‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme]Chapitre 27 sur 155 · DUHAMEL · texte numérisé non relu

DUHAMEL

de Lajemmerais, veuve d' Youville, fondatrice des Sœu

rs Grises, ncy- La-

val, premier Evéque de Québec, ont été dé-

Siège Apostolique,

róne

ier et Régulier, aux Commnnuautés l'Archidiocése Notre-Seigneur

Nos Tres CHERS FRÈRES,

L'Apótre des gentils écrit à leur sujet: “Dien veut que tous les hommes soient sauvés et qu'ils * viennent à la connaissance de la vérité: Deus vult “omnes homines salvos fieri et ad agnitionem veritatis *" venire". (I Tim, II, 4) ; aux chrétiens qui possèdent déjà par la foi la vérité céleste il dit: “La volonté “de Dieu est que vous opériez votre sanctification : “ Hee est enim voluntas. Dei sanctificatio vestra" (1 Thess. IV, 3,).

Comme il l'atteste par ces oracles, Dieu, dans sa souveraine et prévoyante bonté, offre à toutes les nations des lumières pour les amener à la pleine connaissance des vérités qu'il a révélées à son Eglise et au monde ; à ceux qui sont déjà au bereail il procure d'^bondants moyens de salut et de sanctification, Il dit à tous et à chacun : “Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements : S/ autem vis ad vitam ingredi serva inandata," (Matt. XIX, 17); il dit spécialement à quelques-uns : “Ni tu veux être parfait, va, “vends ce que tn possèdes, donne-le aux pauvres ; tu ‘auras un trésor au ciel ; puis viens et suis moi: Si vis " perfectus esse, vade, vende que habes et da pauperibus, “et habebis thesaurum in celo; et veni, sequere me" (Matt. XIX, 21,). Dieu nous appelle ainsi tous au salut, à la sanctilication, à la gloire ; les uns par la voie ordinaire des commandements, les autres par le chemin plus parfait des conseils évangéliques ; il prodigue à tous ses attraits, ses invitations, ses secours, ses graces sous toutes les formes. Tous ceux qui sont dociles, lidéles, persévérants jusqu'à la fin, arrivent infailliblement à l'éternité bienheureuse et prennent place parmi les élus. Aussi, quand nous voyons nos proches nous devancer et quitter cette vie, avec la foi, les œuvres, les sacrements de l'Eglise, aprés une bonne vie ou une conversion et une pénitence since-

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res, avons-nous lieu de modérer nos larmes et de

nous consoler, sachant quils vont dans un monde

meilleur, où ils nous attendent.

Le commun des bons chrétiens arrivent au ciel avec cette sainteté ordinaire, plus ou moins parfaite, embrassant une infinité de dégrés divers.

Sur la terre toutes Jes conditions ne sont pas les mémes : il y a ordre, hiérarchie, gradation, soit dans la société civile, soit dans l'Église ; il y a aussi hiérarchie parmi les anges du ciel, il y en a une parmi les saints : Quelques-ons ont acquis une gloire plus éclatante, des mérites plus grands; ils ont pratiqué des vertus plus sublimes: ils ont rempli des missions particuliéres, ils ont reçus des dons plus éminents. Et Dieu, qui veut être glorifié dans l'assemblée de

ses saints: Qui Slorificatur in consilio sanctorum suorum (Ps. LXXXVIII, 8,) se plait à l'étre davantage dans les saints qui l'ont le mieux servi et le plus glorifié ici-bas. C’est à eux que l'Eglise rend de solennels horamages : ils sont les héros de la nation sainte et méritent d’étre loués comme tels,

Ainsi une ville honore ses citoyens illustres, ainsi Rome antique glorifinit ses ouerriers triomphants, ainsi chaque nation exalte et fête ses grands, hommes ; et chaque citoyen ne tient à rien tant qu'à prendre part à cette joie commune : ces souvenirs si chers font battre tous les cœurs, y suscitent les sentiments les plus dignes, invitent aux nobles vertus: chacun des héros qu'on célébre, semble projeter un reflet de sa gloire, comme de sa Vie, sur tous ses concitoyeus, méme sur les plus humbles. Ces fétes nationales font hommage au mérite éclatant, couronnent les grandes aetions, encouragent les hautes vertus, les généreux dévouements ; elles ont dans la vie et l'existence des peuples leur place, leur róle, leur efficacité,

Or,

ce qui se pratique avec tant les so

d'avantages dans ciétés temporelles,

se fait constamment, avec

beaucoup plus de raison et de fruit, dans la société universelle des enfants de Dieu, tous unis en Jésus- Christ par une méme vie, par les liens merveilleux de la grâce. En effet, N. T. C. F,, notre foi catholique et notre appel au ciel nous constituent trés réellement concitoyens des saints, membres de la maison de Dieu méme: Jam non estis hospites el advena, sed estis cives sanclorum et domestici Dei" (Eph. T1, 19). Nous sommes les concitoyens des saints de tous les siécles; notre véritable patrie c'est la céleste Jérusalem, et son empire s'étend sur toute la terre ; les grands serviteurs de Dieu de toute nation sont des nótres, et nous avons à les honorer et à marcher sur leur traces,

Chaque année l'Eglise célèbre avec pompe une solennité en l'honneur de tous les élus, la fête de tous les saints, des saints de tout mérite comme de toute langue et de toute tribu ; tous les jours de l'année, en ses offices et son martyrologe, elle honore un ou plusieurs saints illustres parleurs vertus sublimes et par leurs miracles: par là, elle glorifie Dieu dans ses saints, elle invite aux grandes vertus la multitude de ses enfants répandus dans son immense empire, elle leur propose les plus parfaits modèles, leur assigne les protecteurs les plus influents auprés du Treés-Haut.

C'est l'Esprit-Saint qui la guide. Ce Divin Esprit, au livre de l'Ecclésiastique et ailleurs, loue magnifiquement les grands serviteurs de Dieu, suscités aux premiers âges du monde comme de brillants flambleaux destinés à servir de phares de salut à toutes les générations futures; il proclame leur rare mérite, publie hautement l'éminence de leur sainteté et les propose en exemple à tous ceux qui passent à leur suite sur cette terre; de méme l'apótre des nations donne à tous les peuples croyants la foi des patriarches pour être leur modèle, N. S. lui-méme, par sa parole immuable, s'est plu à exalter la foi du centurion

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et de plusieurs autres pour nous engager à les imiter; il a fait du Précurseur un panégyrique incomparable, nous laissant dans l'Évangile méme sa canonisation la plus authentique, type des canonisations que l'Eglise devait célébrer : et sur la croix n'a-t-il pas déclaré à la face de la terre et du ciel que le larron pénitent serait ce jour là méme en paradis avec lui: Hodie mecum eris in paradiso (Luc, XXIII, 43).

La gloire de Dieu et du Sauveur, les honneurs qu'ils méritent, leurs vertus à imiter, leur protection à obtenir, tels sont les principaux fondements, motifs et avantages de la 'anonisation des saints et du culte continuel que nous leur rendons.

Chez tous les peuples chrétiens Dieu s'est plu à se susciter de grands serviteurs, à se choisir des saints pour opérer ses œuvres et ses merveilles.

Quel honneur pour nous, N. T. C. F., quelle récompense, quel bonheur à la lois, quel avantage immense, si ce Dieu de bonté, qui nous a tant aimés, tant favorisés, dirigés en tout et nous a gardés avec tant de soin, daignait nous assigner au ciel des protecteurs qui nous appartiendraient en propre, des modéles, deg saints qui seraient plus entièrement des nôtres, qui auraient vécu là où nous vivons, auraient bénit, partagé et sanctifié nos origines et nos épreuves sur cette terre si chére du Canada! Or, N. T. C F., ne semble-t-il pas que c'est là un bienfait nouveau que le ciel nous prépare, qu'il veut nous faire désirer vivement et demaider de toute notre ardeur, afin qu'il puisse nous étre accordé au plustôt ?

Il y a déjà plusieurs années, deux grandes servantes de Dieu, qui ont veillé toutes deux auprès du berceau de la coionie catholique au Canada, ont été déclarées vénérubles : c'est la V. Marie de l'Incarnation, fondatrice des Urselines à Québee, et la

scur Bourgeois, fondatrice deg Sœurs de la

Congrégation à Montréal.

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Au cours de l'année précédente, deux décrets du Saint-Siége ont décerné le méme titre à deux autres personnages dn Canada: le premier décret, en date du 28 avril 1896, introduit en cour de Rome la cause de béatification et canonisation de la Vénérable servante de Dieu Marie- Marguerite Dufrost de Lajemmerais, veuve d' Youwlle, fandatrive et première supérieure des Sœurs /e la Charité à Ville-Marie : le second décret, en date du ?4 septembre 1890, statue de méme et au méme effet en faveur de la cause de béatifieation et canonisation du Vénérable serviteur de Dien £) ancols de Montmorency- Laval, premier Evéque de Québec,

En sa Lettre Pastorale du 15 février de cette année. S. G Mgr. l'Arehevéque de Montréal trace ce portrait magnifique de Ja Vénérable Mére Marie Marguerite d'Youville :

"La servante de Dieu naquit Varennes le 15 “octobre 1701, et mourut à Ville-Marie. au milieu de “Ja congrégation qu'elle avait fondée, le 23 décem- ^ bre 1771.

"Devenue veuv: aprés quelques années de " mariage, elle se fit servante des pauvres en attendant “de fonder un institut destiné à les recueillir ; toute “sa vie, elle denna l'exemple des vertus les plus " sublimes ; une confiance inébranlable dans la Pro- " vidence au milieu des délaissements, des fléaux et " des croix ; une soumission parfaite à la volonté de " Dieu dans les revers comme dans les succès ; un “courage invincible dans les difficultés d'une œuvre " naissante, et pardessus tout une charité généreuse " et universelle. envers les malheureux, surtout les “ plus petits et les plus délaissés: tel est en résumé “Je portrait que nous trace de cette femme admirable “l'historien de sa vie.

“Objet constant d'une protection visible de la part “de Dieu, elle eut la gloire de fonder un institut de " charité auquel elle donna en héritage, avec sa for- “tune, son esprit et son cœur.

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ióes de tendant r; toute les plus la Proéaux et onté de cès ; un oeuvre néreuse tout les résumé mirable

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“Cet esprit tout de gonérositi "de sacrifice, s'est transmis en effet à la eoi eréguion : qui lui doit l'existence et doni

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à de dévouement et

elle méme forma les premieres religieuses ; il s'est lidélement conservé "jusqu'à nous, si bien qu'après de longues année " VOUN etes ( licore lemoins du bien Inmenise qu'acom- " plissent chaque jour les Sœurs Grises,"

Cette fond ion, semblabe à un arbre 3 goureux planté sur un sol fertile, à produit diverses branches considérables ; elle a imité en cela les grands ordres séenlaires et universi lement répandus de sni Benoit, des Carmes, de saint François et autres; et d'un bout à l'autre du Canada, du Golfe St. Laurent jusqu'au Grand Nord Unest, les différentes familles de Sœurs Grises, ayant toute la même mare londatrice, rivalisent d'ardeur et de zèle, déploieat !a même Charité, la méme énergie, la obtiennent les meilleurs succès,

"our nous, N T. UF.

meme ^6nstance,

; hous devons un tribu d'en-

tiere gratitude aux Sœurs Grises de la Croix d Ottawal dignes filles de leur Vénérable Mère, hér:'iè-

èles de son esprit, de ses ve

rius et de son ‘6ouement, elles sont

à l'œuvre parmi nous depuis un demi siècle : elles recueillent os orphelins, nos vieillards, soignent nos malades dans cette cité et y ins- (ruisent vos enfants, ainsi qu'elles le font dans plusieurs autres endroits importants de ce diocése, et de plusieurs autr s tant au Canada qu'aux Etats-Unis.

Dans la circonstance présente, ce sera faire acte de piété et en même temps témoigner noire bienveillance aux Sœurs Grises que d'adresser des vœux au ciel pour que leur Vénérable More reçoive un jour les honneurs des autels, de supplier le Seigneur de daigner opérer par sou entremise quelques-uns de ces grands miracles qui provoquent les canonisations. Alors quel encouragement! quelle allégresse de lamille pour elles, pour la multitude de leurs éléves, pour le grand nombre de leurs protégés ! quelle joie

ERE A ERIGI CORE rato iuga cu

religieuse pour tous les catholiques du Canada, surtout pour ceux au milieu desquels les Sceurs Grises travaillent. Et si aujourd'hui leur action est partout si bienfaisante et si pleine de bénédictions, que dirons-nous de la mission, des ceuvres, des vertus de leur Venérable fondatrice, elle que Dieu a suscitée en des temps de deuil pour sécher tant de larmes, pour consoler et soulager toutes les douleurs, pour adoucir les souffiances et les détresses de la colonie aux jours de ses plus rudes épreuves? n'est-ce pas là, envers la colonie, de la part de la divine Providence, une attention des plus touchantes et des plus sensibles ?

Mais n'est-ce pas encore une protection plus haute, plus signalée, plus féconde qu'à son berceau méme la colonie ait eu pour premier pasteur un Evêque tout rempli de l'esprit apostolique et orné des plus éminentes vertus? Tel fut Mgr. Francois de Montmorency-Laval.

Né à Chartres le 30 avril 1622, Mgr. de Laval appartenait à la haute noblesse, à une des plus illustres familles de France: sa pieuse mère le consacra au Seigneur dés ses jeunes ans et l'initia aux premiéres pratiques de l'amour de Dieu.

Au collége de la Fléche, avec ses rares talents et au milieu des plus brillants succés, parut en lui sa dévotion ardente pour le Trés-Naint Sacrement et la Glorieuse et Immaculée Vierge Marie. La voix de Dieu se fit entendre à son Ame; le Seigneur lui dit de tout quitter et de le suivre : ‘il obéit, laissant le monde, les honneurs, les richesses pour étre plus libre de porter au loin le nom de J. C.

Aprés ses études ecclésiastiques au collége de Clermont à Paris, il recut à vingt-einq ans l'onction sacerdotale, et son cœur en fut inondé de ferveur et de joie. Son évéque lui confia d'abord diverses fonctions. Bientôt il fut invité à aller au Tonkin en qualité de Vicaire Apostolique et se rendit à Rome à cet effet. Dieu le voulait ailleurs, et les circonstan-

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ces firent abandonner

à ses aspirations.

Rentré en France,

confrères, dans la retr

ce projet d'ailleurs si conforme

il y vécut, avec de fervents aite, la mortifie non et les œuvres de charité, C'est Ja que le choix du Souve- Pontife vint le désigner premier Evéque de la. Colo. "ie Canadienne et de l'Anérique du Nord. Il reçut l'onetion épiscopale à Paris, le 8 décembre 1658, des mains du Nonce apostolique : circonstance pour nons bien à remarquer dans les grandes destinées de notre premier Evéque, I] arriva à Québec le 16 juin de l'année suivante.

Son premier soin fut d'att au centre de l'unité en tout le rit romain

acher fortement son église catholique : à cet effet il établit , pour le bréviaire, le rituel, le missel et le reste de la liturgie ; et il se tint en rapports constants avec ]e Souverain Pontife, plaçant ainsi nos origines sous la garde et protection immédiate du Saint-Siège : fait qui indique une des principales sources d'où sont venus an clergé et au peuple canadien le dévouement profond et l'obéissance entiére au Vicaire de J, ^ Mgr. de Laval eut un épiscopat de prés de cinquante ans. tout employé a la direction et à l'organisation reigieuse du pays: établissement de paroisses sur es rives du Saint-Laurent, Soin des communautés religieuses pour l'instruction et les œuvres de charité, fondation d'un grand et d'un petit séminaire, envoi de missionnaires aux tribus san vages, visite assidue de tous les endroits habités de son immense diocése, et répression constante des abus, Sa vie, écrite plusieur

S fois, témoigne de ses héroiques vertus: foi tras

Vive, confiance inébranlable, charité d’apôtre : très pauvre pour lui-méme, ployant toutes ses ressources en aumónes et

œuvres pies; pénitence deg plus austères, couchant sur la dure, portant le cilice, jeüne continuel, patience angélique avec l'humilité d'un saint,

emen

hn Seema E CEDE EUNT Berg

A la vue de sa fin prochaine il se démit de sa charge et passa ses dernières années dans la 1 traite pour mieux se préparer au grand voyage de l'éternité. Il mourut et 1708 en cdeur de sainteté dans uae grande vieillesse à l’âge de 86 ans, (1622-1708): la loule se pressa extraordinairement auprès de sa dépouille mortelle, demandant instamment de ces reliques, et il s’opéra de nombreux miracles attestés par les contemporains.

Voilà. N. T. C. F., ceque fut M gr. Laval. Quel bienfait immense pour le pays d'avoir eu pour pasteur dés les débuts un prélat qui l'édifia par une vertu si rare et une si hante piété, et lui légua l'une et l'autre en perpétael héritage ! Puisse cet inestimable trésor nous rester inviolablement et se conserver à jamais. parmi le clergé et les fidèles du Canada et de ce diocèse !

Notons particulièrement trois dons célestes que notre premier Evêque a possédés éminemment et qui ont tant contribué depuis à maintenir parmi nous tous la foi vive et pratique: d'abord le dévouement et la docilité au Sonverain Pontife qui, en toute occasion nous font tourner vers Rome nos regards, nos esprits et nos cœurs, qui nous font accepter les décisions de Rome pour ce qu'elles sont en effet, la voix de Dieu méme: Qwi vos audil, me audit, (Lue, X, 16,) qui nous ont valu tant de faveurs précieuses et tant de bénédictions du ciel.

En second lieu, dévotion généreuse et constante envers le Dieu de l'Eucharistie: dévotion toute puissante qui, en maintenant dans les voies du salut les fidèles du Canada, leur a fait construire à grand peine et a grands frais tant de sanctuaires au Dieu du ciel habitant parmi nous, sanetuaires dont plusieurs sont de vrais monuments et la gloire la plus pure de notre peuple.

Troisièmement la dévotion à la Glorieuse et Immaculée Mère de Dieu: n'est-ce pas là encore un

mit de sa la r:traite le l'éterni- ^ dans uae -1708) : la s de sa déo ces relitestés par

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e et Imcore un

trait Caractéristique soit de la f dèle à honore» Marie, à l'in récitation quotidienne di Catholique portant cour l'arme invincible du chapelet et Je teur du saint scapulaire,

NTO: TE sur les traces de illustre Mgr. de Laval, premier Evéque du Canada, demeurons inv ‘olablement attachés à la Chaire de Pierre et à son SU Ccesseur, Vicaire de Jésus-Christ, toujours vivant, xc. Sant et gouvernant en lui; rendons gloire, amour, obéissance entière au Dieu de l'Eucharistie, et enfants fidéles ne cessons d'invoquer une vive confiance Sa Glorieuse Mère, ] cours des chrétiens. Telle est la voie grandes sources de vie publique et grand Serviteur de Dieu montra jadis telle est la voie où ont générations: c'est la v lons suivre, c'est dev:

amille Canadienne fi.

voquer ensemble par la 1 chapelet, soit (n Canadien ageusement, partont où il va,

bouclier protec.

en en tout avec e puissant se- ; telles sont les privée que le à nos pères, déjà marché depuis plusieurs oie que nous suivons et von-

int nous la grande garantie d'avenir, c'est Je merveilleux secret de notre force sur cette terre et de notre vie Pour le ciel. Le Vénérable Francois de Montmoreney-Laya] nous y a précédé sans doute; puisse-t.il recevolr un jour ioi«bas ‘> Honneurs des antels pour nous appeler ]à-hant avec plus de force, et affermir plus efficacement encore tous les catholiques du Canada dans les doctri-

nes, vertus et pratiques qu'il leur a enseignées de parole et d'exemple.

A ces causes, le saint nom de Dieu avons réglé et ordonné, suit :

invoqué, Nous réglons et ordonnons ce qui

lo. Les deux décrets ci-joir!s du Naint-Sidge, l concernant la Vénérable Marie M de Lajemmerais, Veuve d'Youville, Pautre le Véné. table Francois de Montmorency-Layal, seront lus à la suite de la présente Lettre ] :

‘un arguerite Dufrost

-astorale

90. Un Te Deum sera chanté apres la messe dans toutes les églises ou se fera cette lecture. Dans les chapelles des communautés religieuses, il ne le sera qu'au Salu! du 5 mai prochain.

3o. Les fidèles qui auraient obtenu quelque faveur signalée par l'intercession de ces Vénérables personnages, voudront bien en informer l'autorité ecclésiastique, pour que ces faits soient soumis à l'enquête canonique prescrite.

4o. Un Triduum sera célébré dans les chapelles des différentes maisons des Sœurs Grises de la Croix dans ce diocèse, les 1, 2 et 8 mai prochain, de la maniere suivante: Il y aura (A) grand’messe, sil est possible, ou messe basse solennelle le matin des trois jours; (B) salut et bénédiction du T. S. Sacrement dans l'aprés-midi.

50. En vertu d'un indult de SS. le Pape Léon XIII, en date du 12 décembre 1886, nous accordons une indulgence pléniere à tous ceux qui visiteront une fois une des dites chapelles, pendant ce Triduum, et y prieront a l'intention du souverain Pontife et rempliront les autres conditions ordinairement requises de la contrition, de la confession et de la commu nion

Sera la présente Lettre Pastorale lue, avec le Mandement, aux messes paroissiales ‘et en chapitre dans les communautes religieuses, le premier dimanche aprés sa réception.

Donné à Ottawa, sous notre seing, le sceau de l'arehidiocese, et le contre-seing de notre Chancelier ce dix-neuvième jour de mars mil huit cent quatrevingt onze, en la fête de Saint Joseph.

tJ THOMAS, ARCHEV. D'OTTAWA.

Par Mandement’

P. McCarruy, Chanoine, Chancelier,

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(Traduction) DECRET. MONTRÉAL.

BE LA BÉATIFICATION ET DE LA CANONISATION DE LA VÉNÉRABLE SERVANTE DE DIEU

MARIE-MARGUERITE DUFROST DE LAJEMMERAIS,

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