‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme]Chapitre 32 sur 155 · LIT · texte numérisé non relu

LIT

' la mist à leurs i ouo imandé. »

| Mission s comme it autre gnement iis aussi, 1 morale , comme e sur les idue imis LOL ses mauvairecevoir passer à "onl sur dans sa Si dés eptes de tables à ‘re de la glise ne pour le e la jeusort que nseignede leur ioncer à peut apde gounement rouvera uires » 5 er pour acciden-

uo

reux systeme, qui rencontre l'approbation en certains lieux, a causé la perle de bien des Ames et amoncelé bien des rnines morales où il a été mis en pratique. Nous avons s^ le lémoignage compétent et irrécusable de l'Episcopat « ats- Unis, réuni en Concil: plénier à Baltimore: « Une lonzio expó. rience, est il dit, a surabondamment prouvé les graves désastres, les dangers intrinsèques que cause la plupart du temps à la Jeunesse catholique en ces régions, la fréquentation des écoles publiques. Grâce au Systeme en vigueur dans ces écoles, il ne peut pas se faire que les jeunes gens catholiques ne soient exposés à de grands périls, par rapport à la foi et aux mœurs. Ce n'est pas à une autre cause que semblent devoir être attribués les progrès si considérables de l'indifférentisme en ces régions et celte corruption des mœurs don déplorablement et dans laquelle va se perdre Page le plus tendre.» (Cone. plén. Baltim, IL, No 496)

C'est done aver une grande surprise et une profonde douleur, que Nous avons ay

est infesté chez nous si

pris que méme dans notre pays, où l'on proclame si haut la liberté religieuse, l'on a, au moyen de la légalité, tenté d'introduire ce systeme réprouvable et réprouvé des écoles neutres pour priver l'Église d'un droit inséparable du libre exercice du culte Catholique, garanti par la foi des traités, Dans une autre province de notre pays, habitée par des catholiques, l'on tente encore une lois contre les droits sacrés de 'Eglise une persécution sourde et diabolique. C'est le cœur ému, que Nous avons entendu le vénérable pontife Arclievéque de Saiut-Boniface, élever encore la voix contre. cette iniquits, Dans une lettre pastorale en date dn 15 août dernier, l'illustre prélat fait connaitre cette perfide tent

ative de pervertir l'enfance, contre laquelle il prémunit ses ouailles, et en fait voir en méme lemps tout l'odieux :

* Une épreuve d'un senre nouveau est venue fondre sur nous.

Dans un pays où l'on proclame hautement la liberté religieuse,

on vient de mettre des entraves à celte liberté. Nos Institutions

sociales et politiques nous garantissaient la protection de tous

nos droits et voilà que ces mêmes droits sont violós ete mémeac frit da Suis

même iui aevaieni les sauvegarder. Vous voilà en butte à

la persécution ; non pas à la persécution sanglante, s'attaquant au corps ou à la vie extérieure, mais à une perséculion astucieusement déguisée, s'attaquant aux intelligences pour les empécher de s'éclairer de la lumiere chrétienne et d'étre guidées par les reflets de ses divines splendeurs.

(use Vous savez qu'il faut que tous ceux que Dieu vous a confiés soient, dès leur enfance, formés à la vie chrétienne ; de là, la nécessité d'avoir des écoles chrétiennes ; et toute école qui n'a pas ce caractere ne saurait commander la confiance des parents chrétiens. *

(Ge Vous êtes done tenus de ne permettre à vos enfants que la fréquentation d'écoles oü leur foi et leurs moeurs seront en sûreté. Hélas! malgré tous vos soins et votre vigilance, il n'arrivera que trop souvent qu'en sortant de sa demeure pour aller chercher l'instruction, le jeune âge sera exposé à de pernicieuses influences ! Que du moins l'école que vous choisirez ne soit pas pour ces jeunes cœurs un lieu dangereux ! Que les instituteurs auxquels vous les conflerez vous offrent toutes les garanties désirables ; qu'ils continuent anprès de vos enfants le ministère sacré que vous exercez vous-méme ! Que l'école s'harmonise avec le toit paternel pour la formation du cœnr! Que la parole du maitre ou de la maitresse soit l'écho de la parole du pere ou de la mere enseignant à l'enfant ce qu'il doit croire et lui expliquant les devoirs multiples que requierent le service de Dieu et l'amour du prochain.»

Puis Sa Grandeur établit clairement les droits de la minorité et de l'Église catholique et fait connaître la nature de ces écoles que l'on veut imposer à nos frères de Manitoba.

(ues Une majorité parlementaire, peu soucieuse du triste spectacle qu'a donné l'ignorance de quelques-uns de ses membres, en matière d'éducation, cette majorite a decrété l'abolition de nos écoles, et à décidé que les écoles protestantes seules seraient reconnues par l'État et favorisées par lui. On a bien répélé, imprimé méme les mots ÉCOLES NATIONALES, ÉCOLES PUBLIQUES, ÉcOLES NEUTRES ; tous ces mois peuvent sonner plus ou moins harmonieusement à l'oreille de certaines gens, mais le fait pur et simple, dénudé de tout ce qui peut tromper et réduit

ittaquant astucieumpécher s par les

)jieu vous rétienne ; ute école lance des

s enfants irs seront rilance, il ure pour de pernijisirez ne 1e les insoutes les infants Ie ‘ole s'harr! Que la parole du | croire et service de

, minorité ces écoles

' du triste ses mem- 'abolition es seules On a bien s, ÉcorEs nner plus is, mais le

' et réduit

à sa triste réalité, c'est que la législature, tout en abolissant les Écoles Catholiques, a passé des lois qui non seulement maintiennent les Écoles Protestantes dans toute leur intégrité, mais méme leur assurent, quoique sectaires, toute la part d'argent publie à laquelle les catholiques auraient droit. La loi prétend méme forcer les catholiques à payer pour le support de ces écoles oü la foi de leurs enfants ne peut manquer d'étre exposée et où vos convictions les plus sacrées, Nos Très Chers Frères, recoivent un démenti aussi pénible qu'injuste.

« L'examen le plus rapide des nouvelles lois suffit pour montrer qu'elles ont été inspirées par un sentiment d'hostilité contre les catholiques et que l'idée protestante domine toute cette légis- JAVON ooo D

A la vue de cet état de choses par lequel on veut ravir la foi des enfants catholiques de Manitoba, dépouiller l'Église de ses droits sacrés et indestructibles, notre cœur est nàvré de douleur. Nous ne pouvons pas, comme gardiens des prérogatives de notre Sainte Mére l'Église, rester froids spectateurs des persécutions que l'on veut lui faire subir. C'est un devoir de conscience pour Nous de rappeler à tous les fidèles de nos provinces la vraie doctrine touchant le contrôle de l'Église sur l'éducation des enfants catholiques dans les écoles.

Sans vouloir entrer sur le terrain politique, Nous Nous croyous dans la nécessité de proclamer ces principes et d'en réclamer l'application au nom de l'Église. Comme citoyens nous pouvons faire des concessions ; mais comme catholiques nous ne pouvons transiger. C'est aussi le devoir de tous les catholiques, à quelque parti, à quelque position sociale qu'ils appartiennent, de s'affirmer les enfants soumis et dévoués de l'Église. Il ne serait pas digne de ce nom celui qui sacrifierait ces droits pour quelque considération d'un ordre inférieur. Ce serait une trahison de laisser persécuter l'Église et lui ravir ses enfants. C'est donc un devoir pour tous de prier, de travailler, chacun dans sa sphère d'action, pour que justice parfaite soit rendue et cela sans troubler la paix qui est si nécessaire à la

prosnérité de notre pays.

c + LA

Sera la présente Lettre Pastorale lue et publiée au próne de toutes les églises ou chapelles paroissiales de nos trois provinces, le premier dimanche après sa réception. v

F'ait et signé par Nous dans le mois de inars mil huit cent quatre-vingt-onze.

E.-A. Card. TascHEREAU, Arch. de Québec.

+ Énouaro Cus, Archev. de Montréal.

+ J-Tnouas, Archev. d'Ottawa.

T JEAN, Archev. de Léontopolis. * + L.F., Ev. des Trois-Rivières.

+ ANTOINE, Év. de Sherbrooke.

+ L-Z. Ev. de S. Hyacinthe, + N-ZÉpnumiw, Vic. Apost. de Pontiac.

+ Expnitce, Ev. de Nicole:

T Louis Nazaire, Ev. de Chicoutimi.

T AwpnÉ-ALnEnT, Ev. de S. Germain de Rimouski.

Par mandement de Son Éminence et de Nos Seigneurs, B.-Pn. Garneau, Ptre,

Secrétaire de l'Archevéché de Québec.

—À ee

* Ancien évéque de S. Germain de Rimouski.

o T © £z «c ~ Eu

~ n d e S z e Le r^ D

huit cent

Lj "

Québec.

LETTRE PASTORALE

DE NN. 88. LES ARCHEVÉQUES ET fv ÉQUES DES PROVINCES ECCLÉSIASTIQUES DR QUEBEC SUR LES DEVOIRS DES CATHOLIQUES EN FACE DES ACCUSATIONS DONT LE CLERGÉ EST L'OBJET A LA SUITE D'UN

Page 1