‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme]Chapitre 31 sur 155 · DANS LA PROVINCE DE MANITOBA · texte numérisé non relu

DANS LA PROVINCE DE MANITOBA

NOUS, ran LA GRACE DE DiEU er DU SIÈGE APOSTOLIQUE, \RCHEVEQUES ET ÉVÊQUES pes PROVINCES ECCLESIASTIQUES DE

JuEBEC, DE MONTRÉAL ET D'ÜTTAWA.

: 4 Au Clergé Séculier et Régulier et à tous les Fidi es provinces,

Salut et Bénédiclion en Notre Seigneu Nous croyons opportun, Nos Très Chers Fi rappeler aujourd'hui quelques-uns des grave régissent les rapporls entre |’ le les enfants reçoivent avec Lins lecons de la morale chrétienne.

‘es, de vous s principes qui catholique et les é:oles où ction primaire, les premières

S'il est vrai de dire que l'enfant lépend naturellement de l'autorité paternelle, surnaturellement il dépend de l'autorité de l'Église qui est la société surnaturelle pour laquelle Dieu l'a créé, et dans laquelle il est tenu d' entrer, parce que seule dans l'ordre actuel de la Providence, elle est capable de lui faire atteindre sa fin dernière. Le b aptème, qu'il reçoit d. l'Église, à a demande de ses j. nts fait entrer dans cette auguste ociété, dont il doit observ: ites les lois concernant son salut.

mats le plan de t Diviu Fondateur, iE viise par ses ministres à done non seulement le pouvoir, mais le devoir de diriger

l'éducation morale des enfants. Ce devoir résulte de la mission elleeméme confiée par le Sauveur à ses apôtres et à leurs successeurs dans l'Eglise : « Enseignez toutes les nations,......... leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. » (Matth. XXVIII, 20.) Ainsi l'Église catholique, seule, a mission de donner l'enseignement religieux et moral aux nations comme aux individus de tous les âges, et cela à l'exclusion de tout autre pouvoir. Seule done elle a mission de diriger l'enseignement moral, non seulement dans les écoles supérieures, mais aussi, et peut-être plus encore, dans les écoles où l'éducation morale est étroitement liée, inséparablement unie à l'instruction, comme c'est le cas dans les écoles primaires. Sans ce contrôle sur les écoles, l'accomplissement de sa mission divine serait rendue impossible. En effet, l'enfant a besoin de connaitre au plus tOt ses devoirs envers Dieu, d'être prémuni contre les passions mauvaises, et cela dans un temps où son âme est plus prompte à recevoir une empreinte qu'elle conservera toujours et luidera à passer à lravers les dangers que le monde et le démon semeront sur sa roule, «Le jeune homme suit sa premiere voie, dans sa vieillesse méme il ne la quittera pas. » (Prov. XXII, 6) Si dès son enfande le jeune homme n'a pas été nourri des préceptes de la morale, il aura des difficultés presque insurmontables à observer ces mémes préceptes, et par conséquent à vivre de la vie surnaturelle, ou de la grâce, et la sollicitude de l'Église ne recevra pas chez l'individu la correspondance suffisante pour le conduire à sa fin derniere, Les premieres habitudes de la jeunesse l'entràjneront dans une autre direction ; d’où il ressort que l'Église étant seule chargée de Dieu pour donner l'enseignement moral aux hommes, ne peut, à aucune époque de leur vie, renoncer à sa mission. Elle n'est pas libre de renoncer à son action et à son contróle dans les écoles; elle ne peut approuver pour aucune considération, sous aucune forme de gouvernement, des écoles oü l'enfancene recoit pas d'enseignement moral. C'est pourquoi elle a toujours réprouvé, et réprouvera toujours les écoles vulgairement appelées «écoles nontres » ; parce que ce système, de sa nature, est un grave danger pour l'éducation religieuse et morale de l'enfance, bien que accidentellement il n'ait pas toujours ce funeste résultat, Ce malhen

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