JEAN BAPTISTE DE LA SALLE
99,49, 490499, /* oe S ee
Par la Gráce de Dieu et du Saint-Siège Apostolique, Archevéque d'Ottawa, Assistant au Trône Pontifical, etc.
Au Clergé Séculier et Régulier, aux Communautés Religieuses et aux Fideles de JlArchidiocese d'Ottawa, Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur
Jésus Christ.
y PT A
dci dui ad itid att le dp atu a
up Nos Tres Cukns FRÈRES, « qd | et L'auteur lu livre de l'Ecclésiastique, parlant sous N l'action de l'Esprit Saint, et s'adressant à toutes les dix générations ayant à se succéder sur la terre, lat des bon héros de Dieu l'éloge le plus magnifique e* nous pov invite avec de touchantes Instances à leur décerner i AD les plus grands honneurs : dot “ Louons, s'écrie-t-il, ces hommes pleins de gloire, | rab “qui sont nos peres et dont nous sommes la race. 5 Sai * Le Seigneur, des le commencement du monde, a j nat * gjonalé dans eux sa gloire et sa grande puissance: ; con « [Is ont dominés leurs états ; ils ont été grands en | “vertu et ornés de prudence ; et les prédictions qu ils par “ont faites leur ont acquis la dignité de prophètes. ép « Is ont commandé à ceux qui vivaient de leur temps, ces
“et les peuples ont regu de la solidité de leur d * sagesse des paroles toutes saintes, Ils ont cherché tou * par leur habileté l'art des accords de musique, et | jan “ils nous ont laissé les cantiques de l'Ecriture. Ils 1 dig e ont été riches ‘‘v vertu; ils ont aimé avec ardeur la tra « véritable beau’. et ils ont gouverné leur maisons des “en paix. Ils se sont tous acquis parmi leurs 1101 “ peuples une gloire qui est passée d'âge en Age, et on en “ les loue encore aujourd'hui pour ce qu'ils ont fait ces : ‘pendant leur vie. Ceux qui sont nés d’eux ont plt « laissé après leur mort un grand nom, qui renouvéle ] “la mémoire de leurs pères... Les œuvres de leu “leur piété subsisteront pour jamais. Les biens XI ]
‘qu'ils ont laissé à leur postérité lui demeurent pour ‘toujours. Les enfants de leurs enfants sont un ‘peuple de saints; leur race se conserve dans ‘l'alliance de Dieu. C’est en leur considération “ que leurs enfants subsistent éternellement, et leur “race, non plus que leur gloire, ne finira. point. “leurs corps ont été ensevelis en paix, et leur nom “vivra dans la succession des siècles. Que les
et ee E
À Dalaran. mange teste EE
ls 18, )8, ur hé et Ils la ns us on alt nt ele de ns yur un ans ion eur int.
om les
“ peuples publient leur sagesse et que l'assemblée * des saints chante leurs louanges.” (Eccli. XLIV, V, | et suiv.)
N’est-c s N. T. C. F,, le soutlle puissant de ces divine roles, qui a ^ tressaillir de joie et de bonheu e monde cataolique, lorsque Léen XIII,
pour rendre magniliquement des actions de grace à Dieu et aux hommes, a entouré son jubilé sacerdotal des actes solennels et éternellement mémorables de la eanonization et béatification de plusieurs Saints et Bienheureux, appartenant aux diverses nations chrétiennes, ayant glorifié Dieu en diverses contrées de l'univers ?
Et les fidèles de cet archidiocése ont de motifs particuliers de s'inspirer de loraele céleste et d'en éprouver tous les sentiments à l'égard de deux de ces grands serviteurs de Dieu, Louis-Marie Grignon de Montlort et Jean Baptiste de la Salle, béatifiés tous les deux par brefs apostoliques, le ler du 17 janvier, le 2e du 14 février 1888. Les fils trós dignes et trés dévoués de ces personnages illustres travaillent au milieu de nous, nous font bénéficier des salutaires fruits de leurs œuvres fécondes ; et si nous avons un touchant devoir de gratitude envers les fils et les filles, les pères et fondateurs de ces familles religieuses ont droit de notre part à de plus grands hommages.
Nous allons d'abord, N. T. C. F., vous présenter leur éloge et le tableau de leur vie, tracé par Léon XIII pour l'instruction et l'édification de tous.
Nous suivons l'ordre des Brefs apostoliques.
Le BimgNuEsunEUX Lovis-MARIE GRIGNON DE MONTFORT,
Fondateur d d Per SN de la Compagnie de Marie, des Lilli nt de la Sagesse, des Frères du Saint-Esprit et Apctre ile
x aAA + l'ouest de la France.
“ Dieu, miséricordieux et toujours plein de la plus tendre sollieitude pour le salut éternel des àmes rachetées par le sang de son Fils unique, voyant les peuples s'écarter du chemin de la vérité, et, poussés par les passions mauvaises, se précipiter dans l'abime du vice et de la mort, suscite par intervalle des hommes remarquables qui, par l'exemple de leur vie vertueuse, fixent sur eux les regards, et compri ment les flots déchainés du crime.
* Dans ce dessein d'une infinie sagesse, au déclin du xvile siècle depuis l'Incarnation du Verbe, au moment où se propageaient au loin sur le sol de la France la peste du Jansénisme, et les vices de toute sorte qui fermentaient dans la sévérité de ces sombres doctrines, il envoya un homme doué d'une singuliére et trés éminente vertu, puissant en paroles et en œuvres, pour affirmer et soutenir avec une pleine énergie la doctrine et l'autorité du Siège Apostolique, pour corriger, par l'innocence de sa vie, les mœurs en décadence, les ramener à la forme de la loi évangélique, et confondre la sagesse du monde par la folie de la Croix.
* Ce parfait prédicateur de l'Evangile fut le vénérable serviteur de Dieu, Louis-Marie Grignon, qui parut comme la flamme brillante, comme l'encens qui s'évapore sur le feu, divinement envoyé pour ramener le peuple à la pénitence, détruire les abominations de limpiété et lortilier les sentiments de la picté chrétienne.
A na nn EE rm per vencer EET
a totu bac a ED? LEAN REX An
“ Tl eut pour père Jean-Daptiste Grignon, avocat, et pour mere, Jeanne Robert de la Dacheleraie, cens de médioere fortune, mais de noble race, et bien plus distingués encore par leur piété; il naquit dans une petite ville de Bretagne, appelée Montfort, "illes de » l'an de Jésus-Christ 1673. Il fut baptisé le lende- "3 main et recut le nom de Louis.
* I] montra dès l’âge le plus tendre ce qu'il devait être un jour. Il avait à peine quatre ans que déjà ses délices étaient de parler de Dieu. Dans l'angé-
DE
ia. plus
ames lique chasteté qui ace la parure de son ame, cet ant les enfant, d'un naturel si heureux, préféraient aux oussés amusements de son âge EC silence de la solitude et ‘abime oh les visites prolongées dans les églises; ils s’appliquait le des p avec uno sainte avidité à la récitation du Rosaire et e leur aux autres devoirs de la piété chrétienne. ompri - “Il avait pour la Sainte Mère de Dieu un si : ardent amour, qu'il tronvait la plus suave de ses déclin joies à la nommer sa Mère, à l'entourer de tous les rbe, au d témoignages de son culte filial, et qu'il voulut se j| de la : couvrir du doux patronnage de son nom, quand il e toute 2 fut confirmé.
de ces * [1 rassemblait souvent ses frères avec ses petites : d'une sœurs et les autres enfants de son Age, pour venir paroles adorer Dieu et se livrer à d'autres pieux exercices ; ec une il les attirait par de petits présents, et déjà tout | Siege embrasé d'un zèle apostolique, il appliqués dans sa vie, la mesure de s ses forces, à les soustraire aux futilités e de de l'enfance et à les porter à la pr atique de la vertn. monde “ Il avait 12 ans, quand il fut mis par son pére au
collège des Jésuites, à Rennes, pour y recevoir l'éducation religieuse et l'instruction littéraire.
‘La, sa conduite fut si constamment exemplaire, que ses maitres le proposaient souvent aux élèves comme un modèle de ferveur et d'exactitude à tous ses devoirs,
“Quand il aborda des études plus hautes, il pensa que ton application sérieuse à pénétrer son esprit
e vénéion, qui ens qui nener le ions de a piété
des principes de la sagesse humaine devait se concilier avec son zèle à pratiquer les exereices de la piété chrétienne, et à conserver pure et sans tache la robe d'innocenee qu'il avait reçue au baptéme.
« C'est pourquoi, admis dans la congrégation de la Bienheureuse Vierge Marie, il en remplit trés pieusement tous les devoirs. Par l'abstinence et la mortification, il réprimait ses passions naissantes, et docile aux excitations de la charité, il mettait son bonheur à donner aux pauvres tout ce qui était en son pouvoir.
« Très souvent il allait dans les hôpitaux pour soigner les malades et leur porter les consolations de ses pieuses paroles.
« Par son humilité. sa modestie, son obéissance, sa piété, par lu pratique de toutes les vertus, il était comme le flambeau placé sur le chandelier et jetant sa vive lumière au milieu des 400 condisciples, qui l'entouraient.
* Après avoir lait sa philosophie, il résolut de se consaerer à l'etude des sciences sacrées; dans ce but, et pour entrer dans le noviciat de la vie apostolique, il voulut faire à pied le voyage de Paris; confiant dans la divine Providence, il ne se laissa détourner de sa courageuse entreprise ni par la rigueur de la saison, ni par les difficultés de ce long voyage.
& À Paris, il fut reçu par le curé de Saint-Sulpice. Mais bientôt, à la suite desjeünes et des mortifications, des travaux que lui imposaient ses études et l'exercice des devoirs de la charité, Louis, qui venait de recevoir les saints Ordres mineurs, tomba trés gravement malade, et, comme il était dénué de tout secours, i| entra dans un hópitai. Rendu à la santé, il fut reçu au séminaine de Saint-Sulpice où son amour de la pauvreté, de l'obéissance, de la priére, et sa vie toute céleste donnerent une haute idée de sa sainteté à ses condisciples et à ses
ie concis de la ns tache éme.
ition de plit tres ce et la antes, et tait son était en
ux pour tions de
sance, sit * il était
et jetant ples, qui
lut de se dans ce | apostole Paris; se laissa j par la e ce long
t-Sulpice.
; mortifi-
's études ©
ouis, qui rs, tomba dénué de endu à la ulpice ou ce, de la ine haute et a ses
iad ur cl NABER ATE GHEE
maitres; car il excellait en chacune des vertus, comme si, négligeant toutes les autres, il eût porté tout son effort à la pratique d'une seule d'entre elles.
* Voyant approche: l'époque de son sacerdoce, il se livra si complètement et avec tant d'ardeur à l'étude de la théologie, que dans lexamen public qu'il eut à subir, il dépassa l'attente de tous les assistants, Cependant se jugeant incapable d'une si haute fonetion, et indigne d'un si grand honneur, il ne reçut le fardeau qu'en tremblant, e. les yeux pleins de larmes.
“ Sa première messe, à laquelle il s'était préparé par de longues prières et la méditation prolongée des choses célestes, fut célèbrée avec une incomparable et merveilleuse piété.
“ L'année méme où il avait été promu au sacerdoce, déjà tout préparé par la science et la sainteté au ministère apostolique, il commença le cours de ses missions; à Paris comme à Poitiers, il donna de nombreux et éclatants témoignagnes de sa charité et de sa haute vertu.
* Mais, poussé par le désir de plus grands travaux, et par la pitié que lui inspiraient les infidéles, assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, pour obtenir la mission de porter la lumiere de l'Evangile à ces contrées lointaines, il se rendit auprés de Clément XI notre prédécesseur, et lui exposa son projet et ses voeux.
“ Apprenant de la bouche du Pape qu'il était choisi de Dieu, non pour procurer le salut aux infidéles, mais pour évangéliser la France et surtout pour y combattre avec courage les effrayants progres du Jansénisme; excité par ces paroles du pontife, il se livra, dans l'esprit et dans la vertu d' Elie, à toutes les ardeurs de son zóle pour la maison de Dieu.
“ Obéissant à la voix qu'il venait d'entendre, il retourna aussitôt en France, et, revêtu du titre de
missionnaire apostolique, il consacra pleinement sa vie à ce sacré ministère.
“ I] serait difficile de raconter toutes les fatigues qu'il eut à subir dans ces longues courses de missionaire, tout ce qu'il eut à souffrir de la chaleur, du froid, des pluies, de la faim et de la soif, dépourvu qu'il était de toutes provisions de voyage.
* Les travaux de ses missions sont un prodige de la puissance divine.
“Tl est certain qu'il donna dans l'Ouest de la France plus de 200 missions, quil remena un nombie presque infini de pécheurs endurcis au sentier du salut, d'hérétiques au bercail de Jésus- Christ, et qu'il excita les Ames pieuses à suivre avec plus d'élan le chemin de la perfection. Embrasé du zèle apostolique, il convertit un grand nombres de villes et bourgades, non par la sublimité de la parole ou de la sagesse, mais par les effets sensibles de l' Esprit- Saint et de puissance de Dieu; il remena aux pratiques de vertu des pécheurs, des pécheresses de tout âge et de toute condition, et il employa toutes ses forces à combattre l'hérésie janséniste, qui commencait à s'insinuer dans l'esprit des ministres de Dieu.
* T] mit aussi tous les soins à propager les augustes mystéres de la Passion de Notre-Seigneur, et la dévotion à la Vierge Immaculée, Mére de Dieu, surtout par la salutaire habitude de réciter le Rosaire de Marie; son zéle à promouvoir cette pratique le place au premier rang parmi les disciples du patriarche saint Dominique.
* Toutefois, au milieu des occupations multiples et pleines de sollicitude qui absorbaient ces jours et ses nuits, il ne cessa jamais de s'adonner tout entier à la pratique des vertus et de la sainteté, comme s'il n’eût en rien autre chose à faire.
* En butte aux périls, aux injures, aux outrages, comme l'apótre des nations, non seulement i] souffrit
lent sa
itigues ssionai- 1 froid, u quil
lige de
. de la na un cis au Jésus- ‘e AVEC asé du res de | parole Esprit- A aux sses de toutes ll comres de
lgustes , et la Dieu, Iter le r cette sciples
iltiples ours et r tout inteté,
trages, ouffrit
tout avec un courage intrépide, mais au sein de la tribulation, le cœur débordant de joie, il semblait dire avec lui: “ A Dieu ne plaise que Je cherche ma joie ailleurs que dans la croix de Notre-Seigneur Jesus- Christ."
* Enfin pour conserver les fruits si abondants quil avait partout receuilis au prix de tant de labeurs, il pourvut lui-même à la perpétuité de son œuvre.
* Dans ce dessein, il s'associa pour les travaux des missions un certain nombre de collégues que lui offrit la divine Providence, et leur donna des régles très sages et parfaitement adaptées au but qu'il se proposait. Ces règles, d'abord approuvées et recommandées par l'autorité des évéques, furent ensuite confirmées par l'autorité du Pontife Romain.
“ Il adjoignit à son Institution des Frères laïques, chargés de servir la famille religieuse.
“ Il n'oublia point les pauvres qui furent toujours un des plus tendres objets de ses affections: il voulut pourvoir à leur intéréts en instituant une congrégation de vierges pieuses sous le nom de Filles de la Sagesse, qu'il soumit à une règle également sage et prudente, et auxquelles il confia le soin des pauvres et des malades, ainsi que l'éducation chrétienne des jeunes filles.
“Comme larbre qui sort du germe, les deux congrégations, sous la bénédiction de Dieu, prirent de jour en jour de nouveaux accroissements. L'une d'elles a tormé cette congrégation des missionnaires de la Société de Marie, dite Société du Saint-Esprit, qui, pour le plus grand bien des âmes, a donné des missions dans beaucoup de diocèses de France.
* L'autre famille, celle des Sœurs de la Sagesse, qui, au début, n'eut qu'un seul sujet, puis une vingtaine de jeunes filles, répand aujourd'hui ses insignes bienfaits sur la France entière et comprend plusieurs milliers de religieuses,
« Ay milieu d'œuvres si grandes et si nombreuses accomplies pour la gloire de Dieu, épuisé de forces sous le poids de si longs travaux, harcelé par les persécutions et saturé d'opprobres, (car les impies ne lui épargnèrent aucune sorte de calomnies et d'ontrages), pendant qu'il exerçait son ministère apostolique à Saint-Laurent-sur-Sève, (France), le serviteur de Dieu, Louis de Monfort, vit arriver la fin de sa vie.
“Sa mort fut le digne couronnement d'une vie si parfaite, Muni des sacrements de l'Eglise, désirant d'étre dégagé des Lens du corps pour étre avec le Christ, il s'endormit très doucement dans le baiser du Seigneur, le 4 mai, l'an 1716, à Page de 44 ans.
“Le corps du défunt fut déposé dans un tombeau ; mais, comme /a mémoire du Juste est élernelle, les âges suivant recueillirent la renommée glorieuse de ses vertus; son aimable et précieux souvenir est resté en vénération dans tous les cœurs, et ses ossements, comme ceux du patriache Joseph, sont un but de pélerinage pour les fidéles.
« L'éclat et le bruit des miracles, que Dieu fit par son intercession, avaient répandu dans toute la France la renommée de sainteté qui s’attachait à son nom." (Bref apost., 17 janv. 1888.)
La cause touchant la vie et les vertus du vénérable serviteur de Dieu, fut introduite à Rome en 1869 et le Bref recent, que nous venons de citer, l'a proclamé Bienheureux.
Du haut du ciel le B. de Monfort protège ses fils et ses filles et continue à leur communiquer ses vertus et son zéle: les Péres de la Compagnie de Marie préchent des retraites avec l'esprit de leur fondateur, et les Filles de la Sagesse se vouent avec grand zèle aux œuvres de charité et d'éducation.
Les trois établissments, tout récents, des enfants du B. Montfort en ce diocèse prospèrent rapidement : l'orphélinat agricole de N.-D. de Montfort,
end Eu
'euses forces ar les les ne es et listere ‘e), le
ver la
ne vie Evlise, re avec baiser ans.
ns un st élermmeée écieux cœurs, 'oseph,
ieu fit jute la hait à
vénéme en ter, l'a
ses fils ler ses rnie de le leur ht avec ion,
enfants rapideontfort,
Lion aros S RAT NT CRI oit
canton de Wentworth, fondé il y a à peine cing ans, a déjà aequis des proportions considérables ; l'orphélinat succursale de N.-D. de la Merci d'Arundel, acquis seulement l'an dernier, arrivera vite à égaler le premier ; nous souhaitons et avons lieu d'espérer une bénédiction semblable pour la desserte de la paroisse et du pélérinage de N.-D. de Lourdes, prés de cette ville, prés du champ béni où reposent les chers restes de nos regretés défunts,
La Vierge Immaculée est la première T itulaire de cet archidiocése, et par suite la premiere Patronne de tous les fidéles qui l'habitent: en apparaissant à Lourdes, en 1854, année de la proclamation du dogme bé^i, la glorieuse Mère de Dieu dit elleméme à l'humble Bernadette: Je suis l’Immaculée- Conception. Il nous a paru souverainement convenable que notre auguste Patronne, la Vierge Immaculée, eut parmi nous, prés de nous, aux portes de cette ville, un sanctuaire sous le vocable de N.-D. de Lourdes. Et ne faut-il pas que ce sanctuaire, aujourd'hui à ses débuts, devienne vite digne de l'affection que nous portons à notre Mére du ciel, soit par notre empressement à aller y prier pour nos propres besoins et pour le soulagement de nos morts, soit par notre générosité à l'achever, orner et enrichir méme e par nos plus faibles oboles ?
SR