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dont ils s’entourent, voient verser le sang des victimes T. et échappent à une condamnation qu'ils ont méritée i
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“Tl y a dans la Franc-Maçonnerie des grades et en f et toute une hiérarchie, dit un écrivain moderne, (1) dans à partir du premier grade, celui d'apprenti, jusqu'aux ewe ‘ plus élevés, l’œuvre de la F 'ane-Maconnerie est une pow œuvre de haine contre Dieu, son Christ et l'Eglise Catholique.” | *
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* Après l'apprenti, viennent les grades de Maitre, et tion de Rose. Croix, puis celui de Kadosch, qui font la matière d'un traité spécial intitulé la magonnerie occulle, où l'on trouve les détails de la hiérarchie des aéeliers, Enfin les 33es qui sont les chefs suprémes, possèdent leurs statuts secrets, leurs règlements particuliers : ils ont une organisation spéciale dans la secte; ils forment une société au milieu de la société, un ordre au : sein de l'ordre, et sont Je Sucré-Collège de l'église du grand architecte.” (2)
La Franc-Maconnerie est entre les mains d'une demi-douzaine d'individus inconnus et ayant des desseins sinistres. Un homme d'état protestant écrivait en 1845, en parlant des révolutions européennes : “Tous ees grands mouvements des peuples opprimés, * ete, sont combinés par une demi-douzaine d'individus
qui donnent leurs ordres aux sociétés secretes de I’ Eu-
rope entière.”
« I] faut reconnaître qu'il existe chez la Franc-Maconnerie un centre caché de direetion qui varie suivant les circonstances de temps, de lieu, de pays, d'époques." (3)
(1) Les Frères Trois- Points.
(2) Mgr Fava, La Frane-Magonnerie. p. 102.
(3) Le même, Jbiden.
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Le caractère cosmopolite des sociétés secrètes et en particulier de celle des Chevaliers du T avail (Knights of labor) ex pose nécessairement beaucoup de ceux qui en font partie à exécuter les ordres d’un conseil siégeant dans un pays étranger, qui, à un moment donné, peut être en opposition d'intérêts et même en guerre avec le gouvernement auquel ces membres doivent fidélite.
Pour nous convaincre encore plus parfaitement du danger de se mettre ainsi témérairement sous la direction d’un pouvoir oculte, Nous vous citerons les paroles Wun Evéque des Etats-Unis, bien à même de connaître l'organisation des sociétés secrètes: “ En présence, dit- « il, (1) de cette persécution d'une universalité jusqu'ici * inouie, de la simultanéité de ses actes, de la similarité * (les moyens qu'elle emploie, nous sommes forcément “ amenés à conclure l'existence d'une direction donnée, * d'un. plan d'ensemble, d'une forte organisation qui « exécute, d'un but arrêté vers lequel tout tend. Oui, « elle existe cette organisation avec Son but, son plan, “et la direction occulte à laquelle elle obéit ; société “ compacte malgré sa dissémination sur le globe ; société
1 Alée à toutes les sociétés sans relever d’aucune société, ne puissance audessus de toute puissance, celle de
est pour la société
“ Dieu exceptée ; société terrible qui “ religieuse comme pour les sociétés civiles, pour la ci- “ vilisation du monde, non pas seulement un danger, * mais le plus redoutable des dangers ; société tant de « fois anathématisée, et mille fois digne de l'étre. Aveu- “gle qui ne le voit pas, et malheur à vous de ce que * beaucoup pouvaient et devaient voir, et n'ont pas
“yu ou ont vu trop tard. Le nom générique qu'a
emprunté cette secte exécrable est sur toutes les lèvres :
«. Frane- Magonnerie * et de son auteur, c esé destruction.”
(1) Lettre de Mgr Martin, évêque de Natehitoches, 1875.
; le nom qu'elle tient de sa nature
Le froisiéme danger de l'affiliation aux sociétés secrètes, c'est qu'elles sont une menace pour ceux qui encourraient leur déplaisir, leur haine, ou leur vengeance ; elle peut servir aux plus mauvaises fins et devenir un instrument de tyrannie même en opposition aux droits les mieux reconnus. On peut soupçonuer avec raison celui qui entre dans une loge, de vouloir empiéter sur les droits et la liberté des autres par des moyens occultes et par conséquent avec la lácheté la plus caractérisée, C'est ce qui se pratique malheureusement si souvent, de hos jours, par vengence ou par intérêt, et en particulier au moyen de ces grèves désastreuses et pour les maîtres et pour les employés.
Rappelez-vous, Nos Très Chers Frères, ce que disaient
à cet égard les Pères de notre quatrième concile provin-
cial dans leur lettre pastorale collective: (1) “ Tenez-
* vous également éloignés de certaines autres sociétés, moins secrètes, il est vrai, mais encore trop dangereuses, Sous prétexte de protéger les pauvres ouvriers contre les riches et les puissants qui voudraient les opprimer, les chefs et les propagateurs de ces sociétés cherchent à s'élever et à s'enrichir aux dépens de ces mêmes ouvriers souvent trop crédules. Ils font sonner bien haut les beaux noms de protection mutuelle et de charité, pour tenir leurs adeptes dans une agitation continuelle et fomenter des troubles, des désordres et des injustices. De là résultent pour les pauvres ouvriers deux grands malheurs.
“D'abord, ils s’exposent au danger de perdre leur foi,
leurs mœurs et tout sentiment de probité et de justice, en fais int société avec des inconnus, qui se montrent
malheureusement trop habiles à leur communiquer * leur propre perversité.
* En second lieu, l’on a vu ici comme aux Etats-Unis,
(1) Lettre Pastorale des Pères du 4e Concile, 14 mai 1868.
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n. t ar “comme en Angleterre, comme en F di RM mt Es « ailleurs, les tristes fruits de ces conspira io ins « le repos public. E past rs m ji «qu'une misère plus profonde, une ptalg, des « d doses qui M faisaient vivre ; et quem Ee « les rigueurs de la justice humaine RN d » € ra « ter des châtiments exemplaires. Croy Speed m : zs « Nos Très-Chers Frères, lorsque vos n. Rr « confesseurs cherchent à vous détourner uF die 800 as «i]s se montrent vos véritables et Wale a je RUE « seriez bien aveugles si vous méprisiez Rus avis | iu * prêter l'oreille à des étrangers, à des inconnus, P « vous flattent pour vous dépouiller, at ne D « de séduisantes promesses pour vous pr n ài iiy « abime, d'oà ils se garderont bien de vous aider à sortir.
i ès-Cher ères, considérez comme dan- M ar ee l'exercice légitime ui 5 cereuse toute société qui melee dE de la liberté des autres, soit de la part des maîtres, ae de la part des employés, pa n elle a aed : : d | ir son but. Et, en eieb, violence pour obten is ur injusti ie er la force pou injustice que d'employ po i Mers gts de wd honnètement leur vie ?
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is si l'Eglis une Ne soyez done pas surpris 8l FRE SUME. is bonne mère, frappe de une la Hae US itres : s Carbonar ; € amnées, telles que les Ca) autres sectes condam ^8, | TAPANT RE ES Francs- Magons, désignés expressément a la a ed ice Sedi - ‘ondamnation se
| ; dis. Dans cette condamna tution Apostolicw Sedis. ts [n Be sous i les Féniens d’après un décret du 12
janvier 1870.
Nous voulons vous faire remarquer en "outre, Nos Très-Chers Frères, que d'autres societes, bien qu'on n suisse définir avec certitude si elles se rattachent à ce pe s avons parlé, sont pourtant suspectes e les dont nou i etine cuellor Dro»
pleines de périls, tant pour les doc n 8 q dis
ad ) u " + £ € fessent que pour leur mode d’action et po
autour desquels elles se groupent et qui les commandent. (1)
Ceux qui font partie de ces sociétés et refusent d'en sortir, ne peuvent être admis aux sacrements, même à la mort et sont privés de la sépulture ecclésiastique.
C'est là le quatrième danger auquel s'exposent ceux qui ont l'imprudence de demander leur affiliation.
Pour des hommes qui ont conservé des sentiments de foi, la seule pensée d’être privés de toute participation
aux prières et aux sacrements de l'Eglise, ne doit-elle
pas être assez forte pour les arrêter ?
Entendez les exhortations adressées à tout le peuple d'Irlande par ses Evéque : (2)
« Evitez toutes les sociétés secrètes, toutes les organisations illégales, si sévérement condamnées par l'Eglise. Ces associations présentent sans doute aux infidèles et aux révolutionnaires, une officine appropriée pour y soustraire à la lumière du jour leurs mortelles conspirations contre la religion et la société. Mais elles n'ont encore jamais formé un véritable champion de la justice et de la liberte. Leurs efforts ont toujours été condamnés à la stérilité. Le seul résultat que les organisations secrètes aient obtenu dans le monde, a été de déraciner la foi, de dégrader l'esprit national, et d'établir une tyrannie cachée, dar reuse et irresponsable, qui pèse sur ses malheurc..x membres avec une cruauté et un poids tels que, si on leur compare les maux qu'ils avaient été destinés ostensiblement à faire disparaître, ces maux pourraient passer pour la liberté elle-même. « Cest en elles surtout que se vérifient les paroles de la * Sainte Ecriture :
(1) Instruction de In Sainte Inquicition R. et U. à tous les Hvéques du monde catholique.—10 mai 1884.
(2) Lettre pastorale conjointe.—20 Septembre 1875.
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* La justice élève une nation, mais le péché la rend « malheureuse.” (Prov. 14, 34.)
Outre ces sociétés, il y en a d'autres interdites et qu'il faut éviter sous peine de péché grave, au nombre desquelles il faut compter principalement celles qui exigent de leurs membres un seeret qu'il ne faut dévoiler i personne, une obéissance sans réserve devant être prétée à des chefs occultes.
Telle est en particulier la société des Chevaliers du Travail que la Sacrée Congrégation de l'Inquisition, par sa réponse de septembre 1884, a déclaré devoir être classée parmi les sociétés défendues par le Saint- Siege, et autres du méme genre.
C'est ainsi que la Saerée Congrégation de la Propagande, interrogée au sujet de la société des Cordonniers, répondit, le 16 novembre 1870, faisant remarquer “ aux * ouvriers en général qui font partie de sociétés de ce * genre, qu'ils doivent craindre de se laisser entrainer ‘par les rnses et les artifices d'hommes méchants, à « violer les lois de la justice, soit en ne travaillant pas ‘autant qu'ils y sont tenus, soit de quelqu'autre manic- “ re à l'égard de ceux qui les emploient."
* On ne peut nullement regarder comme tolérées, dit “la &, Congrégation, les sociétés de quelque. nature “ qu'elles soient dans lesquelles on s'engag? par serment * à obéir à tout ce qui sera commandé par les chefs de “Ja société ou à garder inviolablement le secret même “ quand on serait interrogée par une autorité légitime. « Enfin on doit regarder comme absolument illicites les “ sociétés dont les membres s'engagent à se défendre « tellement les uns les autres, qu'il en résulte un dan- “ ger de t. oubles et de meurtres.”
Ayant surtout à cœur votre fidélité inébranlabie au service du Maître Souverain de nos âmes et l'intégrité de vos mceurs, Nous ne voulons rien épargner pour vous en détourner également, et avec d'autant
plus de soin que l'apparence d'honnéteté conservée par ces sociétés neut faire illusion à plusieurs et les empécher d’apercevoir le péril caché: c’est principalement anx hommes sans défiance et aux jeunes gens que Nous adressons nos avertissements.
OBLIGATION POUR CEUX QUI APPARTIENNEFT AUX SOCIÉTÉS DÉFENDUES DE S'EN RETIRER.
D'après les principes que Nous vous avons exposés, N. T. C. F., vous comprenez que c'est un devoir rigoureux et urgent pour ceux qui sesont laissé entrainer et sont affiliés à quelqu'une de ces sociétés, de s'en retirer quand bien méme ils y seraient entrés de bonne foi. Leur obligation serait la méme, si la société à laquelle ils appartiennent était d'abord irréprochable et serait
devenue repréhensible dans son but ou ses moyens, depuis qu'ils en sont membres. Et ce devoir, il faudrait le remplir méme au risque d'encourir un dommage ou une perte, en un mot, sans égard pour les considérations purement humaines. S'ils avaient en leur possession des insignes propres à ces sociétés défendues, des manuels ou rituels s'y rapportant, ils devraient les détruire. Enfin ils devraient se háter de retirer officiellement leurs noms,en informant le chef de l'association de leur résignation, et en remettant à leur Ordinaire, soit directement, soit par l'intermédiaire de leur curé ou de leur confesseur, une déclaration trés explicite au méme effet, qui serait conservée aux archives de l'Evóché.
De cette maniére seulement ils sépareront leur cause de celle des ennemis dela société, de la religion et de la Sainte Eglise: ils montreront qu'ils ont bien compris ces paroles de Saint Paul aux Corinthiens: * Quel * accord entre le Christ et Bélial ? Ou quel commerce entre le fidèle et l’infidèle ? c'est pourquoi sortez du
& lie e fouel
Ajo sectes que le répare
Ce la for s'aide secou
Ye laire tes.
pouv vous pose sour c'est eonf
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i laquelle | et serait s moyens, il faudrait mmage ou idérations session des s manuels ire. Enfin nent leurs ir résignarectement, ur eonfeso- effet, qui
leur eause igion et de on compris y: Quel | commerce sortez du
« milieu d'eux, eb séparez-vous, dit le Seigneur, ef ne « Jouchez point à ce qui est impur." (1)
Ajoutons que, si leur affiliation à queiqu’une de ces sectes est devenue publique, ils doivent faire en sorte que leur renonciation soit également publique, afin de réparer convenablement le scandale qu'ils ont donné.
Cependant quelques-uns objectent que “ l'union fait la force” et que c'est un moyen de se proléger et de vaider mutuellement, que d'entrer dans ces sociétés de secours mutuel.
C'est malheureusement ce sophisme qui rend populaire dans notre siècle la formation de ces sociétés secrètes, Elles ne sont pas sans posséder du erédit et du pouvoir, Nous l'avouons sans peine: mais aussi Nous vous ferons remarquer que l'Eglise eatholique ne s'oppose jamais à des associations fondées sur la justice et soumises aux lois. Elle exige de vous une seule chose, c'est que le but soit légitime et les moyens employés, conformes à la loi divine.
Quand une société aurait le meilleur but possible ou désirable, si les moyens qui sont employés sont mauvais ou illégaux, il est impossible à l'Eglise de l'approuver, comme tout eatholique qui eonnait quelque chose de sa religion doit le eomprendre. Quelques calomnies que ses ennemis aient inventées, l'Eglise a toujours eu pour principe fondamental que la fin ne justifie pas les moyens.
Ne sont pas exempts de l'obligation d'abandonner les sociétés défendues, ceux qui prétendent n'y voir aucun mal: car ils sont alors de pauvres dupes à qui l'on n'ose pas confier les desseins pervers des loges.
Mais en les fréquentant ils se rendent les complices, peut-être inconscients, de tout le mal produit par ces sectes infernales.
(1) II Cor. VI, 15, 17.
RARE a enn rt e e
Nous ne vous tenons pas ici un langage différent de celui des souverains Pontifes '* Fermez l'oreille, " disait Léon XII d'heureuse mémoire, (1) * aux paroles * de ceux qui, pour vous attirer dans leurs assemblées, * vous affirment qu'il ne s'y commet rien de contraire * ila raison et à la Religion D'abord ce serment cou. pable que l'on préte méme dans les grades inférieurs, suffit pour que vous compreniez qu'il est défendu * d'entrer dans ces premiers grades et d'y rester. En- “ suite, quoique l'on n'ait pas coutume de confier ce qu'il y a de plus eriminel et de plus compromettant à ceux qui sont dans les grades inférieurs, il est cepen- * dans manifest? que la force et l'audace de ces sociétés pernicieuses s’accroissent en raison du nombre et de “ l'accord de ceux qui en font partie. Ainsi ceux des * rangs inférieurs doivent être considérés comme com- * olices de tous les crimes qui s'y commettent.”
Voyez du méme œil les sociétés anti-religieuses, professant et préchant ouvertement des doctrines impies, comme celle des libres-penseurs ; puisqu'aucun catholique ne peut s'associer à ceux qui attaquent la Religion.
Défiez. vous de méme des sociétés dans lesquelles on fait usage d'un Rituel ou d’uve forme de culte en opposition avec l'enseignement catholique : elles ne sont rien autre chose que des sectes religieuses.
Telles sont, Nos Chers Frères, les recommandations qu'il était de notre devoir de vous edresser à propos des sociétés défendues: car Notre Seigneur doit un jour Nous demander compte de chacune des âmes qui Nous sont confiées, et puissions-Nous à son exemple, Nous rendre le consolant témoignage qu'aucune n'a péri par notre négligence ! (2)
(1) Lettre Apostolique du 13 mers 1826.
(2) Jean, XVII, 12.
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