A.-D. Perrero, p
2. Levet de Malaval au Contrôleur des Finances, 5 juil. 1755. A. A.B.tms. Turin 225. f. 14.
3. Marcieu à d'Argenson, 30 juin 1755. A. G., ros. 3406, n*348.
4. Registres de la communauté de Villefranchc-en-Beaujolais., à la data du 10 septembre 1755.
a II est aisé de juger, écrivait Rouillé à Chauvelin, que les dommages auront été exagérés1. » Le Sénat de Savoie communiqua les résultats de l'enquête dirigée par Dichat de Toisinges : le chiffre des réclamations se trouva être d'une modicité extrême, presque ridicule. Pour plusieurs personnes assassinées, nombre de blessés, pour le pillage du ehfttesu de Rochefort et de quatre ou cinq boutiques, on réclamait une somme totale de 34957 livres 17 sols 6 deniers *. Aussi Rouillé ne peut-il s'empêcher d'en écrire : « La fixation des indemnités ne pouvait être plus modérée3. »
Le 31 octobre 1755, àChambéry, Jean Pointet, « avocat, secrétaire et archiviste au royal Sénat de Savoie », déclarait avoir reçu de MM. Charles Durando et fils, banquiers à Turin, et par les soins de M. Joseph Dubuisson, négociant en cette ville, sur ordre du chevalier de Chauvelin, ambassadeur de France, la somme de 34 957 livres 17 sois 6 deniers, monnaie de Piémont4.
Restait la punition, solennellement promise des officiers auteurs de l'attentat. De temps à autre, le comte de Sartirane i Paris en rappelait le souvenir au ministre des affaires étrangères; mais celui-ci répondait invariablement que « l'on n'avait déjà que trop fait par l'envoi d'un ambassadeur extraordinaire et qu'une telle réparation devait tenir lieu de tout* ».
Faut-il s'étonner que, à la suite de cette aventure, les sympathies de la Cour de Sardaigne aient penché vers l'Angleterre au début de la terrible guerre qui va s'engager ? Rouillé s'en plaint à Sartirane g. A qui la faute ?
1. Rouillé à Chauvelin, 29 juin 1755. A. A: E., ms. Turin, 224, f. $t&
2. A.A.B., ms. Turin 225, f. 274 publ. par J.-J. Venrier, p. 54*».
3. Rouillé à Chauvelin, 29 sept. 4755. A. A.B., ms. Turin 225, f. 30M.