‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme]Chapitre 4 sur 155 · LE BIENHEUREUX JEAN BAPTISTE DE LA SALLE · texte numérisé non relu

LE BIENHEUREUX JEAN BAPTISTE DE LA SALLE

Fondateur de l'Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Jean Baptiste de la Salle naquit à Rheims, en France, en 1651. Ses parents cultivaient la piété comme le premier de tous les biens. Leur fils recut d'eux avec la vie cet inestimable héritage, et dés ses

jeunes ans, sous l'influence d'une grâce abondante, le développa merveilleusement en lui-méme, méprisant les frivolités et inepties de cet âge, aspirant dés lors à la société des saints, avide des charmes de leur vie et de leur histoire, désireux de marcher à leur suite.

Aux écoles parurent avec éclat ses qualités d'esprit et de ecur: ardent pour la vertu autant que pour l'étude, il fut l'exemple de ses condiciples et dépassa l'attente de ses maitres.

Au sortir de l'enfance, il se sentit porté vers le sacerdoce, et, avec la permission de ses parents, obtint de l'archevêque de Rheins d’être reçu au nombre de ses clercs. Comprenant dès le début quels devoirs incombent à ceux qui sont appelés à former la part d'élite du Seigneur, il se fit une règle de conduite qui, aux yeux de tous, préludait aux sublimes vertus auxquelles il parvint dans la suite.

Une vie cléricale si saintement commencée lui acquit une telle estime qu'un archidiaere, voulant se démettre d'un bénélice dont il jouissait dans l'église métropolitaine avec le titre de chanoine, choisit Jean Baptiste pour que le bénéfice lui fut conféré. Le jeune homme ne trompa pas un choix si favorable. Elevé au rang de chanoine, il remplit si bien son oflice qu'il fut la gloire et le modéle de ses collégues.

En méme temps il compléta ses études littéraires, se distingua beaucoup en philosophie au college de Rheims, et, en théologie, il obtint un égal succès à Paris au séminaire de Saint-Sulpice, florissante école de doctrine et de vertu.

De retour à Rheims, il fut ordonné prétre la veille de Pâques, à Page de 27 ans — A partir de ce jour, se regardant comme ne sappartenant plus à luiméme, mais appartenant à Dieu, il résolut de se dévouer tout entier à sa gloire et au salut du prochain : aussi il n'est aucune charge qu’il refuse, s'il

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dante, D juge devoir l’accepter pour la cause de Dieu, nulle e, mé- fonction du saint ministére dont il ne s'acquitte parpirant faitement en toute gaieté de cœur, plein de zèle nes de pour le culte divin, annonçant souvent au peuple les her à vérités de la foi, préservant les àmes de la contagion ia iseniste, administrant assidument le sacremeut de 8 d’es- : penitence si salutaire à tous, visitant les malades, nt que y consolant les afllig¢s, conseillant et secourant le proples et n chain à toute heure, sachant que le peuple a les yeux sur les prêtres comme sur un mirroir, et que 'ers le ‘4 leurs actions ont plus de force que leurs paroles wents, P pour régler les mœurs, il se montra en tout un moçu au , dele de bonnes œuvres, en doctrine, en intégrité, en début gravité, ainsi que le veut l'Apótre. Mais ce qui yelés à parut le plus en Jean Baptiste, ce fut son inaltérable » règle égalité d'àme, unie à une lermeté et à une constance it aux presqu'icroyables: vertus, qui lui firent supporter | suite. en paix, avec une patience invincible, toutes les be lui oppositions et difficultés qui lui survinrent dans lant se l'euvre que Dieu lui assigna.

"éolise : Cette œuvre fut la fondation d'un institut de Rechoisit | ligieux, uniquement occupés d'écoles ayant pour but nore. E de former les enfants du peuple à la religion et aux i favo. 5 bonnes mœurs, en leur enseignant les choses nécessi bien Um saires. Depuis deux siècles, cet institut, béni de os col- a Dieu et chéri des fidéles, traversant victorieusement E

les plus violents orages des révolutions, commande à touce la postérité la vénération pour son fondateur, et pr duit partout en abondance les fruits les plus bienfaisants au sein de la société religieuse et civile. Aujourd'hui il a des établissements dans les diverses parties du monde, compte ses membres par milliers et ses élèves par centaines de mille. Le Canada reçoit ses services et ses bienfaits depuis environ

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| veille ‘e jour,

A lut cinquante ans; et les Frères des Ecoles Chrétiennes, de se toujours zélés, toujours fidèles à l'esprit de leur Père, lu pro- cultivant comme lui la science et la vertu avec une

se, s'il égale ardeur, sont parini nous, comme à Paris et à

Londres, au premier | rang pour tous les genres de succes dans l'éducation et les progrés de toute sorte. Cette ville est depuis de longues années déjà le théâtre de leurs travaux, la ville de Hull aussi: grand nombre des nôtres ont été leurs élèves; et les catholiques d'Ottawa leur témoignent leurs sentiments, leur gratitude, leur satisfaction en confiant à leurs soins plusieurs établissements, remplis d'une [lorissante jeunesse Ils sont done nombreux, N. T. C. F., les liens qui nous attachent au. Bienheureux Jean Baptiste de la Salle, à ses Enfants, à son institut, qui porte tant de fruits parmi nous, à notre grand avantag^; et nous avons ainsi de motifs multiples de partager la joie, le bonheur et les fétes de sa Famille Religieuse, qui, se dévouant avec une si noble persévérance à perpétuer l’œuvre, les vertus, les bienfaits de son fondateur, triomphe si ju-tement avec lu: et voit à bon droit se réfleter sur elle les nouveaux rayons de sa eloire, nouveaux gages de sa protection. Que cette protection attire aux Frères des Ecoles Chrétiennes la continuation des bénédictions du ciel devenant toujours plus abondantes et leur amène aussi en nombre de généreux aspirants et de fervents novices. Mais si un petit nombre est appelé de Dieu à s'obliger par vœu aux devoirs de la vie religieuse pour se vouer ainsi à la noble carrière de l'éducation. chrétienne de la jeunesse, tous sans distinction ont à honorer et à imiter les vertus du Bienhenreux dum Baptiste de la Salle, chacun selon son Cit et la mesure de grace qui lui est faite. Et d'abord, tous les parents chré tiens, à l'exemple de ses parents, doivent faire de la piété leur premier trésor et le plus précieux héritage à léguer à leurs enfants; et ceux-ci ont un modèle accompli dans le Bienheureux de la Salle pour tous les devoirs de l'enfance, de la jeunesse et de l'adolescence. Les jeunes gens, favorisés d’une vocation spéciale, ont en lui un guide, un exemple

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de fidélité aux attraits de la grace; et les clercs, pour le début et la suite de leur noble carrière, trouvent également en lui un parfait modèle, C'est ce que nous propose à tous le Saint Père Lui-méme cans son Bref apostolique, dont nous extrayons la présente notice,

A ces causes, le saint nom de Dieu invoqué, pour rendre un culte digne aux deux Bienheureux dont Nous venons d'esquisser la vie avec les œuvres de leurs enfants parmi nous, et pour attirer leur protection sur cet archidiocése et principalement sur les œuvres confites par Nous au dévouement de leurs enfants ; usant des autorisations accordées par les Drefs et Décrets apostoliques, et imitant ce qui se pratique en l'Eglise Catholique, à Rome et ailleurs, Nous avons réglé et ordonné, réglons et ordonnons ce qui suit :

Un triduum de priéres en l'honneur du Bienheureux Louis Marie Grignon de Montfort, fondateur des missionnaires de la Compagnie de Marie. aura lieu le dimanche 9, le lundi 10, et le mardi 11 Neptembre prochain dans l'église de N.-D. de Lourdes, chemin de Montréal. Ges-exereiees-serent-presités perm oHmeeee e ere centre a.

Pendant ces trois jours les messes se succèderont à l'autel des Bienheureux, de 6 h. à 9 h. du matin. Le Dimanche 9 à 10 h. messe pontificale eétébrée a 1 1 : 4

3 c 7 ta. Après

^A I», e ; l'Evangile, un Père Dominicain préchera le panégyri-

que du Bienheureux serviteur de Dieu.

Lesoirà 3 h. Vépres solennelles, Vénération des Reliques ; Salut du Très-Saint Sacrement.

Panégyrique en langue anglaise.

Le Lundi 10, à 73 Confirmation des enfants de la paroisse, à 10 h. grand’ messe,

Le soir à 7 h. procession en l'honneur du Bienheureux serviteur de Dieu, Salut du Trés-Saint Sacrement,

Mardi 11, à 10 h. grand’ messe. Après l'Evangile un 3e panégyrique sera préché par un prétre de la Société de St. Sulpice.

Après la messe, clôture du Triduum par le chant du Te Deum Laudamus et le Salut du Très-Saint Sacrement.

Pendant ces trois jours les Religieux du Bienheureux de Monfort feront vénérer les Reliques du serviteur de Dieu à différentes heures de la journée. Ces reliques seront constamment exposées sur l'autel du Bienheureux.

Une indulgence plenière est accordée une fois seulement pendant le Triduum aux conditions ordinaires, à tous les fidéles qui, s'étant confessés et ayant communié, visiteront l'église de N.D. de Lourdes, ei y prieront aux intentions du. Souverain Pontife.

De plus, une indulgence partielle de Sept ans, est accordée, une fois chaque jour pendant le Triduum, à tous ceux qui visiteront la susdite église et y prieront à cette méme intention.

Toutes ces indulgences sont applicables aux àmes du Purgatoire.

Pendant ces trois jours, les prétres qui célébreront dans l'église de N -D. de Lourdes, auront le privilage de dire la messe du Bienheureux.— (Décret du ler février 1888.)

Le méme Triduum se fera aussi à Notre-Dame de Montfort et à Notre-Dame de la Merci d'Arundel, avec mêmes privilèges et faculté de faire les mêmes exercices, autant que les circon: ‘ances le permettront : Salut du T. S. Sacrement chaque jour, vénération des reliques, indulgence leniere et partielle pour la visite de l'église du lieu, célébration de la messe du Dienheureux, procession si lon veut,

grand’ messe et panégyrique au moins le dimanche : à N.-D. de Montlort, le Triduum aura lieu le dimanche 16 septembre, le lundi 17 et le mardi 18; à ND. de la Merci d'Arundel il sera le dimanche 23 septembre, le lundi 24 et le mardi 25.

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