‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 3)Chapitre 196 sur 205 · RU MEME · texte numérisé non relu

RU MEME

PRE Ms LUNA SEA

: UN emi esitare — T se mad die à mcm

de la foi, il n'y a presque plus de place pour le remède et la voie est ouverte pour la ruine

Puis done que de l'ignorance de la religion dérivent des maux si nombreux et si graves ; puisque, d'autre part, si grande est la nécessité et si grande l'utilité de la doetrine religieuse, car on se flatterait vainement, si on les Ignore, de remplir les devoirs du chrétien, il importe de rechercher à qui il incombe d'écarter des esprits cette funeste ignorance et de leur fournir la science nécessaire,

Or, Vénérubles Frères, il ne peut faire de doute pour personne que ce très grave devoir appartient a tous les pasteurs d'âmes. De par le précepte du Christ, ils sont certainement tenus de connaître et de paitre les brebis qui leur sont confiées, Et les paitre, cest tout d'abord les enseigner. = Je VOUS donne rae = - c'est la promesse que Dieu a faite par la bouche de Jérémie.

Je vous donnerai des peste urs selon mon cœur et ils vous nourriront de science et de doctrine” (1), ce qui fait dire à l'apótre saint Paul : ^ Le Christ ava envoyé won pes ba ptis 'an ies évamgélis " x (2) }, indiquant ainsi que la fonetion principale de ceux qui sont préposés de quelque manière au gouvernement de l'Eglise est d’appre ndre la science sacrée aux fideles.

De cette fonction, nous jugeons superflu de montrer davantage l'excellence et en quelle estime elle est auprès de Dieu, Assurément, Dieu loue grandement la pitié qui nous fait soulager les misères des pauvres, ais qui peut nier qu'on doit placer fort au dessus le zèle et le labeur grâce auxquels les intelligences reçoivent les enseignements et les avis qui concernent non les nécessités corporelles, mais les biens célestes ? Il ne peut done rien arriver de plus désirable et de plus agréable à celui qui s'occupe des âmes, comme Jésus-Christ, qui a dit de lui-même par ja bouche d'Isaie, — 7 m'« envoyé pour évangelisey les pau iles (3)

(1) Zen, NI, 15. (2) I Cor. 7. (4) Sur, IV; 15;

le remède

1 dérivent autre part, de la doct, si on les |] importe les esprits la science

de doute partient a du Christ, paitre les cest tout

c'est la | Jérémie.

tur et ils 1), ce qui | (4 Cv 0Wyée juant ainsi réposés de ie est d'ap-

le montrer est aupres i£. la pitié ,mais qui le zele et oivent les les néees- | ne peut agréable n Isb, qui a

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Il importe, Vénérables Frères, de bien faire enten dre aux prêtres et d'y insister, que pour aucun d'eux il n'est de devoir plus grand et d'obligation plus étroite. Car, pour un prétre, qui niera que la science doit être jointe à la sainteté de la vie? Les lèvres du prétre yarderont la seienee (4) Et en effet, l'Eglise la requiert séverement chez ceux qui doivent être engagés dans le sacerdoce. Et pourquoi cela? — Parce que le peuple chrétien attend deux l'enseignement de la loi divine et que Dieu les destine à le répandre, J/s lui demanderont de leur dir la loi Puree qui est l'ange du Die H des armées (5), C'est pourquoi l'évéque dans la sainte ordination, s'adressant aux candidats à la prétrise, leur dit: (Que votre doctrine soit un renede spirituel poirr le peuple de Dieu ; que les coopérateurs de notre ordre soient préevoyarts «t que méditant sur sa loi nuit el jour, ils croient e qu'ils auront li et ens TT, nl ce qu ils auront cru (6)

Que sil n'est aucun prêtre à qui wincombent ees devoirs, que dirons-nous de ceux qui, revétus des nome et des pouvolrs de ehefs, sont chargés, par leur dignite meme et comme aux termes d'un contrat, de la charge de reeteurs des Ames Ceux-la, de quelque maniere doivent être mis au rang des pasteurs et des docteurs que Jésus-Christ à donnés aux fidèles, pour que ceux-ci ne soient pas comme des enfants flottants emportés par tout vent de doctrine vers la alice des hommes, Mais pour que, pratiquant la vérité dans la charité, ils eroissent, en toutes choses, en Jésus-Christ notre Chef (7)

C'est pourquoi, traitant des pasteurs des âmes, le saint concile de Trente a jugé que leur premier devoir et le plus grand, c'est d'enseigner le peuple ehrétien (8) En conséquence il ordonne que, chaque dimanche au moins et à chaque fête solennelle, ils entretiennent le peuple de la religion ; quant au saint temps de l'Avent et du Caréme, c'est tous les jours qu'ils le doivent faire, (4) Malach, n, 7 (5) 4 (6) Pontif. Rom.—(7) Aphes., IV, 14-15,

(8) Sess. v, cap. 2 de ref, ; Sess. XN1I, cap. 8 ; Sess, XXIV, cap. 4 et 7 le ref.

Wee Dti m oett atn

ou au moins trois fois par semaine. Et ce n'est pas tout, car ii ajoute que les curés son tenus, au moins les dimanches et jours de féte, par eux-mémes ou par d'autres, d'enseigner aux enfants les vérités de la foi et leur apprendre l'obéissanee envers Dieu et envers leurs parents. Et quand ils doivent administer les sacrements, il leur prescrit que ceux qui sont appelés à les recevoir soient instruits de leur vertu au moyen d'une prédication en langue courante et vulgaire.

Ces prescriptions du saint concile, Notre prédécesseur Benoit XIV, en sa constitution /7fsi minime, les a ainsi résumées et plus distinctement précisées : * Deux obligations principalement ont été imposées aux pasteurs des Ames par le concile de Trente: l'une est que, les jours de féte, ils adressent la parole au peuple sur les choses divines ; l'autre est qu'ils initient tous les enfants et les ignorants aux éléments de la loi divine et de la foi.

Et c’est à bon droit que le trés sage Pontife distinvue ce double office à savoir de la prédication, qu'on appelle couramment l'explication de l'Evangile, et de l'enseignement de la doctrine chrétienne. Peut-ére en effet ne manquerait-il pas de prêtres qui/soucieux de diminuer leur travail, se persuaderaient que l'homélie peut tenir lieu pour eux de catéchisme. A qui réfléchit apparaitra l'erreur de eette appréciation. Car la prédication qui a trait au saint Evangile est destinée à ceux qui déjà doivent étre pénétrés des éléments de la foi. C'est pour ainsi dire le pain qui doit étre servi aux adultes. L'enseignement catéchistique au contraire est celui dont l'apótre Pierre voulait que les fidèles fussent avides en toute simplicité, comme le sont les enfants nouveau-nés.

Cette fonction du catéchiste consiste à prendre, pour la traiter, quelque vérité qui se rattache à la foi et aux mœurs chrétiennes, et à l'éelairer sous tous ses aspects. Et comme le but de l’enseignement, c'est le perfectionnement de la vie, le eatéehiste doit établir

t pas tout, les diman-

d'autres, foi et leur vers leurs sacrements, 's recevoir ie prédica-

prédécesrime, les a 8: “ Deux aux pase est que iple sur les les enfants | et de la

tife distintion, qu'on agile, et de eut-ére en jeux de dimélie peut ui réfléchit ar la prénée à ceux de la foi.

e servi aux ontraire est les fussent les enfants

à prendre, | à la foi et ig tous ses nt, c'est le loit établir

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je l'ai adressée CE).

une comparaison entre ce que Dieu ordonne de faire et ce que les hommes font en réalité ; apres quoi, ayant usé avec à- propos d'exemples qu'il aura sagement puisés dans les saintes Eeritures, ou daus l'histoire ecclésiastique, ou dans la vie des saints, il doit conseiller ses auditeurs et leur montrer en quelque sorte du doigt suivant quelle regle ils doivent ordonner leur vie; dl doit terminer enfin en exhortant les assistants à détester et à fuir les vices, à pratiquer la vertu.

Nous savons bien, il est vral, que pour un grand iombre, cette tâche de l’enseiznement de la doctrine chrétienne n'est pas env iable, étant estimée chose de peu et impropre peut-être à procurer la faveur populaire. Toutefois, Nous considérons que c'est là le jugement de ceux qui se laissent guider par la légèreté plus que pur la vérité. Sans doute, Nous ne refusons pas l'approba tion due aux orateurs sacrés qui, par un souci sincère de la gloire divine, se consaerent soit à la défense et à la revendication de la foi soit à l'éloge des saints. Mais leur travail en appelle un autre préalable, à savoir celui des catéchistes: si celui-ci manque, les fondements manquent, et c'est en vain que travaillent ceux qui bátissent la maison.

Trop souvent des discours très ornés, qui sont accueillis par lapplaudissement d'une très nombreuse assemblée, aboutissent uniquement à charmer les oreilles : ils ne remuent aucunement les Ames. Par contre, une instruction eatéehistique, bien qu'humble . et simple, c'est cette parole dont Dieu atteste par Isaie: “ Tout Cont LIME la pluie Ou la neigt desce nd du ciel, et nw retour D mais enivre la lerre, et la remplit, et lu fuit germer, et donne la Seniein ce a qui se (€, et le pain d qui mange, ainsi sera ma prole qui sortira de ma bouche ; elle ne me reviendra pas vaine, mais elle fera tout ce que J'ai voulu, et etle prospérera en ceux a qui Nous pensons quil faut juger pareillement ces

(1) Is. LV, 10, 1t.

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ee VCI A SRR RU oA MI Yon —— ——— Baptiste

prêtres qui, pour mettre en lumière les vérités de lu religion, éerivent des livres considérables : ils sont assu- a rément dignes d'être abondamment exaltés de ce chef. ' ombien est petit cependant le nombre de ceux qui consultent les ouvrages de ce genre, et qui en tirent un fruit qui réponde au travail et aux vœux des auteurs ? Tandis que l'enseignement de la doctrine ehrétienne, s'il se fait comme il faut, n'est jamais inutile à ceux

in ! qui le regoivent.

De fait (et 11 convient d'en réitérer la remarque T1 pour enflammer le zele des ministres de Dieu) le nombre M est maintenant trés grand et augmente chaque jour de

ia ceux qui ignorent tout de la religion, ou qui ont de Dieu

à la facon des idolâtres. Qu'ils sont, hélas! nombreux, Nous ne disons pas les enfants, mais les adultes, et méme les vieillards eourbés par l’âge, qui ne savent absolument pas les principaux mystères de la foi; qui, entendant le nom du Christ, répondent : “Qui est-ce. Í powr que je erose en lui (2). " [| s'ensuit qu'ils ne se croient pas coupables quand ils forgent et entretiennent des haines contre les autres, | quand ils contractent des accords parfaitement iniques, E quand ils se livrent à la négociation d'entreprises mal honnêtes, quand ils pressurent lourdement le bien d’autrui, quand ils commettent d'autres prévarications de ce genre, I] s'ensuit qu'ignorant la loi du Christ, qui non seulement condamne les erimes honteux, mais en défend i3 méme la pensée consciente et le désir, on les voit méme 3 quand, pour n'importe quel motif en fin. de compte, ils i s abstiennent presque des voluptés coupables, agiter les peusées les plus perverses, nulle religion ne leur ayant été inculquée, et multiplier ainsi les iniquités plus qu'ils n'ont de cheveux sur la tête.

Et ces remarques, Nous tenons à le répéter, ne se

(2) Joan, 1X, 36.

m ou de la foi ehrétienne une notion telle qu'elle leur per- Í ly met, en pleine lumière de la. vérité catholique, de vivre

rités de lu S sont assule ce chef.

) Ceux qui n tirent un S auteurs ¢ chrétienne, lle à ceux

remarque ) le nombre ue jour de mit de Dieu e leur pere,de vivre nombreux, adultes, et savent aba foi: qui, uà est-ce. .

bles quand | les autres, nt iniques, rises mal » bien d’auons de ce st, qui non 3 en défend voit méme compte, ils , agiter les leur ayant | plus qu'ils

péter, ne se

vérifient pas seulement dansles campagnes ou au sein de la misère du menu peuple, mais aussi et peut-être plus fréquemment parmi les hommes d’un rang plus élevé, et méme chez ceux que gonfle la science, qui, forts d'une érudition vaine, prétendent pouvoir rire de la relivion, et “ b.asph?ment tout ce qu'en somme ils ignorent Che

Or, si c’est en vain qu'on attend une moisson d’une terre non ensemencée, comment espérerez-vous des générations bien équilibrées, si elles. n'ont pas été instruites de la doctrine chrétienne à l'heure voulue ? Nous en coneluons à bon droit que, si la foi languit de nos jours à ce point qu'elle est eomme morte en un g ‘and nombre, c'est que l'office du saint enseignement, eatéchistique, ou bien est trop négligemment rempli, ou bien est absolument omis.

Car c'est en vain qu'on dira pour avoir une excuse, que la foi nous a été accordée par un don gratuit et conférée à chacun au saint baptême.

Oui, sans doute tous tant que nous sommes qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous sommes enrichis par la possession de la foi : mais cette très divine Semence ne parvient pas par elle-même et en vertu d’une sorte de force innée à monter. .et à produire de puissents rameaux (2). H y à aussi dans l'homme, dès sa htissance, une puissance intellectuelle : cette puissance a pourtant besoin du langage maternel pour y trouver l'excitation requise afin de passer, comme on dit, à l'aete. Il n'en va pas autrement pour l'homme qui, tirant une nouvelle naissance de l’eau et de lEsprit-Saint, aequiert Ia foi initiale; il a cependant besoin de l'enseignement de l'Eglise, pour que cette foi puisse étre de veloppée et accrue et porter des fruits. ( 'est pourquoi l'Apotre écrivait : Le foi ment de l'audition, et Paudition s'effectue par la parole du Christ (3) ' eU pour montrer la nécessité de l'instruetion, il ajoute : Comment. .. entend va-t-on, sans un prédicateur (4) ?

(1) Zud., 10.--(2) Mare, 1v, 32.—(3) Rom., X, 17.—(4) Zoid, 14.

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.tous les dimanches et jours de fête de

tienne. Par elle les curés, là surtout

mn sentais UND

"i toutes les explications qui précèdent montrent de quelle importance est l'enseignement religieux du peuple, Nous devons avoir le plus vif souei de maintenir toujours en vigueur, ou.si elle est négligée quelque part, de restaurer cette diffusion. de la Doctrine chrétienne qui, pour employer le langage de Notre prédéeesseur Benoit XIV, est l'institution la plus utile

à la gloire de Dieu et au salut des âmes (5)

Voulant done, Vénérables Frères, pourvoir à cette fonction très importante de l'apostola* supréme, et réaliser partout en une &i grave matière une pratique unique et uniforme, Nous déerétons et Nous ordonnons rigoureusement, en vertu de Notre autorité apostolique, l'observation et l'exécution, dans tous les diocèses, des regles qui suivent :

I. Que tous les curés, et en vénéral tous ceux qui exereent le ministére des Ames, enseignent, d'aprés le petit livre du catéchisme, aux garçons et aux petites filles, ce qu'ils doivent tous eroire et faire pour atteindre au salut, et eela pendant l'espace d'une heure entidre l'année, sans en exeepter un seul.

IIl. Que les curés, à des époques fixes de l'année, préparent garçons et filles, par une instruction continue de plusieurs jours, à la réception convenable des sacrements de Pénitence et de Confirmation.

IIT. Que de méme, et avec un soin absolument particulier, ils disposent les jeuues filles à s'approcher saiitement po Ia sainte Table, par d'opportunes tations faites tous les jours du Car saire d'autres jours encore

garcons et les jeunes ur la premiere fois de instructions et exhoréme, et si c'est nécesapres les fêtes paseales.

[ V. Que dans toutes les paroisses et d'elles, soit exnoniquement instituée | appelle couramment congrégation de

dans chacune ‘association qu'on la Doctrine chréoù le nombre des

(5) Constit, Etsi minime, 13.

montrent igieux du le maintee quelque rine. ehré- ; prédécese à la eloi-

ir à cette ne, et réatique uniordonnons ostolique, ocèses, des

ceux qui d'après le iX petites ur atteinire entière », Sans en

e l’année, | continue des sacre-

ment pares Jeunes 'e fois de et exhorest nécesles.

s chacune ion quon rine chrémbre des

prétres est restreint, auront comme auxiliaires dans l'enseipnement du eatéchisme des laies, qui s'appliqueront à ee ministère tant par zèle pour la gloire de Dieu, que pour gagner les saintes indulgences dont les Pontifes Romains l'ont si largement enrichi.

V. Que dans les ¢ andes villes, et prineipalement dans celles où existent des Universités d'études, des lycées, des colleges, on fonde des écoles de religion pour instruire des véri és de la foi et de la vie chrétienne la jeunesse qui fréquente les cours publiques où il n'est pas fait état des choses religicuses.

VI. Et puisque, surtout dans ces temps troublés l’âge mûr n'a pas moins que l'enfance besoin d'instruction, que tous les curés et tous ceux qui exercent le ministere des âmes enseignent le catéchisme aux fidèles, en un langage d'ailleurs facile et approprié à leur entendement, à l'heure qu'ils jugeront la plus propre à déterminer laffluence, sauf toutefois l'heure réservée aux enfants, et cela sans préjudice de lhomélie habituelle sur l'Evangile qui doit être donnée dans l’église paroissiale tous les jours de fête. A cet effet ils se serviront du catéchisme du Concile de Trente, et, de telle manière que, dans l'espace de quatre ou cinq années, ils en embrassent toute la matiere, à savoir: du Symbole, des Sacrements, du Décalogue, de la Prière et des omimandeme ats de l'Eclise.

Voilà, vénérables Frères, ce que de Notre autorité apostolique, Nous avons déerété et ordonné, quant à Nous, A vous maintenant de faire qu'en ehaeun de vos diocèses, cela soit exécuté sans retard et intévralement de veiller en définitive et de vous prémunir, suivant votre autorité, eontre l'oubli de Nos preseriptions, ou, ee qui revient au méme, contre leur exécution molle ou hésitante. Pour éviter effieacement ce péril, il faut que vous recommandiez avec instance que les curés ne donnent pas leurs legons de catéchisme sans sy étre préparés, Invis aprés une sérieuse préparation préalable : quils ne parlent pas le langage de la sagesse humaine,

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UM ERR a At

Diete catenae haan vetture dome s is inu

mais que, dans la simplicité du coeur et dans la sincérité de Diew (1), ils suivent l'exemple du Christ, qui, bien qu'il révélàt des ehoses cachées depuis la création du monde (2), disait cependant toutes choses en paraboles aux foules et ne leur parlait pas sans paraboles (3). Nous savons aussi que les apôtres institués par le Seigneur, pratiquerent la même chose ; c’est d'eux que saint Grégoire le Grand disait : als eurent soin pardessus tout de précher aux peuples ignorants des choses simples et accessibles, et non des choses élevées et ardues (4). Or, en ce qui regarde la religion, les homries de notre temps doivent, pour une grande part, étre assimilés aux ignorants.

Empêchons cependant que, par zèle pour cette simplicité, l'on ne se persuade que, dans ce genre de táche, il ne faut nul travail ou nulle méditation ; il en faut au contraire, à coup stir, en ce genre plus qu'en aucun autre. Il est de beaucoup plus facile de trouver un orateur qui parle avec abondance et avec éclat, qu'un catéchiste qui donne une leçon de tout point louable. Quelque facilité naturelle qu'on ait donc reçue pour penser et pour parler, qu'on sache bien que jamais on ne parlera de la doctrine chrétienne, avec fruit pour les Ames, à des enfants ou au peuple, si l'on n'y est préparé et dressé par une étude sérieuse. (eux-la se trompent certainement qui, contiants dans l’inexpérience et la lenteur intellectuelle du peuple, se piquent de pouvoir agir négligemment en ces matières. Au contraire, plus ignorants sont les auditeurs recrutés, plus grand est le zèle et le soin dont il faut qu'on use pour acheminer des vérités tres élevées, si éloiwne:s de l'entendement vulgaire, vers la pereeption trop obtuse des illettrés, à qui, tout autant qu aux savants elles sont nécessaires pour l'acquisition du bonheur éternel.

Qu'il Nous soit done permis, Vénérables Fréres, de

(1) If Cor., 1. 12.—(2) Matth., X11I. 35.—(3) 75., 34,—(4) Moral,

s la simcé- Shrist, qui, a création en pa rOpa raboles ués par le d'eux que soin pardes choses | et ardues omries de tre assimi-

cette sim- : de tâche, en faut au aucun au an orateur catéchiste Quelque

r penser et ne parlera 'S Ames, à ré et dresnt certaila lenteur

ir agir nélus ignoest le zèle

miner des ment vulrés, à qui, res pour

Frères, de

—(4) Moral.,

vous adresser, en cette dernière partie de Notre lettre, les paroles de Moïse : Si quelqu'un appartient au Seigneur, qu'il s'unisse à moi (1). Observez, Nous vous le deinandons et Nous vous en prions, quelle ruine des âmes l'ignorance des choses religieuses entraîne à elle seule. Beaucoup d'œuvres utiles et absolument dignes de louange ont été peut-être instituées par vous, en vos dioceses respectifs, à l'avantage du troupeau qui vous a été confié: Veuillez pourtant, avant toute chose, avec toute l'énergie, tout le zele, toute l'assiduité possible, donner vos soins et vos instances à ce que la connaissauce de la doctrine chrétienne atteigne les Ames de tous et les pénètre à fond. Que chacun de nous, Nous répétons les paroles de l'apótre Pierre, de méme quil a reçu lu grace, Vadministre à l'autre, comme il convient à de bons dispensatewrs de la grâce multiforme de Dieu (2).

Que. par l'intereession de la très sainte Vierge immaculée, votre zele et vos pieuses industries soient favo- . risées par la. Bénédietion apostolique que Nous vous accordons d'un cœur trés aimant, à vous, à votre clergé, au peuple qui vous est confié, comme témoignage de Notre affection et gage des célestes grâces.

Donné à Rome, prés Saint-Pierre, le 15 avril 1905, la seconde année de Notre Poutiticat.

PIE X, PAPE

(1) Exed., XXXII, 26.

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