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nos saints Livres, Car ce genre tant próné de critique supérieure aboutit à ceci : que chacun dans ses interprétations. en viendrait à suivre son propre gout et ses opinions faites d'avance, De cette manière la lumière désirée ne se lera pas sur les Ecritures, la vraie science ne gagnera rien: mais l'erreur se trahira par cet effet qui la caractérise : ]a diversité des opinions et les contradietions incessantes dont les chefs de ecotte méthode nouvelle Nous offrent déjà le spectacle, It parce que ceux-ei sont pour la plupart imhus des prineipes d'une lausse philosophie et de l'esprit. rationaliste, ils ne eraindront pas d'élaguer des saints Livres les pro. phéties, les miracles et tout ce qui dépasse l'ordre naturel.— En second lieu il faut combattre ceux qui abusant de la connaissance qu'ils ont des seiences naturelles, s'attachep* à tous les pas des auteurs sacrés pour montrer ,eur Ignorance sur ces matières et dénigrer les Ecritures elles-mémes, Ces accusa. tions, ayant pour objet des choses sensibles, devien-
nent surtout. dangereuses lorsqu'elles arrivent à la
connaissance du vulgaire et surtout de la jeunesse qui s'adonne à l'étude des lettres Cello-ei, en eflet,
une fois qu'elle aura perdu le respect de la révélation
divine sur un point, vefusera lacilement de lui préter
foi sur les autres Or, il est bien certain que, si les
sciences nature!les peuvent servir à manifester la
eloire du Créateur, empreinte dans da création,
pourvu quelles soient convenablement expliquées,
elles peuvent tout aussi bien détruire les principes de la saine philosophie et corrompre les mœurs, si elles sont présentées d'une lagon pertide aux Jeunes intelligenees, C'est pourquoi la connaissance des sciences naturelles sera pour le professeur d'Eeriture Sainte d'un puissant secours. Par la il pourra plus facilement découvrir et combattre
les attaques qui de ce côté aussi sont dirigée
S contre [os SHINES Livy res I] ne saurait assurement exister de désaccord entre
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‘passe l’ordre tre ceux qui | des sciences des auteurs ces matières Ces accusables, devienarrivent à la la jeunesse a«cl, en effet, la révélation de lui preter 1 que, si les innilester la la création, expliquées, "N prinerpes 'S INŒUTS, si aux jeunes Issance des r d'Ecriture pourra plus (taques qui unts Livres Ccord entre
théologiens et savants si les uns et les autres se renfermalent dans leurs limites respectives, si, suivant le conseil de saint Augustin, ils n'avançaient rien sans preuve et ne donnaient pas pour certain ce qui ne l'est pas (50). Toutefois, s'il arrive un conflit, voici, d'après le même docteur,
la regle générale que doit suivre le théologien :
“ Toutes les fois que les savants ont appuyé leurs assertions sur de solides preuves, montrons qu'elles ne sont pas en contradiction avec l'enseignement de nos saints Livres; au contraire les savants affirment.ils que telle découverte contredit la Bible, c'est-à-dire la doctrine catholique, mon- (rons si nous le pouvons que cetre déconverte est fausse ; en tout cas et en attendant la preuve, tenons ln découverte pour fausse : n'hésitons pas " (51). Cette régle est tres juste. En effet, il faut d'abord cor sidérer que les écrivains sacrés ou plutôt l'Esprit "aint parlant par leur bouche (52) n'ont pas voulu nous révéler la nature intime du monde visible, dont la connaissance ne sert de rien pour le salut. C'est pourquoi ces écrivains n'ont pas prétendu étudier directement les phénomènes naturels, mais quelquefois ils en parlent ou les décrivent accidentellement. Et alors ils adoptent Ia manière de parler usitée de leur temps dans la eonversation oidinaire, langage dont les plus grands savants se servent encore de nos jours dans la vie commune. Or dans la conversation on désigne les choses comme elles apparaissent aux sens: de méme les écrivains sacrés Sen sont rapportés aux apparences (53): c'est le Docteur \ngélique qui nous en avertit Dieu, par. lant aux hommes, s'est conformé à leur manière d'entendre et de désigner les choses. D'ailleurs sj lon doit défendre éhnergiquement l'Écriture Sainte,
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il ne s'ensuit pas qu'il faille soutenir toutes les Oplnions émises par chacun des Peres et des exégètes postérieurs, Ces hommes ont subi l'influence des opinions qui avaient cours de leurs temps : en expliquant les passages des Saintes Eeritures qui font allusion aux choses naturelles, ils ont pu méler à la vérité des jugements qu'on n'aecepterait pas aujourd'hui. Aussi faut-il soigneusement mettre à part dans leurs interprétations les points qu'ils donnent réellement comme touchant à la foi ou comme étroifement unis à elle, ainsi que les verités qu'ils pré. sentent dun consentement unanime ; car, sur tout ce qui n'appartient pas au domaine de la foi, les saints ont eu le droit, comme nous l'avons, d'émettre différents avis, C'est Ja pensée de saint Thomas (54), qui fait aillenrs cette si sage réflexion: “ Je
crois plus prudent, à l'égard des doctrines qui sont communément admises par les philosophes et ae sont pas contraires à nos croyances, d'éviter tout ensemble et de les affirmer comine des dogmes de lo! (bien que ceux-ci quelquefois soient presentés sous le patronage des philosophes) et de ne pas les rejeter comme étant en contradiction avee la foi. pour ne pas fournir aux savants l'occasion de mépriser la doctrine " (55) \ussi, quoique l'interprétation doive montrer que les faits étabiis sur dos preuves solides par les observateurs de la nature, ne sont pas en opposition avec l'Ecriture bien comprise, il doit cependant. se garder d'oublier que d'autres faits, d'abord presentes comme certains, ont
ele ensuite mis en doute et rejetés
Que st les auteurs des traités de physique franchissent les limites de leur science et font Invasion dans le domaine de la philosophie avec de lausses données, le théologien exegete doit renvoyer au philosophe le soin
de les réfuter,
(54) Zn sent, M, déve, Mog Lea (55) Opusc. N
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; Car, sur tout de la foi, les ons, d'émettre saint Thomas flexion: “Je rines qui sont sophes et ve d'éviter tout s dogmes de ent presentés le ne pas les | avec la foi.
'asion de méue l'interprébiis sur des la nature, ne ien comprise, que d'autres HIN, ont été 1 les auteurs es limites de maine de la e théologien soin de Îles
On pourra des lors appliquer ces principes aux sciences Voisines, surtout à l'histoire : car il laut déplorer que nombre de ceux qui, au prix de grandes latigues, interrogent les monuments de l'antiquité, les mœurs et les institutions des peuples et autre documents de même espèce et qui les publient, aient trop souvent le parti pris de surprend-:e l'Ecriture en Hagrant délit d'erreur, pour en venir à ébranler de routes parts et à infirmer son autorité.
C'est aussi la manière d'agir de quelques auteurs, dont l'esprit. peche par exces de défiance et par délaut d'impartialité : ils accordent un tel crédit aux ouvrages profanes et aux monuments de Vhistoire ancienne qu'il n'admettent meme
pas le soupçon d'erreur ;
au cantraire lorsqu'il s'agit de Livres aciés, 1] leur sullit d'y apercevoir une prétendue "pparenee d'erreur—sur laquelle ils ne discutent meme pas—pour se décider, sans y regarder de plus pres, à refuser à nos saints Livres une confiance au moins égale, Certes il a pu échapper aux copistes des fautes plus ou moins lourdes dans la transcription des manuscrits: mais il ne faut admettre cette conclusion qu'après mur examen et seulement pour les passages à l'égard desquels l'erreur est prouvée, Ll peut se [aire aussi que le véritable sens d'un passage reste doutenx, C'est alors que pour l'élucider les regles les plus süres de l'interprétation seront d'un grand secours, mais il ne seva Jamais permis ou de 'estreindre l'inspiration à certaines parties seulement de Ja Sainte Ecriture ou d'aceorder sacre ait pu se tromper.
On ne peut pas non plus tolér qui se tirent de ces difficultés ‘tpposer que l'inspiration divine ne s'applique qu'aux objets intéressant la loi et les mœurs, et à rien au-delà, parce que, pensent-ils faussement, lors quil s'agit de la vérité des doctrines, il ne faut pas tant chercher ce que Dieu a dit que la raison pour
que l'écrivain
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laquelle il l'a dit. Car tous ces livres et ces livres tout entiers que l'Eglise regarde comme sacrés et canoniques, ont été écrits sous l'inspiration du Saint- Esprit. Or, loin d'admettre Ja « oexistence de l'erreur, l'inspiration divine par elle-même exelut toute erreur; et cela aussi nécessairement quil est nécessalre que Dieu, Vérité Supréme, soit incapable d'enseigner erreur, C'est là la croyance ancienne et constante de l'Eglise, croyance définie dans les Conciles de Florence et de Trente et confirmée dans le Concile du Vatican qui aíliime d'une maniere absolue, que “les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament avec toutes leurs parties, lels qu'ils ont été reconnus par le Concile de Trente, et qui lont partie de l'ancienne Vuigate latine, doivent etre regardés comme sacres et canoniques, Ht l'Eglise les reçoil pour sacrés él canoniques, non Pas EN c^ sens que, composés par le génie humain, ils ont ensuite regu son approbation : ni meme seulement parce qu'ils contiennent la révélation Suns ducune erreur ; mais par ce qu'ils ont été écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit et ont ainsi Dieu meme pour auteur” (56),
Aussi ne sert-il de rien de dire que le Saint-Esprit s'est servi des hommes comme d'instruments pour écrire et que quelque erreur a pu échapper non à l'auteur principal, mais aux écrivains inspirés, Car l'Esprit-Saint a tellement poussé et excité ces hommes à écrire, il les a de telle sorte assistés d'une grace surnaturelle quand ils écri aient, qu'ils ont dû et concevoir exaciement et exposer fidelement et exprimer avee une infaillible justesse ce que Dieu voulait leur faire dire et seulement ce qu'il vonlait. Sans quoi, il ne serait pas lui-même l'auteur de toute lEeriture, Telle est la doctrine
que les Pères ont toujours tenue pour certaine :
" Cent pourquoi, dit suint Augustin, on ne peut dire que le Saint. sprit
n'a pe qu'il | valen œoire de cL NOUS | done | a ceri Ils droits que c] catho] méme Pères que le par les toute « (les mi d'hui, rencon vence, sagacit concili unanin et dan l'euvr même, n'a pu vérité, paroles " Je do les livr I’ Herite une tel croyant per en
et ces livres e sacrés et on du Saint- | de l'erreur, xelut toute il est néces-
incapable e ancienne hie dans les firmée dans ne manicre lu Nouveau ju ils ont élé M partie de rdés comme pour Sacres poses par le bation ; ni L révélalion 4 été écrits ainst Dieu
aint-Esprit lents pour per non à nrés, Car © ces homstés d'une iils ont dû lement et que Dieu il vonlait, ur de toute Peres ont irquoi, dit unt« Esprit
n'a pas écrit lui-méiae quand ceux-là écrivirent ce qu'il leur a montré et suggéré. Les membres écrivalent ce que la tête leur dictait ” (51). Saint Grégoire le Grand dit également: * I] est bien inutile de chercher quel est l'auteur de ces livres, puisque nous devons croire que c'est le Saint-Esprit. Celui-là done a éerit qui a dieté ce qu'il fallait écrire, Celui-là a écrit qui fut l'inspirateur de l’œuvre ” (58).
I] s'ensuit que ceux qui pensent que dans les endroits authentiques des Livres saints se trouve quelque chose de faux, ceux-là ou bien altèrent la notion catholique de l'inspiration divine, ou font Dieu luimeme auteur de l'erreur. Aussi, tous les Saint: Peres et les docteurs ont-ils été tellement persuadés que les saintes Lettres, telles qu'elles sont présentées par les auteurs sacrés, sont absolument exemptes de toute erreur qu'en présence des nombreux passages (les mémes ou à peu prés qu'on nous objecte aujourd'hui, au nom de la science moderne), où semble se rencontrer quelque contradiction oa quelque divergence, ils ont multiplié leurs efforts avec autant de sagacité que de piété pour les mettre d'accord et les concilier entre eux. Ils prolessaient ainsi avec unanimité que les saints Livres, dans leur ensemble et dans chacune de leurs parties, sont également l'œuvre de l'inspiration divine, et que Dieu luimeme, parlant par la bouche des auteurs inspirés, na pu absolument rien énoncer qui s'écartàt de la vérité. Telle doit être la portée universelle de ces paroles que saint Augustin écrit à saint Jérôme : " Je dois en effet l'avouer à ton affection, entre tous les livres j'ai voué à ceux-là seuls qui font partie de l'Eeriture et sont appelés eanoniques, un tel respect, une telle vénération, que c'est pour m^ une lerme croyance qu'aucun de leurs auteurs n'a pu se tromper en quoi que ce soit, Et si par hasard je rencon-
trais dans les saints Livres quelque chose qui parüt contraire à la vérité, je n'hésiterais pas à conclure, ou bien que le texte esi défectueux, ou. bien que le traducteur n'a pas saisi le sens, ou enfin que moiméme je ne l'ai nullement compris " (59).
Mais l'application pleine et parfaite de toutes ces sciences difficiles à Ja défense de la sainteté de la Bible est une œuvre qui d'passe de beaucoup ce que l’on peut raisonnablement attendre de l’activité exclusive des commentateurs et des théologiens, Il est bien à désirer que vers ce but conspirent aussi tous les efforts des catholiques dont le nom a aequis quelque autorité dans les sciences profanes. Certes, pas plus de nos jours qu'à aucune époque du passé, cet ornement de leur génie ne fait, grâce à Dieu, défaut à l'Eglise: plaise au Ciel de l'aecroitre encore pour mieux défendre notre foi! Rien, en ellet, ne Nous semble plus nécessaire : il faut que la société voie ses défenseurs l'emporter en nombre et en valeur sur ses adversaires; et rien ay monde n'est mieux de nature à inspirer au vulzaire le respect de la vérité, que de la voir professo; hardiment par ceux qui excellent dans quelque branche illustre des Sclences. Bien plus: la haiue méme de nos ennemis cèdera facilement, ou, du moins, leur insolence n'osera pas représenter la foi comme ennemie de la science quand ils verront des hommes illustrés par toutes les gloires scientifiques apporter à cette foi l'hommage souverain de leur respect.
Puisque tels sont les avantages que peuvent apporter à la religion ceux à qui la divine Bonté a accordé, avec la grace de la loi catholique, les dons heureux de l'esprit, que chacun, dans ee mouvement si ardent des sciences touchant de quelque façon aux Ecritures, se choisisse un genre d'études qui lui convienne et dans lequel, une fois passé maitre, il
159) 42. LXXXIL 1,24» Ortus alibe,
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' de toutes ces la sainteté de la " beaucoup ce Ire de l'activité héologiens, I] onspirent aussi ' nom a acquis lanes. Certes, que du passé, , grace à Dieu, CCrOItre encore » en effet, ne que la société nombre et en u monde n'est ' le respect de ardiment par he illustre des e nos ennemis ur insolence inemie de la illustrés par ler à cette foi
que peuvent ivine Bonté a jue, les dons > mouvement elque façon tudes qui lui sé maitre, il
puisse, non sans gloire, repousser les traits sclence ennemie dirige contre elles,
Et ici, il Nous est donx d mérite, le dessein de certains catholiques, qui, pour lournir aux savants les moyens de poursuivre et de faire avancer, avec tous Jos secours qu'elles réclament, ce genre d'études, s'unissent en sociétés pour appliquer à cette fin leurs libéralités pécuniaires. On ne saurait, certes, trouver pour la richesse un emploi meilleur et plus en rapport avec les circonslances. Moins, en effet, les catholiques peuvent compter, pour leurs études, sur les secours officiels, plus il eonvient que la générosité privée se montre prompte et abondante ; c'est ainsi que ceux qui ont reçu de Dieu les biens de la lortune pourront les laire servir à protéger le trésor de ]a révélation même,
Mais pour que ces travaux profitent véritablement aux études bibliques, que les savants s'appuient, en les considérant comme des principes, sur les docnes que Nous avons exposées plus haut; qu'ils soient fidèles à tenir que Dieu, qui a créé et qui gou- Verne toutes choses, est aussi l’auteur des Ecritures, et partant qu'aucune découverte, ni dans la nature, ni dans les monuments de l'histoire, ne peut vraiment contredire les Ecritures. Que si quelque con- Iradiction de ce genre nous semble apparaitre, écartons-la avec soin, soit en demandant au sage jugement des théologiens et des interprétes le sens plus vrai ou plus vraisemblable du passage en question, soit en soumettant à un examen plus attentif Ja valeur des arguments qu'on oppose à l'encontre, Et il ne faudrait pas s'arrêter, lors même « trariétés apparentes persisteraient ; ne peut jamais être opposé au vr pour certain que l'erreur a dû s'introduire, soit dans l'interprétation. du texte sacré, soit dans quelque "ulre partie de la discussion: et si, nj d'un cóté ni
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de l’autre, cela ne peut encore assez se constater, il faut, en attendant, suspendre son jugement.
Combien d'objections, en effet, dont les divers ordres de sciences ont fait longtemps grand bruit contre les Ecritures, et qui, reconnres sans valeur, sont aujourd'hui tombées dans l'ou:li! Lie méme, au sujet de certains passages des Ecritures (qui ne touchaient pas directement, il est vrai, à la règle de la foi et des mœurs), combien d'interprétations que l’on proposait, et qu'un examen plus attentif a du réformer dans la suite! Le temps, en effet, emporte les erreurs de l'opinion: mais /a vérité demeure el se Jortifie éternellement (60), Personne ne peut avoir la prétention de comprendre parfaitement un livre dans lequel saint Aueustin (61) lui-méme avoue qu'il ignorait bediucoup plus de choses qu'il n'en savait ; c'est pourquoi s'il se présente des difficultés qu'on l'on ne peut résoudre, que chacun s'approprie le sage procédé du méme docteur : " Mieux vaut. se courber sous des signes, utiles toujours lors méme qu'on les ignore, que de sexposer par des interprétations * :tiles, à embarrasser dans les filets de l'erreur une tete affranchie du joug de la servitude” (62),
Qu'ils suivent avec un respect loyal Nos conseils et Nos recommandations, ceux qui s'occupent de ces sciences subsidiaires : qu'ils s'efforcent, dans leurs écrits et leur enseignement, d'employer les résultats de leurs études à réfuter les ennemis de la vérité et à empêcher chez les jeunes gens la perte de la foi ; ils pourront alors se féliciter d'avoir dignement mis leur travail au service des saintes Lettres et d'avoir apporté à la religion catholique le secours qe l'Eglise est en droit d'attendre de la piété et de Ja science de ses enfants,
Tels sont, Vénérables Frères, les avis et les règles
(00) HI Esdr. 4, 38 (6r) Ad Januar. ef, LV, 21 (62) De doctr. chr, LE, 9, 18
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nt les divers s grand bruit s sans valeur, ! be méme, ures (qui ne à la règle de rétations que ittentif a du ‘fet, emporte demeure el se peut avoir la nt un livre némie avoue es qu'il n'en es difficultés à s'approprie leux vaut se 's lors méme les interpreilets de l'ervitude" (62), Nos conseils upent de ees dans leurs les résultats ‘la vérité et te de la foi :
nement mis es et d'avoir 'S qe l'Eglise | la science
et les regles
que Nous avons cru devoir, selon les besoins du moment, vous donner, avec l'aide de Dieu, sur l'étude de l'Eeriture Sainte. A vous maintenant de veiller à ce qu'elles soient gardées et observées avec le respeet qui leur est dà : ce sera le moyen de faire briller avec plus d'éclat la reconnaissance que nous devons à Dieu pour cette communication faite au genre humain des oracles de sa sagesse; le moyen aussi d'en retirer plus abondamment les avantages tant souhaités, surtout pour la formation de cette jeunesse lévitique, qui est l'objet si cher de Notre sollicitude et l'espérance de l'Eglise. Avec un zèle plein d'empressement, employez votre autorité et vos exhortations à ce que dans les séminaires et dans les académies soumises à votre juridiction, ces etudes se maintiennent justement en honneur et solent toujours florissantes. Qu'elles fleurissent dans une heureuse intégrité, sous la direction de l'Eglise, et en se conformant aux salutaires leçons et exemples des Saints Pères et aux louables pratiqnes des anciens ; et qu'enfin le cours des temps leur donne des développements qui servent véritablement à la délense et à la gloire de la vérité catholique, établie de Dieu pour perpétuer le salut des peuples.
Quant aux élèves et aux ministres de l'Eglise, Nous les avertissons tous, dans Notre affection paternelle, de n'aborder jamais les saintes Lettres qu'avec un sentiment profond de respect et de piété; car il est absolument impossible que l'intelligence s'en révèle à eux d'une façon salutaire, comme il en est besoin, s'ils ne sont fidéles à écarter l'arrogance de la sagesse ferres/re et à exciter saintement en eux l'amour de la sagesse qui vient d'en haut. Une fois que, se mettant à son école, l'àme en a reçu la lumiere et la force, elle en acquiert une merveilleuse faculté pour discerner et éviter les artifices de la science humaine, pour recueillir les fruits qui sont vraiment solides et les rapporter à l'éternité. C’est
par là surtout que l'âme enflammée d'ardeur et sous l'impression toujours plus forte de l'amour divin, dirigera son élan vers les avantages de la vertu: Blenheurena ceux qui scrulent ses LEMOLYNALES, c'est de tout leur cœur qu'ils vont d sa recherche (63),
Et maintenant, Nous Nous appuyons sur l'espérance du secours d'en haut et plein de confiance en votre zèle pastoral, c'est avec toute Notre allection que, comme gage des récompenses célestes et comme témoignage de Notre particulière bienveillance, Nous vous aecordons, dans le Seigneur, à vous tous, et à tout le clergé et le peuple confiés à chacun de vous, la bénédiction apostolique
Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 16 novembre de l'annee MDCCCXOIII, de notre Pontificat la selzième,
LEON XIII, PAPE
(O32) Ps, NVIH
(ul
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Th COUnNES to a alter lrom digni!
sulegn vay mere!
Divin to hui be wi aud w
d'ardeur et de l'amour ntages de la LEmMOlLYNALeS, erche (63), s sur l'espéconfiance en tre affection tes et comme ienveillance, à vous tous, chacun de
6 novembre Pontificat la