DÉCRET XX
De la fuite des divertissements dangereux et de quelques occasions de péché,
Renouvelant le 21e. décret du VI Concile, nous décretons ce qui suit :
lo Il arrive de temps à autre en cette province des hommes qui représentent sur les thóatres des scénes dangereuses et trop souvent tout à fait condamnables. Quiconque veut arriver à la vie éternelle ne peut fréquenter ces représentations. L'Esprit-Saint décrit la conduite de ces Ames imprudentes comme celle de l'oiseau qui se précipiterait sous le lacet, et ne saurait pas qu'il y va de sa vie ; car la mort est le chitiment dw péché.
Que tous les tidéles s'abstiennent d'encourager de telles représentations; que les pasteurs et les confesseurs détournent fortement ceux qui sont soumis à leur pouvoir d'assister à de tels spectacles, qui sont une occasion prochaine de péché,
20 On doit en dire autant des cirques dans lesquels la vie des cavaliers est exposée, ou dans lesquels les
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costumes ou les postures blessent les lois de la modestie chrétienne.
80 Il faut rejeter aussi d'autres divertissements qui quoique moins nuisibles, n'uménent que trop les périls et l’occasion de péché. D'abord qu'on fasse disparaitre ces théatres domestiques, appelés théatres de Société, qui produisent entre les deux sexes des familiarités dangereuses, alimentent les vices et surtout ternissent dans les jeunes filles ]e beau lis de la chasteté, leur principal ornement, qu'elles portent, au témoignage de St, Paul, dans des vases fragiles,
4o Que les parents répriment aussi cette licence funeste croissant chaque année qui en hiver, sous prétexte de récréation. pousse les jeunes filles, oublieuses de leur sexe, au mépris de la pudeur, changeant presque complètement leur vêtement de femme en vêtement d'homme, à faire durant la nuit avec les
jeunes gens des promenades en raquettes, soit ce qui
est pire, à s'étendre avec enx sur des traines d'écorce pour se précipiter le long des glissoires. Qu'elles songent à ce grave avertissement de l'Esprit-Naint : qui aime le danger y périra. Qu'elles écoutent ces exhortations de St. Paul: abstenez vous de toute apparence de mal, «fin. qu'au milieu meme d'une nation Mauvaise et perverse vovs demeuriez candides comme des enfants de Dieu sans bláme el sans reproch:: et qu'elles apprennent à redouter ce que le Seigneur défend : Une femine ne prendra pas un habit d'homme, et un homme ue se revétira pas d'un habit de femme, car quiconque
fait cela est en « bomination devant Dieu.
50 Quiconque aussi veut bien gouverner sa maison, conduire sa famille avec paix et affection, goüter avec sa femme et ses enfants les joles du foyer domestique, doit se tenir fort à l'écart ves cl«bs, dans lesquels le fils est d'un cóté, le pere de l'autre, la maison déserte, les jeux se prolongent en pleine nuit, chacun expose son avoir au hasard, les eamarades engagent entre eux des discours fort libres, lisent des
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nts qui les pése distres de des faces et 1 lis de ortent, riles, licenee '" sous oublingeant ne en ec les ce qui ecoree Welles Saint :
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maiouter r dodans re, la nuit, 'ades it des
journaux quelconques, écoutent bien des choses graves contre la religion et la foi, s'aveuglent dans ces passe-temps, préparant une ruine lamentable pour leur famille et pour leur âme.
60 Qu'aux jours de dimanche et de féte les fidéles sabstiennent des excursions de plaisir, où les dangers de péchés sont si nombreux et si imminents. Que les parents ne permettent pas la fréquentation de ces excursions à leurs enfants, ni les tuteurs à leurs pupilles, ni es maitres à leurs serviteurs et surtout à leurs servantes. Je vous ferai ve»dre comple, dit le Seigneur, pour l'áme de vos enfants, de vos pupilles et de vos serviteurs...Je changerai vos fétes en deuil et lous vos chants en pleurs.