‹ MandrinChapitre 231 sur 266 · Lettre publ. par Perrero, p. 36H · texte numérisé non relu

Lettre publ. par Perrero, p. 36H

français l. Dans le moment critique où l'on se trouvait, c'était une dernière atteinte au prestige de la Couronne de France.

A Paris, le mouvement de réprobation contre l'ambassade humiliante du comte de Noailles n'était pas prêt de se calmer. Sartirane y revient dans ses dépêches. Nouvellistes de cafés et de promenades publiques en parlaient ouverte* ment. « L'ambassade extraordinaire » donnait naissance à mille satires, chansons, petits-vers et quolibets.

Le marquis d'Argenson traduit le sentiment général : « Il y a grande honte, et c'est à effacer de nos fastes. »

Il est vrai que les fermiers généraux étaient débarrassés de Mandrin.

Levet de Malaval avait dû lâcher les deux Nîmes, de leur vrai nom Pierre Tourant et François Gaussin, les deux contrebandiers que les argoulets avaient enlevés dans la matinée du il mai, à Saint-Genix-d'Aoste*. Ils furent confiés à deux brigades de maréchaussée qui les remirent le 5 juillet 1755, — avec Claude Planche, le domestique du fermier Perrety, enlevé avec Mandrin au château de Rochefort — entre les mains des officiers du roi de Sardaigne • ; restitution qui se fit sur la frontière, « avec cérémonie4 ».

La question des indemnités, à verser aux victimes des violences commises les 10-11 mai, devait se régler facilement, puisque la Cour de France avait déclaré s'en rapporter à l'estimation qui serait produite par le roi de Sardaigne.

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