‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 2)Chapitre 40 sur 122 · DANGERS DE S’AFFILIER A LA FRANC-MACONNERIE · texte numérisé non relu

DANGERS DE S’AFFILIER A LA FRANC-MACONNERIE

Le premier danger que l'on court en entrant dans les loges, c’est que les affiliés sont obligés de préter plusieurs serments illicites, résumés dans le premier qui leur est imposé quand ils deviennent apprentis, et par lequel ils * jurent trés solennellement et sincèrement de * cacher, couvrir, et ne jamais révéler, ni € 1 tout, ni en * partie, ni sur un point, ni sur plusieurs, les secrets et * mystères des maçons ; secrets et mystères qui leur ont * été, leur seront alors et pourront peut-être leur être “ confiés dans la suite."

Ce serment, un peu différent dans les teries, est le méme au fond dans les différents pays.

* Pour déterminer les curieux, on leur confie que la société conserve religieusement un secret qui n'est et ne peut-être le partage que des seuls frane-magons.” (2)

* Se trouver membre d’une loge, se sentir en dehors de sa famille et de ses enfants, appelé à garder un seeret, qu'on ne vous confie jamais, est pour certaines natures une volupté, une ambition." (3)

Là est sans doute a raison des paroles suivantes adressées par le vénérable (ou chef de la loge) en procédant à l'initiation d'un maçon : * Chaque degré a ses “ scerets particuliers : ces secrets ne sont pas communi-

(1) Mgr de Ségur, Les Franes- Macons.

(2) “ Histoire pittoresque de la Frane-Magonnerie.”

(3) Lettre à la Vente Piémontaise, 18 janvier 1882.

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* qués à tous, mais on les donne au candidat selon son « mérite et ses aptitudes.”

Les Pères du troisième Concile Plénier de Baltimore (1) ont signalé aux fidèles des Etats-Unis le danger des .* ^», . ^. Ae ténèbres dont s'entourent les sociétés secretes :

« Si, dans une société, disent-ils, les membres sont “ tenus au secret, même lorsqu'ils sont interrogés avec * raison par l'autorité compétente, ils sont mis par la « même en dehors des limites de l'approbation de |’ E- « glise; ils ne peuvent en même temps continuer à être « membres et prétendre être admis aux sacrements Il « fant en dire autant de toute organisation d’après la- * quelle les membres sont liés par une promesse d'obéis- * sance aveugle à l'acceptation anticipée et à l'exéeution « des ordres, quels qu'ils soient, légitimes ou illicites, “ qui peuvent émaner de leurs chefs’; parcequ'une telle * promesse est également contraire à la raison et à la “ conscience.”

x ul , 4 ? ud C'est là en effet le second. danger que l'on court en

entrant dans les loges, puisqu'on s y engage par un Ser ment bien téméraire “ à obéir aux signes légaux et aux “ ordres que donnera une loge de maîtres maçons.

Quel aveuglement que de se mettre ainsi sous la direction de chefs non responsables, dont les ordres ne souffrent pas de réplique ! Bien plus, n’est-ce pas le dernier degré de la. folie que de soumettre, de gaieté de cœur, la liberté de ses actions à la merci de chefs inconnus, sans conscience ni religion ? Oui, aveuglement, folie, ou plutót esclavage le plus humiliant, voilà la position de ees dupes insensées ; car c’est souvent sur l'échafaud ou dans les bagnes qu’elles vont expier les actes criminels qu'on leur fait comimetire à un moment

donné, tandis que les chefs, cachés dans les ténèbres

(1) 7 Décembre 1884

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