‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme]Chapitre 97 sur 155 · EE EE · texte numérisé non relu

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peine qu'il avait le droit d'exiger. Or, Jésus-Christ, qui pouvait de bien des facons satisfaire à la justice divine, a mieux aimé satisfaire en sacrifiant sa vie dans les plus affreux tourments. Et par là il a imposé à ses disciples et à ses adeptes cette loi qu'il a scellée de son sang, que leur vie devint un perpétuel combat contre les vices des mœurs

at Ane " e et des temps.

Qu'est-ce qui a rendu les Apótres invincibles dans leur entreprise de propager la sagesse dans le monde ? Qu'est-ce qui a fortifié cette foule innombrable de martyrs dans le témoignage sanglant qu'ils ont rendu à la foi, sinon la disposition oü était leur àme d'obéir sans crainte à cette loi ? Et ils n'ont pas marché par une autre voie, tous ceux qui ont eu à cœur de vivre chrétiennement et de se sauver par la vertu: nous done, nous ne devons pas en choisir une autre, si nous voulons assurer tant notre salut propre à chacun de nous que le salut commun. C’est pourquoi, au milieu de ce règne éhonté des passions, il faut qu'avec un courage viril chacun se défende contre les séductions de la sensualité : et, tandis que de toutes parts les jouissances de la fortune et de la richesse s'étalent avec insolence, il faut fortifier son âme contre le: attraits fastueux de la richesse, de peur qu'en aspirant à ees choses qu'on appelle des biens, mais qui ne peuvent pas la ‘assasier et bientôt vont dispa-

‘aitre, on ne perde ce trésor, dans le ciel, qui ne périt jamais.

Enfin, ce qu'il faut déplorer surtout, c'est que par l'influence pernicieuse de l'opinion ou del'exemple d'amolisse-

ment des mœurs on en soit venu à ce point que le nom et

la vie de chrétien soient devenus pour beaucoup presque un

ist, qui ivine, a es plus iples et ue leur

mœurs

ans leur ju'est-ce dans le n la distte loi ?

‘eux qui iver par isir une propre à quoi, au avec un ns de la ices de o, il faut richesse, es biens, i. dispa-

t jamais.

par l'inmolisse- | nom et sque un

sujet de honte : déplorable effet ou d'une perversité profonde, ou de la plus lâche des faiblesses: dans lun et l'autre cas, mal détestable, mal le plus grand qui puisse arriver à l’homme ! Car quelle est la chance de salut, quelle est l'espérance qui peut venir aux hommes, s'ils cessent de mettre leur gloire dans le nom de Jésus-Christ et s'ils n'on. plus ce courage de conformer ouvertement leur vie à laloi de l'Evangile ? On se plaint souvent que notre siécle est stérile en hommes de caractére. Qu'on ressuscite les mœurs chrétiennes: du même coup, on aura rendu aux àmes leur dignité et leur constance.

Mais telle est la grandeur, telle est aussi la diversité de ces obligations que la vertu humaine toute seule serait bien faible pour y suffire; et comme pour la nourriture nous demandons le pain quotidien, il nous faut de méme, pour confirmer notre àme dans la vertu, implorer du Ciel la force et l'énergie. C’est ainsi que cette loi commune, cette condition de la vie qui en fait, avons-nous dit, une sorte de lutte perpétuelle, entraine avec elle la nécessité de prier Dieu. Car c'est là, selon la parole si vraie et si belle de saint Augustin,la vertu de la priére faite avec piété : elle franchit les barriéres du monde et appelle du Ciel la divine miséricorde. Contre les mouvements désordonnés des passions, contre les embüches des malins esprits qui nous circonviennent pour nous induire au mal, l'oracle divin nous ordonne de réclamer l'assistance et le secours du Ciel: Priez, pour que vous m'entriez pas © tentation (9).

Et combien cette nécessité devient-elle plus forte si nous

(9) Matth. XXVI, 41.

se ie

voulons avec utilité travailler aussi au salut des autres ¢ Le Christ Notre-Seigneur, Fils unique de Dieu, source de ioute gràce et de toute vertu, a voulu lui-méme, avant de nous poser le précepte, mettre sous nos yeux l'exemple : Il passait toute la nuit à prier Dieu (10), et, à l'approche de son sacrifice, i] priail plus longuement (11) Ah! combien nous aurions moins à redouter la faiblesse de notre nature et ce relâchement que la paresse introduit dans nos mœurs, si l'insouciance pour ne pas dire le dégoüt, ne nous faisait si souvent négliger ce divin précepte. Car Dieu est clement. il veut faire du bien aux hommes, et il a promis en termes exprès de dispenser ses dons avec une abondante

largesse à qui les lui demanderait.

I] fait plus; il nous invite lui-même à demander, et il nous en prie, pour ainsi dire, par ces paroles pleines d'amour: Je vous le dis : demandez, et on vous donnera; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et on vous ouvrira (19). Et pour nous enhardir à le faire avec une familiarité confiante, il tempère sa majesté divine en se représentant à nous sous les traits d'un pére plein de tendresse qui n'a rien de plus à cœur que l'amour de ses enfants. Si donc vous, qui étes mauvais, vous savez donner des choses bonnes à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il ce qui est bon à ceux qui le lui demandent ? (13) Si l'on réfléchit a ces paroles, on ne s'étonnera pas trop de voir saint Jean Chrysostóme attribuer à la prière humaine une efficacité

(10) Lue. VI. 12. (11) Luc. XXII, 45.

(12) Lue. XI, 9.

(13) Matth. VIT. 11.

ven] V uis

visent telle qu'il ait eru pouvoir la comparer à la puissance méme autres :

IT | de Dieu. De même, en effet, que Dieu, par sa parole, a source de : neum S T .

nt de créé l'univers, ainsi l'homme, par sa prière, obtient tout ce , ava ; T ; fis

is quil veut. La prière bien faite, quoi de plus puissant ? É

xemple : : ; ile : :

ha de Elle a sur Dieu méme je ne sais quelle action par laquelle TOC ME ; F ms :

| bios il aime à se laisser apaiser et fléchir. C'est que quand nous combie

prions, nous détachons notre àme des choses mortelles, et d 'e nature 5"

cette unique pensée de Dieu dans laquelle nous restons 's maurs, !

faisait suspendus nous aideà prendre conscience de notre humaine us falsa

t clé faiblesse : par suite de quoi, nous jetant dans les bras et u est cle-

is en dans le cœur de notre Père, nous recourons à la puissance promis

méme du Créateur. C'est notre bonheur que de rester ainsi bondante

^n présence de l'auteur de tout bien, comme si nous voulions

exposer à ses regards les maladies de notre àme, les faiblesses

nder, et il de notre courage, le dévouement de tout notre étre ; et, le

s pleines cœur plein d'espoir, nous implorons l'aide et le secours de

vera; cher-

Celui qui peut seul apporter à nos maladies le remède, à a (12). Et

nos infirmités et à nos misères la consolation.

confiante, - : M noti aus : Dans de telles dispositions, et ayant de soi, comme il est E n de plus 1 naturel, ces sentiments de modestie et d humilité, un cœur is, qui étes i est merveilleusement puissant pour incliner Dieu à la os enfants, ; clémence ; car, de méme qu'il résiste aux superbes, il donne sa wil ce Qui grace aux humbles (14). Qu'elle soit done toujours sainte réfléchit à 4 pour tous, cette pratique de la prière ; que tout, l'esprit, le saint tea cœur, les lèvres, prie à la fois: mais que notre conduite »- efficacite | aussi soit en harmonie avee notre prière et que, par l'obser-

vation des lois divines, notre vie méme soit une perpétuelle élévation vers Dieu.

(14) I Petr. V, 5.

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Comme toutes les autres vertus, celle dont nous parlons trouve, elle aussi, son origine et son aliment dans la foi divine. C'est Dieu, en effet, qui nous apprend quels sont pour l'homme les vrais biens, les biens uniquement désirables pour eux-mêmes ; et l'infinie bonté de Dieu, et les mérites de Jésus rédempteur, c'est par lui, pareillement, que nous les connaissons, Mais, en retour, il n'est rien de

comparable à cette pieuse habitude de la prière pour

E) [ i nourrir aussi et accroitre notre foi. Cette vertu de la foi, 4 affaiblie dans tant de cœurs, éteinte méme dans un grand 1 nombre, on voit quelle en est, de nos jours, la nécessité. | ; C'est à elle, en. effet, qu'il faut surtout demander non seu- 1 | lement la réforme des mœurs privées, mais aussi la solution " ] | de ces questions dont les bruyants conflits ont fait perdre t j aux Etats le calme et la sécurité. Ni la fièvre d'une liberté 1 t | sans frein agite les multitudes, si l'on entend monter de ; | tous côtés les menaces frémissantes du prolétariat, si l'inhui maine cupidité des heureux ne sait point mettre de terme 2 | à ses prétentions, si nous souflrons de tant d'autres maux à du méme genre, on peut dire assurément (et Nous l'avons ; " ailleurs plus amplement prouvé) que rien ne pourra nous : l apporter un remède plus eflicace et plus sur que notre foi lh

chrétienne. :

Mais le sujet Nous invite à tourner de votre côté Notre

pensée et Notre parole, 6 vous que, par la communication E d'un pouvoir divin, Dieu s'est choisis pour coadjuteurs : à dans les dispensations de ses mystères. Si l’on cherche les d

moyens d'assurer le salut des individus et celui des sociétés, e

ses mœurs, peut avoir sur l’un et sur l'autre li plus sérieuse

AS GEST ANNEE ne ee am 6 st es —

parlons influence. Que tous se souviennent donc que s'ils ont été eh

is la foi appelés par Jésus-Christ {a lumière du monde. c'est parce qu'il Wy

els sont [aut que, comme un Jflambeau qui éctairerait l'univers. rayonne l'âme du pretre (15). C'est la lumière de la doctrine, et non

cette lumière ordinaire, qui est requise dans le prêtre :

nt dési- 1, et les lement, c'est lui, en effet, qui doit remplir tout le monde de sagesse, rien de extirper les erreurs et servir de guide aux multitudes dans

re pour ces sentiers périlleux et glissants de la vie. Mais la doctrine

le la foi,

a besoin par-dessus tout d'avoir pour compagne l'innocence n grand

de la vie, pour cette raison surtout que la réforme des

écessité. hommes s'accomplit bien mieux par les bons exemples que E

non seu- parles beaux discours. Que votre lumière brille devant les

solution hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres (16). Divine sen-

; perdre tence, qui veut, sans nul doute, nous faire entendre que

e liberté telle doit étre, dans le prétre, la plénitude et la perfection

mter de de la vertu qu'il puisse servir comme de miroir à ceux qui

i l'inhu- portent sur lui leurs regards. I! wy a rien qui soit plus

le terme propre à former continuellement les autres à la piélé et au culte

os maux de Dieu que la vie et l'exemple de ceux que se sont consacrés au

; l'avons divin ministére transportés par leur séparation du siecle sur un

Ta nous lieu élevé qui les met en vue, c'est vers eux que le reste des hommes notre fol tournent leurs regards, comme vers un miroir qui leur montre ce

qu'ils doivent imiter (17).

té Notre

C'est pourquoi, si tous les hommes ont besoin d'une vinication

gilance continuellement attentive pour ne point échouer djuteurs aux écueils du vice et ne point apporter dans la poursuite che les des choses périssables une convoitise exagsrée, quel earac-

sociétés,

sa Vie et - (15) S. J. Chrys. Do Sac. 1. 3. e, T. ' di P (16) Matth. V. 16.

sérieuse

(17) Cone. Trid. Sess, XXII, c. I, de Ref.

tere plus religieux et plus ferme ce devoir doit revêtir dans les prêtres ! Toutefois, ce n'est point assez pour eux de nétre point esclaves des passions : la sainteté de leur état réclame encore en eux l'habitude de l'éneie e dans le commandement de soi-même et dans l'application de toutes les facultés de Pame, de l'intelligence surtout et de la volonté, qui tiennent la première place dans l'homme, au service du Christ. Vous vous disposez à tout quitter : n'oubliez pas de vous quiller aussi au nombre des choses qu'il faut quitter, ou plutot que ce soil [à pour vous l'essentiel el le principal : vous renoncer vous-meme (18). Une fois dégagé et libre de toute passion, leur cœur pourra s'ouvrir à ce zèle plein d'ardeur et de générosité pour le salut du prochain, et sans lequel leur propre salut ne serait point assuré. L'unique profit qu'ils tireront de leurs subordonnés, l'unique gloire, l'unique satisfaction, c'est. d'arriver aux moyens de préparer un peuple parfait. C'est le but qu'ils poursuivent de toutes manières, méme au prit de toutes les meurtrissures du cœur et du corps, dans le travail et la souffrance, dans la faim et la soif, dans le froid et la nudité (19). Cette vertu toujours en haleine, toujours intrépide à l'eflort tenté pour le prochain, elie sera merveilleusement favorisée et raffermie par la fréquente considération des biens célestes. Et à mesure qu'ils s'appliqueront davantage à cette contemplation ils verront avec plus de clarté apparaitre la grandeur et l'excellence et la sainteté de leurs fonctions sacerdotales. Ils comprendront linfortune de tant d'hommes qui rachetés par Jésus-Christ, courent pourtant à leur perte éternelle ; et dans la pensée

(18) S. Bernard. Declam. c. I.

(19) Id. Lib. IV, de Consid. c. 2.

vétir dans ar eux de e leur état ns le com- ‘toutes les la volonté, au service oubliez pas ! quitter, ou cipal : vous re de toute n d'ardeur ans lequel nique profit re, l'unique

un peuple déres, méme rps, dans le e froid et la ujours ina merveilte considépliqueront rec plus de la sainteté ont l’inforsus-Christ,

s la pensée

Ren nag Again

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de l'être divin, ils trouveront un sureroit d' ardeur pour

s'a ) i uer à li amour de Dieu et Our y exe iter les autres, |

Voila le plan le plus sûr pour arriver au salut commun. Mais, en l'appliquant, il faut bien prendre garde à ne pas se laisser eflrayer par la grandeur des difficultés, ou décourager par la durée des maux qu'il s'agit de enérir. Dieu, dans son équitable et immuable justice, réserve des récompenses aux bonnes actions et des supplices aux péchés. Mais les peuples et les nations. ne pouvant se perpétuer au-delà des limites de la vie mortelle, doivent nécessairement recevoir ici-bas méme la rémunération due à leurs actes. Aussi bien n'est-ce pas une chose nouvelle de voir prospérer une cité coupable. C'est l'effet d'un juste conseil de Dieu, qui, par ce genre de bienfaits, accorde parfois aux actions louables (et i] n'est aucune nation qui en soit complètement dépourvue) une certaine récompense ; saint Augustin nous rapporte qu'il en fut ainsi pour le peuple romain. C'est pourtant une loi tout à fait réeuliére que la prospérité d'un Etat dépende beaucoup de la manière dont il pratique officiellement la vertu, et particulièrement celle qui est la mére de toutes les autres. la justice. La justice élève les nations, tandis que le péché rend les peuples misérables (20). Ce n'est pas le cas de Nous arréter ici à la considération des injustices triomphantes, de rechercher s'il n'est point certains Etats dont les affaires semblent aller au gré de leurs désirs, et qui portent pourtant, comme caché au fond de leurs entrailles, un germe de misére. La seule chose que Nous voulons faire entendre, et I’ hisicire à cet

(20) Prov. XIV, 34

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égard est toute pleine d'exemples, c'est que les actions

H injustes finissent toujours par étre punies, et que la sévérité

de cette punition est proportionnée à la durée du crime,

Pour Nous, Nous trouvons une grande consolation dans

cette pensée de l'apótre saint Paul: Tout, en effet, est a

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vous ; mais vous, vous éles au Christ, et le Christ à Dieu (21). Mystérieuse conduite de la divine Providence, qui dirige et gouverne si bien le cours des choses mortelles que, de tout ce qui ar: ve aux hommes, il n'est rien qui ne prolite ; en même temps au salut de ceux qui, de cœur et en vérité, cherchent Jésus-Christ! Or, tous ceux-là ont pour mere et

nourrice, pour gardienne et pour guide, l'Eglise, cette Eglise

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qui, attachée au Christ son époux par les liens intimes d'une indissoluble charité, lui est pareillement unie par la communauté des luttes et l'association dans la victoire. | Nous n'avons done et Nous ne pouvons avoir aucune inquié- ; tude pour l'Eglise; mais le sujet de Nos vives alarmes, c'est le salut de tant d'hommes qui mettent dédaigneusement l'Eglise à l'écart et que les nombreux chemins de l'erreur conduisent à leur perte; ce qui Nous remplit d'anegoisses, c'est le sort de ces cités que nous sommes condamnés à voir se détourner de Dieu et s'endormir, au plus fort de la crise commune, dans la plus folle sécurité. Rien west comparable à l'Eglise... Combien l'ont attaquée et ne sont plus ? L'Eglise! elle monte jusqu'aux cieux. Telle est sa grandeur qu'elle triomphe des attaques

el sort victorieuse de toutes les embüches : elle lutte sans jamais

(21) I Cor. IIT, 22-23

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po

de

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des été l'Ec le d

sibl

Ends succomber ; elle descend. dans l'arène sans étre Jamais vaincue

Sun (22). Et non seulement elle n'est point vaincue, mais 1

| : cette vertu que, par une iuspiration incessante, elle puise

fe en Dieu méme et qui, en tranformant la nature, opère gq dans le salut, elle la conserve intacte et à l'abri de toutes les ^l est a Vicissitudes des Ages, Or, si cette vertu a pu divinement i (21). ""uver un monde vieilli dans le vice et abimé dans les lirige superstitions, pourquoi ne le ramenerait-elle pas de ses

ie, de égarements ? Tréve donc aux méfiances et aux ressenti- um rolite ments! Ecartons les entraves. et qu'en possession de ses ji érité, droits rentre enfin cette Eglise à qui appartient la garde et X

ere el la propagation des bienfaits de Jésus-Christ.

Alors nous La pourrons connaitre par e

xpérience ce que vaut la lumière que peut la vertu du Christ rédempteur.

ielise times de l'Evangile, ce par la

i Cette année, qui touche à sa fin, Nous à, par bien des yore.

be indices, fait constater (Nous l'avons dit en commencant) . ; Ka une renaissance de foi. Plaise à Dieu que cette étincelle "£1 Ens 2 devienne une flamme ardente. qui, consumant jusqu'à la : Su T racine des vices, ouvre bientót la voie au renouvellement a mee des mœurs et aux œuvres du salut ! Pour Nous, à qui a H ‘i i , été confiée, dans des temps si difficiles, la nef mystique de jud l'Eglise, Nous tenons Notre esprit et Notre cœur fixés vers or ;

: le divin Pilote, qui, le gouvernail en main, se tient, invi- | sécu- :

Pont sible, à la poupe. Vous voyez, Seigneur, comme les vents » LontL ze :

in se sont de toutes parts déchainés, comme la mer se souléve qu aiu.

; par la violence des flots irrités. Commandez, Nous vous Laques

ur en supplions, vous qui le pouvez seul, commandez aux jamais . à Bm vents et àla mer! Rendez à la race humaine la véritable

(22) S. J. Chrys. Or. post Eutrop., captum habita. n. I.

de ai n ate fisco la diva CN —

emn DE un

paix, celle que le monde est impuissant à donner, la. tranquillité de l'ordre! Par votre grâce et sous votre impulsion, que les hommes rentrent dans l'ordre légitime, restaurant, selon leur devoir et par l'assujettissement de leurs passions à la raison, la. piété envers Dieu, la justice et la charité envers le prochain, la tempérance envers eux-mêmes ! Que votre regne arrive, et. que la nécessité de vous étre soumis et de vous servir soit comprise de ceux-là mêmes qui, pour chercher loin de vous la vérité et le salut, s'épuisent en vains efforts, Vos lois sont pleines d'équité et de douceur paternelle, et pour en procurer l'exécution vous offrez vous-même à nos facultés le secours de votre vertu. La vie de l'homme sur la terre est une vie de combats ; mais vous-même vous assistez à la lutte, aidant l'homme d

triompher, relevant ses défaillances, couronnant sa victoire (23).

AS abe ic Se nee RET. us

Dans ces sentiments, qui relèvent nos cœurs vers les joies

d'une ferme espérance, et comme augure des bienfaits

aa So

célestes et témoignage de Notre bienveillance, Nous vous

| d accordons avec amour dans le Seigneur, à Vous Vénérables | Frères, en mème temps qu'au clergé et au peuple catholi- | que tout entier, la bénédiction apostolique. | Donné à Rome, près Naint-Pierre, le jour mème de | Nativité de Notre-Neigneur Jésus-Christ, en l'année de N tre Pontificat la onzième.

| LÉON XIII, PAPE

(23) Cf

, S. Aug, in Ps. 32,

—— ange PS eae aca AR ANRC OG

la tranpulsion, taurant, )yasslons charité mémes !

us être mémes |, 8’ épulté et de )i vous : =s re vertu. dième Série—No. 32. A )mbats ;

homme à AA ire (23). ‘2 les joies CIRCULAIRE AU CLERGEÉ i eee ARCHEVÉCHÉ D'OTTAWA, le 5 Juin 1889 ous vous

mérables ; 1 :

ee I. Denier de St. Pierre catholi-

Sy é i . Synode et Conférences ecclésiastiques,

ne de | CHERS COOPÉRATEURS, uy

' J'ai profité de la premiére audience que j'ai obtenue du Saint Pére, dés les premiers jours de mon

: arrivée à R me, au mois de novembre dernier, pour

remettre a Sa Sainteté les offrandes de cet archidio-

cóse pour le Denier de St. Pierre et pour Lui exprimer mon attachement, le vôtre et celui des fidèles à sa personne sacrée, notre dévouement à tous pour le Saint-Siège, J'ai voulu aussi saisir cette occasion pour demander comment il nous serait possible de réaliser le vœu émis par Son Eminence le Cardinal Secrétaire d'Etat et ainsi exprimé dans sa lettre du 20 avril 1888 : “Bmus... Pater...arctiorem in dies ejus ( archidiocesis) conjunctionem. cum Ecclesia Romana jorere cupit” (Voir Cire. No. 23. 4ème Série.)

Comme vous le verrez, en lisant la lettre que Son Eminenee le Cardinal Rompella m'écrivait, le 23 février dernier, Sa Sainteté a daigné agréer et se dire satisfaite des manilestations de notre amour et de notre dévotion, donnant à chacun de ceux qui ont contribué au Denier de St. Pierre une Bénédiction Apostolique puisée dans son cœur tendrement paternel.

Je vous prie d'annoncer à vos parois-iens cette Bénédiction de Léon XIII er d'en profiter pour exciter les fidéles à encore plus de générosité a l'égard de notre Pere commun, qui attend des eatholiques de partout les ressources requises pour le gouvernement de l'Eglise.

Lh

Il m'est trés agréable aussi de vous dire que le Souverain Pontife a bien voulu signer de sa propre main la lettre par laquelle il occuse réception de deux volumes que j'avais tenu à honneur de lui présenter, dont l'un contient les Statuts du ler Synode d'Ottawa et l'autre est intitulé * Conférences ecclésiastiques du diocèse d'Ottawa." Vous trou. verez copie de cette lettre à la suite de celle dont il est question plus haut.

exprifideles is pour ecasion sible de ardinal ‘ttre du ies ejus Romana .) jue Son t, le 23 er et se mour et qui ont édiction lrement

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i erez ne vous stimule grandement à préparer de

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plus en plus sérieusement le travail de chaque conférence. te chaque

Agréez, Chers T créez, rs Coopérateurs, les saluts aff ( is saluts ¢

de votre dévoué en J. C ae

+ J. THOMAS, AncuEv. d'Ottawa.

BORE ES Gs menaces Ab Lait dein n i ia Y — à : n equiomum se

SARA HA SL VIELE Ga West at aptis à

Illme ac Rime Domine,

Pervenerunt ad Summum Pontificem observantissimæ Amplitudinis ‘luce litteræ die 11 Novembris proxime elapsi datæ et haud levis in obolum N. Petri pecuniaria oblatio. Sanctitas Sua, que tot jam a fidelibus istius Archidiæcesis amoris et devotionis documenta accepit, gratum animum suum de hac nova oblatione me tibi pandere jussit, atque una nunciare Se Benedictionem Apostolicam ex imo corde depromptum singulis piis oblatoribus, eorumque familiis ac præsertim Amplitudini Tus peramenter impertiisse.

Hac vero occasione utor, ut tibi, prout. Sanctitas Sua cupit, allata in præfatis litteris preecedentia mea verba de arctiore cum Ecclesi: Romane istius Archidiccesis conjunctione explicem, te certiorem reddens nihil requirere posse in præsens sive ab Amplitudine Tua, sive ab istis fidelibus quo hiec conjunctio arctior evadat, sed unice optare ut in tanta locorum distantia relationes inter Achidiæcesim et Romam frequentiores fiant, et ita semper foveatur ac perseveret ea que nunc feliciter viget animorum inter patrem et filios firm: concordia ac benevolentia.

His expositis Amplitudini Tu: ,::cipuam meam propensionem et observantiam iterum testor, ac fausta quæcumque ac jucunda a Domino adprecor.

Amplitudinis Tuc, Rom die 23 februarii 1889, Addictissimus

M. Garp. RAMPOLLA.

observan- \ovembris 1 obolum 1, quæ tot s et devo- 1 suum de atque una n ex imo 1s, eorum- "us pera-

Sanctitas ‘æcedentia ance istius certiorem is sive ab | quo hiec tare ut 1n Achidiæita semper citer viget yncordia ac

uam meam testor, ac | adprecor.

\MPOLLA.

settee PR | SST ASR Nr TR BOLE BA eB

LEO: PP. XHI.

Venerabilis Frater, salutem et apostolicam benedictionem. Et acta Synodi Diwcesane Ottawiensis, et volumen abs te accepimus, quod inscribitur :

* Conférences ecclésiastiques du Diocese d'Ottawa ” De Synodo quidem, carere te Nolumus lande merita : rem quippe effecisti non mediocriter utilem, Tridentino jure pricipue sancitam : cujus rei diuturna negligentia non raro usuvenit, ut christiana disciplina vite, nimium multis jam debilitata caussis, magis etiam magisque labatür ac fluat. Illud pari inodo probandum magnopere censemus, quod sacerdotes tuos convocare itentidem ad meditatas disputationes consueveris, Habent aliquid in more positum non admodum dissimile Episcopi ex Europa complures: idque optimo consilio, fructuque non levi. Nam prieterquam quod acuitur exemplo mutuo industria singulorum, plurimum præterea exercitatione disserendi, communicatione et comparatione sententiarum, proficitur. Quid vero tam est hoe tempore necessarium, quam doctrine varim eruditionis in sacerdote laus ? Omnino clerum, non leviter imbutum, sed plane instructum ac prope armatum esse oportet scientia rerum earumque priesertim, quie. majorem. habent eum fide divina moribusque christianis, cum historia ecclesiastica, sacrisque muneribus cognationem. Cujusmodi esse questiones vidimus, quos his postremis annis Ottawiensis clerus, te auspice, acute coploseque tractavit, His de caussis tibi, Venerabilis Frater, vobisque pariter, Sacerdotes Ottawiensis Dicceseos, gratulamur; et ut quod sponte instituistis, item facere hortatione etiam Nostra perseveretis, valde vobis auctores sumus, ut institutum Conferentiarum morem aucto etiam studio retineatis. Interea cclestium munerum auspicem, et benevolentim Nostri testem

Acts a e SHIPS ORI obe SAS PUO Cc ng! tto

tibi, Venerabilis Frater, clero populoque universo fidei tum commisso, apostolicam — benedictionem peramanter impertimus.

Datum Rom:e apud 8. Petrum die XXI Februarii An. MDCGCCLXXXIX Pontificatus Nostri Undecimo.

LEO. PP. XHL

unlverso ictionem

‘ebruaril ri Unde-

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