Journal de Marsin. A. G.f ros. 3406, n
S. Passerat de La Chapelle au ministre de la guerre, 1" mal 1755. A. G., ms. 3406, n» 181.
3. D'Espagnac au ministre de la guerre, 19 mars 1755, Bourg. A. G., ms. 3406, n» 47. °
4. Marcieu au ministre de la guerre, 4 mai 1755, Grenoble. A. G.,ms. 3406, n* 191.
A les organiser, Mandrin consacrait l'argent rapporté de sa dernière campagne, et le jeune contrebandier, rendu à sa bonne humeur, « plaisantait beaucoup sur ce que le roi de France lui avait donné le moyen de lever une compagnie franche avec laquelle il se proposait de grands projets1 ». Il s'était approvisionné en armes toutes neuves, dont il avait établi des dépôts sur la frontière de Savoie, proche du Dauphiné. Et il avait formé, à portée, des magasins i poudre 8. Il avait des bateaux tout prêts ce sur les rivières qui tombent dans le Rhône8 ».
Les agents du gouvernement français, en Suisse et en Savoie, ne cachaient pas les difficultés qui attendaient les troupes destinées à poursuivre les Mandrins lors de la campagne prochaine. « On les battra difficilement », écrit Marsin. Dans les derniers jours d'avril et les premiers jours de mai 1755, on suit Mandrin, accompagné de son major et de deux valets, aux foires de Romont et de Nyon, en Suisse, i celles de Carouge en Savoie. Il y fait les achats nécessaires à sa cavalerie v. De leurs boulevards, les Genevois aperçoivent au loin les Mandrins qui passent le lac avec les chevaux de remonte qu'ils se sont procurés aux assemblées voisines, a Ce sont des chevaux de prix, » écrit le résident de France*. Au marché de Carouge, Mandrin n'en acheta qu'un, trouvant les autres trop grands *. Le 30 avril, il passe à Carouge avec vingt-deux chevaux de selle, qu'il
1. Lettre du baron d'Espagnac, 4 mai 1755, Bourg. A.G.ms 3406, n*190.
2. D'Espagnac à La Morliere, 11 mai 1755, Bourg. Ibid., n* 215.