‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 3)Chapitre 16 sur 205 · SUR · texte numérisé non relu

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ne leur présente que des incertitudes ; l'orgueil les en-

gage dans |: seurité; ils s'égarent; ils sont emportés par tout vent doctrine et de passion : ils font nau-

frage dans ia loi ou n'y parviennent amais Les âmes simples et droites, au contraire, conduites par Jésus- Christ dans la science et le chemin de la vérité, avancent à grands pas dans la bonne voie qui aboutit à la patrie céleste. La vraie science est done celle de Jésus-Christ.

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La science de Jesus-Christ est aussi la seule consolante. Ceux qui ont appris tout ce que les plus grands génies de l'antiquité ont enseigné et tout ce qu'ils ont fait, sont foreés de reconnaitre que le temps a détruit leurs ceuvres, que leurs ingénieux systémes n étaient que de subtiles théories, ne valant guère mieux que des réveries, L'histoire est là pour le prouver.

Quelle différence entre ces intelligences d'élite, mais paiennes, et les docteuus et pontifes chrétiens qui ont été lumières de leurs siècles ? Qui pourrionsnous leur comparer ? Leur mémoire rappelle tout à la fois toutes leurs vertus. L'étude de Jésus-Christ qui animait leurs travaux et était l'àme de leurs dise les a conduits, eux et leurs disciples, à la source éternell. des vérités, des consolations, du bonheur. Le triomph: de la croix qu'ils adorérent et firent adorer dans l'univers semble être devenu le leur, comme il peut et doit être le nôtre, Avec eux nous voyons dans Jésus-Christ un pasteur qui nous dirige, un médecin qui nous guérit, un «mi qui nous console un protecteur qui nous soutient, un avocat qui nous défend, un infercesseur toujours vivant pour prier pour nous, un pontife qui s'offre sans ‘esse en sacrifice pour lexpiation de nos fautes, un Dieu enfin qui nous couronne.

Plus nous avancons dans la connaissance du Christ, mieux nous entendons les règles de cette charité qui comprend toute la loi, s'étend à tous les devoirs embra: humanité entière. lui nous découvrons

l'auteur de toutes les vertus, le principe de tout bien, le eonsommateur de notre félicité. En lui nous voyons le profond adorateur du Père; il nous enseigne nos devoirs à son égard ; il nous affermit dans la foi et l'espérance. De la connaissance des vertus pratiquées par Jésus-Christ, les chrétiens, aidés de la grace, passent volontiers à la pratique de ees mêmes vertus et, bientôt, cessent, quelle que soit leur position, basse ou élevée, dans la société, de transiger avee les obligations que leur impose le ehristianisme, c'est-à-dire l'Evangile expliqué par l'Eglise. C'est alors que saccomplit de nouveau, eonini« l l'Incarnation du Verbe, la prophétie de David : "La miséricorde et la vérité se sont rencontrées; la justice et la paix Se sont embrassées : Mise icordiu et veritas obviaverunt sibi : justitia el paw osculatae Su nt (Ps. LAXXXEV, LP):

Quelle consolation ne présente pas encere au ehrétien l'étude de Jésus-Christ, au milieu de ses maux, de ses infirmités et à la vue de son tombeau ?

Quels que soient les maux dont nous souffrons, Jésus-Christ nous apprend à les ei durer par l'espérance qu'ils auront une fin ici-bas et une récompense durant l'éternité.

Dans nos infirmités, il nous enseigne qu'étant passaceres elles ne peuvent être comparées au poids de gloire qui nous est réservé au ciel.

Aux portes du tombeau, il nous console encore, Il nous dit que la mort est la solde du péché comme elle en est la peine exigée par la justice divine et que cette mort, si elle est sainte, devient pour nous le grand pas vers l'immortalité,

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