‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme]Chapitre 76 sur 155 · DECRETUM · texte numérisé non relu

DECRETUM

A Sanctissimo Domino Nostro LEoNE Papa XIII, litteris editis in die solemni Paschatis vertentis anni quum praeceptum fuerit, ut in cunetis catholici orbis Ecclesiis Patriarchalibus, Metropolitanis et Cathedralibus ultima Dominica proxime venturi mensis Septembris specialis Missa Defunctorum, majori, qua fieri potest, solemnitate celebretur, simulque data fuerit facultas ejusdem Missæ celebrandæ in omnibus aliis Ecclesiis Parochialibus et Collegiatis, et ab omnibus Sacerdotibus, dummodo ne omittatur Missa officio diei respondens ubicumque est oblicatio; insequentia dubia super ejusmodi mandato SANCTITATIS SUJE pro opportuna declaratione proposita sunt, nimirum.

I An concessa sit dispensatio, seu commutatio obligationis tum Miss» pro populo, tum Missæ cujuscumque omnimo diei affixæ, ita ut minime transferri valeat ?

IL An verba—dummodo ne omittatur Missa officio diei respondens ubicumque est obligatio—intelligenda sint tantummodo de Ecclesiis, in quibus ea die fit officiatura Choralis ?

III. An ubi occurrit festivitas ex solemnioribus, ex. gr. Patroni, Titularis et Dedicationis Ecclesi, suffieiat Missam pro Defunctis applicare, servando ritum festivitati cohærentem *

Hisce porro dubiis a Sacra Rituum Congregatione, jussu ejusdem Sanctissimi Domini Nostri rite per-

4C Lad: Re dE ru ij ii id uet C Ja risa inda nid and "€

: pensis, Sacra ipsamet Congregatio rescribendum i : f censuit.—Affirmative in omnibus.— C H Quibus per infrascriptum Secretarium eidem Sanctissimo Domino Nostro relatis, SANCTITAS SUA : rescriptum Sacræ Congregationis approbavit, illud- : a

que per præsens Decretum evulgari mandavit. Die 6 Junii 1888.

E A. Carp. BIANCHI, 8. R. C. Prof, : 1 | Lt T | LaunENTIUs SaLvATI S. R. C. Secretarius. =

III, nnl rbis thensis qua lata oms, et atur oblidato pro-

tatio cu- 'ans-

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idem SUA illud- Die Pref,

arius.

dième Série —No. 26.

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CIRCULAIRE AU CLERGE

ARCHEVECHE D'OTTAWA, le 13 septembre 1888.

Décret velatif à la célébration de li féte du saint Rosaire.

CHERS COOPÉRATEURS

Je suis heureux de vous transmettre un décret de la S. Congrégation des Rites, du 5 du mois dernier, ordonnant pour la quatrième fois des prières spéciales commandées par le Pape pour le mois d'octobre “et déeorant d'un office propre avec messe la fête sainte de la solennité du Rosaire." Cet office est dorénavant obligatoire pour le clergé séculier et régulier.

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Nous comptons, Chers Coopérateurs, sur votre zile pour faire, du prochain mois d’octobre, un mois de prières très ferventes en faveur de la Papauté pour tous vos paroissiens. Comme un des moyens à employer vous lirez la traduetion ci-jointe du décret à vos paroissiens le dernier dimanche de ce

mois. ‘ 1 Agréez, Chers Coopérateurs, les saluts aflectueux 1 de votre tout dévoué en J.-C. S || 4.

| + J. THOMAS, ARCHEV, D'OTTAWA. :

JE IT id «( | « 1 " Ar + QC 1 SEI x | DÉCRET * URBIS ET ORBIS.

j a % * i « Emu par les longues souffrances de l'Eglise et par a 1 ory = NEC . ad MT ; i la difficulté chaque jour croissante des temps, Notre s i Très-Saint Père le Pape Léon XIII n'a pas cessé, à i depuis le commencement de son Pontificat, d'exciter | partout les chrétiens à honorer et à implorer la l Vierge Marie, Mere de Dieu, par le culte du saint e ! Rosaire. Parmi les nobles enseignements qu'il a fait | n | entendre dans sa premiere eneyelique sur le Rosaire e (ler septembre 1883,) il disait : S T si

“De nos jours, Nous avons assurément autant * besoin du secours divin qu'à l'époque où le grand | (d

“ Dominique introduisit l'usage du Rosaire de Marie t « dans le but de guérir les blessures de la société de t “ son époque. Eclairé par la lumière céleste, il entre- | “ vit clairement que, pour porter remède aux maux | n “ de son siècle, rien ne serait plus efficace que de | Si

! « ramener les hommes à Jésus-Christ, qui est da voie,

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“Ia vérilé el la vie, par le souvenir répété du salut " qu'il nous a apporté, et de pousser à employer “auprès de Dieu l'intercession de cette Vierge à qui il est donné de détruire toutes les hérésies. C'est pour- ‘quoi il composa la formule du saint Rosaire de “telle manière que les mystères de notre salut v * fussent rappelés dans leur ordre successif, et que la trame de cette méditation füt en quelque sorte * tissée avec la Salutation angélique, où s'intercale- * rait la prière à Dieu, le Père de Notre-Seigneur “ Jésus Christ. Nous, qui cherchons un remède à “ des maux semblables, Nous ne doutons pas que la méme priere, quia servi à saint Dominique pour “ faire tant de bien à tout le monde catholique, ne soit trés eflicace pour faire disparaitre aussi les ** calamités dont souffre notre époque."

En tous lieux on a obéi à la volonté pontificale avec un si grand élan des cœurs et une si parfaite concorde, qu'on * a vu clairement de quelle ardent * pour la religion et la piété était pénétré le peuple

‘ chrétien et quelle grande espérance tout le monde * fait reposer sur le patronage céleste de la Vierge ^ Marie.” (Encyclique du 30 août 1884.)

Or, on peut à bon droit considérer aujourd'hui comme un fruit magnifique de cette espér»»2e le fait mémorable que Dieu a montré en cette année, qui est la cinquantième du sacerdoce de Notre Trés- Saint Père, à savoir cet admirable spectacle de la religion et de la foi publique, ce concours de piété si noble et si beau qui s'est établi, dans le monde catholique tout entier, au milieu des témoignages de tout genre de la joie universelle. Les hommes de toutes conditions, méme des contrées les plus lointaines, ont lutté à l'envi pour multiplier les hommages envers le souverain Pontife, successeur de saint Pierre: ambassades, lettres, pèlerinage venant même de très loin et spontanément entrepris, pré-

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sents d'une grande munilicence offerts en trés grand nombre, et desquels on a dit en toute vérité que la matière et le travail étaient encore dépassés par la générosité du cœur de ceux qui les offraient.

« En cela éclatent admirablement la bonté et la * puissance de Dieu qui, dans les grandes épreuves «de l'Eglise soutient et reléve ses forces, accorde “des consolations à ceux qui cembattent pour son “ nom, qui, dans les desseins de sa providence, tire

+ du mal lui-même une ample moisson de bien. Et “ par là aussi brille la gl

oire de l'Eglise, montrant ‘Je caractère divin de son origine

et de sa vie, et : l'esprit divin qui la gouverne et dont elle vit et « d'où il résulte que

les esprits et les cœurs des ‘ fidèles sont unis entre eux et

au Pasteur supréme “ de l'Eglise par un seul et méme lien." (Allocution consistoriale du

25 novembre 1887.)

Or, les nations catholiques, qui considerent cela et qui voient en meme temps que, dans la guerre contre l'Eglise. les portes de l’enter deviennent tous les jours plus audacieuses, sentent profondément combien il est nécessaire d'accroitre la ferveur envers la trés puissante Mere de Dieu, d'aceroitre la confiance que, si on lui adresse les prières du Rosaire, elle donnera un secours propice à la religion chretienne et à la Chaire apostolique ; elles se souviennent que Dieu veut faire de la continuation et du complément de ses dons “le fruit non seulement de “ sa bonté, mais aussi de notre persévérance.” ( ref apostolique du 24 décembre 1883.)

afin de rendre grâce pour les bienec plus de force pour obtenir Très-Saint Père ordonne l'on fasse encore cette encycliques et par les

C'est pourquoi, faits reçus et de prier av ceux que nous attendons, le et exhorte vivement que année tout ce que, par ses

Pl

rand e la , Los ; 3 PEU décrets de la Congrégation des saints Rites (20 aout 1885. 26 aout 1886, 11 septembre 1887), il a ordonné et conseillé les années précédentes au sujet de la By Ts salutaire dévotion du saint Rosaire, et principale aves : ment pour sa récitation pendant tout le mois d’octo- D» ni AIR LA 7 LA . ere ade bre. Et ayant déja décrété beaucoup de dispositions rst en vu d'étendre davantage le culte liturgique de la em | sainte Vierge honorée sous le titre du Rosaire, il a ' Bt voulu y ajouter encore un nouveau complément, en Te décorant d'un office propre avec messe la fête sainte de no la solennité de ce Rosaire, fixée au premier dimanche Ht ot d'octobre, et en ordonnant que dorénavant cet office | dun | sera récité par le clergé séculier et le clergé régulier réme conformément au modéle qui, examiné et approuvé "^| Ç LÀ n LP MA °, ^ .

oh par Sa Sainteté, a été publié ce méme jour, d'ordre de la méme Congrégation des saints Rites.

ah Le5 aoüt, en la féte Notre-Dame des Neiges t cela 1888 pel aii "uerre :

^ M 1 IM ne A. Cardinal BIANCHI, ément = a eae UT Préfet de la Congrégation des saints Rites | con- ; Pla ; ne Place f du sceau.

chréunie LAURENT SALVATI, et du HN :

ent de Secrétaire de la Congrégation des saints Rites. ” (Bref

s bienobtenir rdonne > cette par les

dième Série —No. 27.

Adr e Ie LL LL II PRIMA D

CIRCULAIRE AU CLERGE

ARCHEVÉCHÉ D'OTTAWA, le 17 septembre 1888.

Encyclique libertas praestantissimum nature donum.

CHERS COOPÉRATEURS

L'Eglise est la suprême bienfaitrice du monde et la Papauté seuie peut en être le pouvoir modérateur. Aussi Léon XIII travaille-t-il sans relâche à faire de l'Eglise et de la Papauté le centre vivant, social et moral de la société. L'idée qui domine sa vie extra. ordinaire et donne à ses actes une , -iée exceptionnelle est de faire connaitre et aimer l'institution du Christ, destinée à rendre frères tous les hommes.

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Pour assurer le succès de l'envre de son Pontificat, Léon XIII ne cesse d'enseigner soit par des discours, soit par des encycliques que sont forcés de méditer méme ceux qui sont en dehors de l'Eglise; il entre en négociations avec les gouvernements, il active la piété et le dévouement catholiques, il encourage la culture des sciences et des lettres.

Ce grand Pape connait à fond la situation des temps modernes: il sait que le bien et le mal sont inextricablement mélés. Esprit philosophique trés élevé, en méme temps plein de paix et de concorde, il a entrepris d'instruire et de réformer la société tourmentée et rongée par des erreurs; il s'est imposé la tache de vaincre le mal et d'assurer le bien en degageant des idées actuelles ce qui est juste et légitime de ce qui est injuste et mauvais Sa sagesse, sa prudence, sa vertu, lui aident à faire la part exacte du vrai et du faux, du bien et du mal ; sa doctrine infaillible dissipe tout doute de l'esprit des catholiques et devra faire disparaitre, chez ceux qui ne le sont pas, les prejugés qui les rendent sonpçonneux vis-àvis de l'Eglise.

Poursuivant son noble dessein, Léon XIII a publié, au mois de juin dernier, une encyclique qui est comme un jet de lumiére venant du ciel.

Il y traite de la liberté humaine, seu faisant le défenseur autorisé et se montrant le tuteur né de la Loi.

Cette encyclique est un monument de science, et un code politique qui fixera les esprits dans la certitude des principes et la sécurité des applications ; comme science théologique et régle politique, elle est un guide trés sûr. Tout écrivain catholique y trouvera le commentaire clair, précis et indiscutable des fameuses libertés et * licences " modernes ; tout législateur consciencieux y puisera les principes qui le guideront dans l'accomplissement de ses redoutables devoirs.

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Le document pontifical résume magistral nt les doctrines profondes de St. Augustin e! 3í Thomas appliquées à la condition présent^ du monde ; il est tout un traité de droit natur le législation. Dans l'encyelique Immortale Dei le

Saint Pere s'était occupé surtout des questions concernant le gouvernement des choses humaines ; dans celle-ci, il concentre son ense gnement sur la question spéciale de la liberté qui a été cause de tant de luttes intellectuelles, politiques, sociales et religieuses,

Le Pape mesure l'étendue et le nombre des libertés modernes. Par une déduction frappante il unit la liberté individuelle et la liberté politique, faisant voir que c'est le catholicisme, comme le prouve l'histoire, quia préparé la liberté politique et civile. Quant aux libertés religieuses et intellectuelles, multipliant les distinctions, il donne aux fidéles les clefs de solution nécessaires, soit pour l'intelligence des principes, soit pour la règle de conduite à affirmer et à tenir dans la lutte et la vie pratique.

Parlant de la liberté humaine, le Pape a été bien naturellement amené à faire un exposé complet des questions se rattachant au libéralisme, car c'est de cette erreur insidieuse et de cette aberration que découlent les libertés modernes, la liberté des cultes, la liberté de penser, la liberté de la presse, la liberté de conscience, la liberté d'enseignement. Léon XIII démontre que ces libertés, si on les prend dans leur signifieation philosophique et illimitée, sont des erreurs, étant théoriquement l'antiihése de la vérité, du droit et de la justice. 1l conclut en condamnant le libéralisme.

Le Libéralisme ne pouvait s'attendre qu'à être condamné. En effet, n'est-il pas fils du rationalisme et du naturalisme des deux derniers siècles ? Et eux n’ont-ils pas été engendrés par le protestantisme ?

1d. RR ida TBE da a pute : .

I1 est remarquer à que Léon XIII n'a pas traité le libéralisme politique à la méme place que le libéralisme intellectuel et religieux. J] ne faut donc pas les confondre, mais en penser tout ce que le Pape en

dit.

Les ennemis de l'Eglise sont embarrasés et n'osent 3 pas trop attaquer l’encyclique. C'est un bon signe. d Il y a là une preuve que le document pontific | fait b

la lumière pleine et précise. Les catholiques doivent se recueillir pour mieux comprendre et retenir l'enseignement du Vicaire de Jésus-Christ.

Pour aider vos ouailles à remplir ce devoir vous leur lirez la traduction ci-jointe de l'encyclique libertas, et vous leur donnerez les explications que vous jugerez opportunes ot utiles.

Agréez, Chers Coopérateurs, les saluts affectueux

de votre tout dévoué en J.-C.

tJ. THOMAS, AncHEV. D'OTTAWA.

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LETTRE ENCYCLIQUE 7

SUR LA LIBERTÉ HUMAINE "i

A tous les Patriarches, Primats, Archevéques et Evéqueg du monde Catholique en gráce et communion avec le Siège Apostolique,

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LEON XIII, PAPE

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