisons d'école seront louées par le L'ureuu des écoles puhliques. Il n'a jamais été question, et il ne sera jamais auestion, de vendre ces maisons au Zureau où de lui demander de
ous construire des raisons d'école,
2, Nos maîtres et maîtresses catholiques ayant des diplômes ou des Brevets du Gouvernement (Frères et Religieuses) recevront du Zureuu le salaire réglé par la loi.
3. Nos écoles telles qu'elles sont, passeront sous le régime des écoles publiques.
C'est ce qui a été très bien spécifié dans le mémoire rédigé par le Comité de la Fédération des L'atholiques du Munitoba, eUenvoyé aux membres du Bureuu des écoles publiques. Ce mé- Moire intéressant qui expose bien les demandes des Catholiques et ne sacrifie aucun principe a été publié dans les journaux et il est à étudier,
Nous ferons trois observations très importantes sur ces demandes des Catholiques de l'acceptation de leurs écoles libres par le Bureau des écoles publiques de Winnipeg:
lremière obserration. D'abord, c'est pour Nous conformer à
ce que le Grand Pape Léon XIII a réglé dans son encyclique Affuri Vos. de 1897, sur les écoles du Manitoba que Nous avons autorisé les Catholiques à faire ces démarches, parce qu'il y est dit que les Catholiques devront accepter les réparations partielles qu'ils pourraient obtenir.
‘+ En attendant. et jusqu'à ce qu'il leur soit donné de faire triompher toutes les revendications. qu'ils ne refusent pas ds satisfactions partielles, C'est Pourquoi partout où la loi, ou le fait, ou les bonnes dispositions des personnes leur offrent quel-
ues moyens d'atténuer le mal et d'en éloigner davantage les malo il convient tout à fait, et il est utile qu'ils en usent et qu'ils en tirent le meilleur parti possible.”
C'est pourquoi, Nous avons Nous-même sous le Gouvernement de Sir Wifi id Laurier, en 1900 - 1901 - 1902, prié un Comité de Catholiques de Winnipeg. de s'aboucher avec le Burean: des écoles publiques pour leur demander d'accepter nos écoles libres avec les mêmes conditions,
Deurième observation. ‘acceptation de nos écoles libres de Winnipeg et de Lrandon par le Bure ru des écoles publiques aurait eu pour résultat heureux:
«) D'abord de faire disparaître pratiquement le fardeau de la double taxe scolaire qui pèse encore si injustement sur nos Catholiques des centres mixtes:
b) Puis de nous permettre d'établir des écoles pour les enfants catholiques dans de nouveaux centres mixtes où le nombre des catholiques augmente;
©) Enfin de mettre nos Catholiques des centres mixtes dans une situation presque analogue, vis-à-vis de la loi scolaire, à celle des Catholiques des paroisses où des colonies francaises, anglaises, ruthènes, polonaises, à la campagne, avec cette différence essentielle cependant. que ceux-ci ont des commissaires d'écoles catholiques, tandis qu'à Winnipeg et Brandon il n'yena pas un seul depuis 1890,
Nous Nous demandons si l'on a toujours bien compris que les Catholiques de nos paroisses de campagne jouissent de certains avantages. grâce au bon vouloir des Gouvernants actuels, non pas parse que les Catholiques de la plupart des paroisses o. des colonies sont de langue française (les Catholiques francais de Winnipeg souffrant autant que les Catholiques anglais. polonais, allemands, ruthènes. de ja loi de 1897) mais, parce qu'ils sont groupés et qu'ils se donnent la peine d'élire des corumissaires d'écoles catholiques, Une paroisse anglaise à la campagne jouirait des mêmes avantages que Saint-Norbert et toutes les autres paroisses francaises,
Troisième observation. L'arrangement proposé n'est pas u-
pe abdication de nos droits scolaires selon la Constitution, mais c'est l'abdication du contrôle de nox roles qui parseraient sous la domination et sernient à la merci d'un Zurece composé exclusivement aujourd'hui de non-catholiques, et dont une partie des membres est renouvelée chaque année, en sorte que l'arrancrement conclu aurait été précaire de sa nature,
Il faut remarquer aussi que nous n'aurions pas le droit de percevoir nous-mên::s Los taxes scolaires, et d'et disposer.
Nous n’aurions donc pas eu raison de Nous déclarer satisfait, et la minorité protestante de Qu'beu n'accepterait jamais une situation si inférieure et si humiiiunte, mais c'efit été certainement une amélioration considérable et ua premier acte de justice.
Les non-cstholiques auraient cessé entin de se servir des taxes scolaires des Catholiques pour bâtir des paluis scolaires, et de faire ins ruire leurs enfants en partie aux dépens des autres.
A Winnipeg seulement les taxes scolaires des Catholiques, absorbées pour le maintien des écoles publiques neutres où ils n'envoient pas leurs enfants, doivent aujourd'hui dépasser la somme de $80,000,00 chaque année !
[1 fallait done aux Catholiques un grand esprit de conciliation et un bon vouloir plus qu'ordinaire pour accepter un tel arrangement.
Or l'Honorable Cold well a essayé en vain d'amener le /}wreau des croles publiques de Wianipeg À accepter ros huit écoles lir-es, (quatre écoles anglaises, une école franco-anglaise. une école anglo-polonaise. une école anglo-allemande. une école anglo-ruthène }, il s'est heurté à un refus appuyé sur le fait que les nouveaux amendements scolaires n'obligenient pas le ÆHrreur à se rendre à la demand: du Gouvernement local du Manitoba d'accepter nos écoles.
Le Comité de la Fédération des Catholiques du Manitoba, après de longs pourparlers inconnus de ceux qui l'ont accusé faussement d'inertie, a aussi essuyé le même refus de la part du Bureau s'appuyant sur l'opinion légale d’un avocat éminent, dont la science bien connue semblait le mettre à l'abri de tout préjugé. Cet avocat a déclaré, au grand étonnewent de ses meilleurs amis et de savants légistes, que la loi s'opposait À l'acceptation de nos écoles telles qu'elles sont avec les enfants catholiques et leurs maîtres et maîtresses en costume religieux ! C'est incroyable, mais cela est,
Voiei le texte de cette partie la plus importante de cette €trange opinion sur la légalité du costume religieux:
“I] nest fait aucune référence expresse, dans l'Acte du Manitoba, au vêtement ou costume des instituteurs; aucun règle-