‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 3)Chapitre 133 sur 205 · LETTRE ENCYCLIQUE · texte numérisé non relu

LETTRE ENCYCLIQUE

DE

T ^? dr : Din My : E Notre Trés Saint Père le Pape Pie A.

À tous les pati iavches, prints, archeveqgues, éveques et autres Ordinaives qui sont en pair et en

communion «vec le Siege apostolique, PIE X, PAPE.

Vénérables Freres, SALUT ET BÉNÉDICTION APOSTOLIQU E.

Au moment de vous adresser pour la premiere fois la parole du haut de cette chaire apostolique où Nous avons été élevé par un impénétrable conseil de Dieu, il est inutile de vous rappeler avec quelles larmes et quelles ardentes prieres Nous Nous sommes efforeé de détourner de Nous la charge si lourde du Pontiticat suprémeo. Il nous semble pouvoir, malgré la dispropordes mérites, Nous approprier les plaintes id, en dépit de ses opp' sitions et vit contraint d'accepter l'honesse quil

tion absolue de saint Anselme, quai de ses répugnanees, il se neur de lépiscopat. Les témoignages de trist donna alors, Nous pouvons les produire à notre tour, montrer dans quelles dispositions d'âme et de volonté Nous avons accepté la mission si redoutable de pasteur du troupeau de Jésus Christ : “Les larmes de

écrit-il (1), ainsi que les

pour

^ mes yeux m'en sont témoins, * eris et pour ainsi dire les rugissements que poussait * mon eceur dans son angoisse profonde. Ils furent tels “que je ne me souviens pas d'en avoir laissé échapper de « semblables en aucune douleur, avant le jour oü cette * ealamité de l'arehevéché de Cantorbery vint fondre “sur moi. Ils n'ont pu l'ignorer ceux qui, ce jour-là, * virent de près mon visage. Plus semblable à un eadae vivant, j'étais pâle de consterna-

* yre qu'à un homm

NT Epp. Y. TI ep. I,

sn ti ea aei RD tm S

‘tion et de douleur. <A cette élection, ou plutôt à cette “ violence, ] al résisté jusqu'ici, je le dis en vérité, autant ‘qu'il m'a été possible. Mais maintenant, bon oré, mal "gré, me voici contraint de reeonnaitre de plus en plus clairement que les desseins de Dieu sont contraires à

‘mes efforts, de telle sorte que nul moyen ne me reste d y éch: apper. Vaineu moins par la violence des hommes

“que i celle de Dieu, eontre qui nul prudenee ne

SAUL: t prévaloir, apres avoir fait tous les efforts en “ion pouvoir pour que ce calice s'éloiene de moi, sans “que je le boive. je ne vois d'autre détermination à “ prendre que celle de renoncer à mon sens propre, à ma * volonté et d ats remettre entierement au jugement

et à la volonté de x B

Certes, Nous n n plus ne manquions pas de nombreux et sérieux motifs de Nous dérober au fardeau

suns compter que, en raison de Notre petitesse, Nous ne pouvions n aucun titre, Nous estiinel digne des honneurs du Pontificat, comiment ne pas Nous sentir profondément de en nous voyant choisi pour succéder à celui qui, durant les vingt six ans ou peu s'en faut, qu'il gouverna Ilo sina ngo une sagesse consominée, fit paraitre une telle vivueur d'esprit et de si lusienes ve rtus qui | simposa à l'admiration des adversaires eux-mêmes et, par l'éclat de ses euvres, Hans si meémoire ?

En. outre, et pour passer sous silence bie 2 d'autres raisons, Nous c prouvions une sorte de terreur à considérer les conditi 1S funestes de |] numanité à T ees présente, Peut-on ienorer la maladie s] profonde et sl grave qui travaille, en ee moment ve n plus que pir le

passé, la société | humaine, et qui, s'ageravant de ] jour en jour et lu ronveant jusqu aux moe elles, l'entraine à sa ruine.

Cette maladie, Y Venerés Frères, vous la connai ISCZ, C’est, ü l'égard de Di u, l'abandon et t l'apost: isle ; [UN rien, sans nul doute, qui mène plus sûrement à la ruine selon cette parole du prophète : Voici que ceux qui S eloupueut de vous périront (1). A un si grand imal, Nous com-

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