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de paix au dehors, plus de sécurité au dedans: la vie publique troublée par de sinistres forfaits.
En un tel conflit de convoitises et parmi de si graves périls, il faut s'attendre en tremblant aux pires catastrophes, ou chercher en toute hate un remede. — Enchainer les malfaiteurs, chercher a adoucir les mœurs populaires, détourner lu crime par toutes les ressources des lois, c'est bien, c'est nécessaire; ce n'est pas tout. C'est plus haut quil faut chercher la guérison des peuples: il faut faire appel à une force plus grande que n'est la force humaine, à une force qui atteigne les âmes, y ranime le sentiment du devoir, les rende meilleures—la force qui a déjà sauvé une fois le monde, alors qu'il s'effondrait sous le poids de calamités plus terribles encore. Rendez sa vie, redonnez sa force à l'esprit chrétien dans la société, en lui ôtant ses entraves, et la société sera régénérée, Le conflit des classes inférieures et supérieures s'upaisera de soi-même et un rm spect mutuel consacrera des deux côtés la légitimité des droits; que pauvres et riches écoutent le Christ, et ils resteront également dans le devoir, les uns comprendront qu'ils doivent chercher le salut dans la justice et la charité, les autres dans la modération et la temperance, La société domestique gardée par la crainte de Dieu qui commande et qui défend, retrouvera son assiette normale; et aux yeux des peuples, les préceptes naturels eux-mêmes reprendront toute leur valeur, savoir, quil. faut respecter l'nutorité légitime et obéir aux lois, ne point fuire de sédition, ne point tramer de complot, Oui, que la loi chrétienne préside à tout, que rien ne l'entrave, et l'ordie. établi par la divine providence se conservera sans. effort, avee les fruits qui lui sont propres, la prospérité et la paix, C'est done le eri méme du salut publie, qu'à celui duquel il n'eut jamais fallu s'éloigner, qui est la voie, la. vérité et la vie, retournent, non les individus seulement, mais la société humaine tout entiere, I] faut qu'en celle-ci le Christ rentre en maitre, comme dans son domaine; et que, puisant en lui la vie dont il est la source, on en empreigne toutes les parties et l'organisme de la chose
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publique : les prescriptions et les prohibitions des lois, les institutions populaires, les écoles, la législation du mariage et de la famille, le palais du riche, l'atelier de l'artisan. Et ce qui ne doit échapper à personne, c'est que de là dépend grandement cette civilisation si ardemment désirée; car elle s'entretient et progresse, moins par les biens du corps, richesses et prospérité matérielle, que par ceux de l'àme, bonnes mœurs et pratique des vertus.
C'est, l'ignorance, plus encore qu'une volonté perverse, qui tient un grand nombre d'hommes éloignés de Jésus- Christ : on en compte beaucoup, en effet, qui s'appliquent à l'étude de l'homme, beaucoup à l'étude du monde, fort peu à celle du Fils de Dieu. La premiere chose done à obtenir, c'est que la science bannisse l'ignorance, afin que l'on ne répudie ni ne méprise plus Jésus-Christ sans le connaître. Nous adjurons tous les chrétiens, en quelque lieux qu'ils se trouvent, de s'appliquer de toutes leurs forees à connaitre leur Rédempteur et & comprendre ce qu'il est. A peine l'auront-ils regardé, d'un cœur droit et d'un esprit impartial, qu'ils verront clairement qu'il ne se peut rien concevoir de plus salutaire que sa loi, de plus divin que sa doctrine. A un tel résultat contribueront merveilleusement, Vénérables Fréres, votre autorité et vos efforts, en méme temps que le zele et l'applieation du clergé. Graver dans l'àne des peuples la vraie notion et, pour ainsi dire, l'image de Jésus-Christ ; mettre en lumière, par ln plume et par la parole, sa charité, ses bienfaits, ses institutions, dans les écoles primaires, dans les collèges, du haut de la chaire, partout enfin où s'en offre l'occasion, estimez que c'est là votre premier devoir. Sur ce qu'on appelle les droits de Uhomme, les foules en on entendu assez; qu'on leur parle enfin des droits de Dieu. Le temps y est favorable, comme suffisent à l'indiquer ce que nous avons dit du réveil de sentiments chrétiens au cœur d'un grand nombre, et plus spécialement tous ces témoignages de piété à l'égard du Rédempteur, que nous léguerons, s'il plait à Dieu, au siecle qui vient, comme gage d'un meilleur avenir. Mais, comme