POURQUOI LES NÉGOCIATIONS ANTÉRIEURES ONT-ELLES ÉCHOUÉ
Nos Très Chers Frè:es, plusieurs d’entre vous, surtout parmi les nouveaux venus se demandent peut-être si les négocia tions de ces derniers mois en faveur surtout de nos écoles dans les centres mixtes, sont nouvelles, et, si elles ont eu lieu déja, P' urquoi elles ont échoué,
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Nous d. ons répondre que, lusieurs fois déjà, a 1896, sous le Gouvernement de Sir W. Laurier, lss Catholiques de Wianipeg ont fait des démarches, à Notre demande expresse, pour faire accepter leurs écoles,
Nous n'avons jamais boudé n; les hommes ni les choses; mais Nous avons toujours travaillé non seulement à conserver ce qui Nous était contié, mais À RL Si Nous avons tou: jours réclamé hautement l+ plénitude de Nos droits scolaires, si Nous avons cru remplir Notre devoir en disant la vérité à ceux de nos hommes publics qui ont __.—. À leur devoir et ont mérité la Métrissure du Prophête + Tues ille vir:" #4 Tu es cet homme, qui a commis l'injustice, Nous s'avous pas cessé, on mit re de multiplier les écoles primaires et secondaires. DA plus l'amélioration qui s'est produite dans les D 1 grâce au bon vousoir des Gouvernants, ne Nous a jaiwais fait oublier la souffrance des Catholiques des centres mixtes.
Mais, alors, pourquoi les négociations précédentes auprès du Burearr des écoles publiques de ss (1900 - 1901 - 1902) n'ont-elles pas “‘usi? C'est que plusieurs membres de ce Bureun ont posé aux Catholiques trois conditions; d’abord, il fallait enlever les signes de sie en dehors et en dedans, puis il fallait que les Rdes Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie de Montréal enlevassent leur costume religieux, et enfin les religieuses devaient être remplacées par des maîtresses séoulières. Et la clause du soi-disant règlement de 1896, sanctionaé le 30 mars 1897 et devenu en force le ler août 1897, et qui défend de séparer les enfants d'après les confessions religiuses était toujours invoquée contre nous par l'avocat du Aureaeu.
Chose étrange ! Le Bureau des écoles publiques de Winnipe faisait les mêmes objections que 1e Burruu des écoles puiliques de Faribault, aux Etats-Unis ! (diocès : Saint-l’aul ).
Lorsque le vénérable archevéque de Saint ul eut été autorisé par le Saint Siège À faire passer ‘école } moissiale des religieuses Dominicaines sous le cont:ôie du Bureau: des écoles p'ibliques, les crucifix et les images pi-ses d’abord, puis le costume des religieuses durent : ; naraître, : sieutôt les religieuses elles-mêmes Here remplacées ar des aévulières.
Si dons Nous avions risqué alors de Nous soumettre au contrôls du Bureau des écoles puhliques de Winnipeg, Nous Nous serions exposé À la même déconvenue et Nous n aurions pas eu d'excuse, puisque l'exemple de nos voisins devait nous instruire. C'eut été une faute doublée d'une sottise ! Et, cependani, .certains hommes politiques intéressés Nous prêchaient la confiance dans le Bureau. ‘
Dernièrement quelques membres du Bureau des écoles pu-
bliques de Winnipeg ont invoqué, comme toujours du reste jusqu'ici, la clause de l'arraugement Laurier-Greenway, devenu loi en 1897, défendant la séparation des enfants d'après les dénominations religieuses, malgré que cette clause (220) semble être pratiquement rappelée ou annulée ( Nous l'espérions du moins ), par les nouveaux amendements Coldwell qui disent que si les Catholiques ou les Protestan:s ont une moyenne de vingt-cinq enfants dans les campagnes, et de quarante-cinq dans les villes, les commissaires d'écoles devront leur procurer des maitres de leur dénomination ou confession religieuse.
Voici d'ailleurs une traduction du texte de ces amendements,
adoptés le 6 avril 1912 (chapitre 65 ):
La clause ? de l’Acte des Ecoles Publiques. chapitre 143, S. R. M., 1902. est amendée par les présentes, en y ajoutant les sous-clauses suivantes:
(R) Le mec ecole, partout où ik se rencontre dans cet acte, signifiera et comprendra toute maison d'école, salle de classe, ou département, dans une bâtisse scolaire possédée par un arrondissement scolaire public, et présidée par un ou des instituteurs,
(S\ Il sera du devoir de toute commission scolaire de cette province. de pourvoir le local nécessaire conformément aux «lispositions de l’Acte des Ecoles publiques, quand elle en sera requise par les parents ou gardiens des enfants, en À, l'école, suivant les dispositions de l’Acte des Ecoles publiques.
(T) La clause 218. chapitre 143, S. R..M. 1902. entendait signifier et de fait signifie un instituteur pour lex enfants des r#quérants, et de la même dénomination religieuse que les requé-
Et de plus. le nouvel avocat a déclaré que l'habit religieux était un empêchement parce que les écoles ne doivent pas être
sectaires (confessionnelles }).
Nous sommes donc. nous Catholiques, livrée à la merci d'interprétations plus ou moins légales d’une loi ou d’amendements A une loi qui deviennent. en définitive, nuls pour nous ! Et l’on ose encore parler très sérieusement de Zritish F'uir Play, alors que les nôtres font des sacrifices énormes pour soutenir leurs propres écoles et qu’ils sont forcés de contribuer au maintien des écoles publiques ! Mais, alors, Nous dirait-on, vous n'avez donc rien obtenu jusqu'ici? Au contraire, Nous avons obteau beaucoup.
Nous avons obtenu une école normale bilingue à Saint-Boniface et trois inspecteurs catholiques pour les écoles franco-anglaises; Nous avons maintenu le crucifix aux murs de nos écoles et Nous avons toujours refusé de sacrifier inutilement à un fanatisme ignorant et injuste, le costume religieux, symbole de ver-
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ta et de science, drapeau sans tache que Nous n’abaisserons pas devant l’ennemi.
Nous avons traité avec les Gouvernants des deux partis politiques, au Manitoba et dans la Saskatchewan, et Nous en avons obtenu des concessions avantageuses.
Nous pouvons donc Nous présenter devant vous avec le sentiment du devoir accompli! Nous vous avons donné l'exemple de l'indépendance de la politique humaine, et Nous avons le droit de vous demander de vous unir, de vous solidariser, de vous organiser en dehors des partis politiques, tout en leur conservant votre allégéance si vous savez la subordonner à votie conscience catholique.
Il s'agit de réclamer lee droits des Catholiques selon la Constitution de notre pays si nous ne sommes pas des parias. Nous ne demandons aucun privilège, nous réclamons seulement nos droits. A cette fin il faut mettre nos devoirs de catholiques au-desus des intérêts personnels et des intérêts de partis.
Il est inutile d’invoquer la Constitution du pays et le célèbre fuir play Britannique, si nous n'agissons pas, si nous ne faisons pas sentir notre influence dans la vis publique.
V La FÉDÉRATION DES CATHOLIQUES DU MANITOBA,
Nous voulons donc et Nous approuvons hautement la #edération des Catholiques du Manitoba, déjà commencée l'an dernier et dont le Comité, composé de laïques et de prêtres, a fait un travail si sérieux et si désintéressé. si habile et si utile depuis Mn ei mois, quoique puissent en dire ceux que la politique aveugle.
Il ne faut pas s’émouvoir si quelques individus veulent méler la politique à cette œuvre essentiellement catholique et tout à fait en dehors des partis politiques, Nous ne tolèrerons pas qu'elle devienne un engin de guerre contre un parti politique quelconque. et encore moins contre le parti qui nous a rendu des services appréciables au Manitoba, tout comme un autre parti politique l’a fait dans la Saskatchewan, Nous espérons que la Fédération agira toujours fermement et avec prudence, afin d'unir nos hein dans une commune pensée de justes revendications de nos droits, surtout de nos droits scolaires,
Nous serions les derniers des bommes et des catholiques et nous serions indignes du beau titre de citoyens britanniques si nous négligions de nous organiser, comme tant d'autres le font ostensiblement dans ce pays libre, pour protéger ce qui nous doit être plus cher que la vie, les droits de l'Eglise, l'ime des petits enfunts,