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Recueil d'Isambert, XXII

3. Très humbles et très respectueuses remontrances que présentent au Roi, notre honoré et souverain seigneur, les gens tenant sa Cour des Aide* à Parts. A Paris, en la Cour des Aides, le 6 mai 1775, in-12 de 180 pages.

Sénac de Meilàan, dans son étude sur les Fermes gêné* raies, observe que, de cette époque (1755) jusqu'en 1776, les bénéfices réalisés par les fermiers ne s'élevèrent plus qu'aux deux tiers des chiffres précédemment atteints.

Les nouvellistes commentent les réformes, i leur façon :

Turcaret, épksré, arrive chez sa maîtresse. Il se jette dans un fauteuil :

« Enfin, ma reine, me voilà débarrassé de ce malheureux tapis vert où j'étais cloué. Morbleu! nos affaires ne vont point du tout. Les Fermes sont à tous les diables. Elles ne rendent plus que 30 p. 100. Il n'y a pas l'eau i boire ! »

L'abbé Terray porta des coups sensibles aux privilèges des fermiers généraux, en augmentant leurs cautionnements et en diminuant leurs bénéfices. Turgot, qui lui succéda, ne l'en força pas moins à restituer le pot de vin de 300 000 livres qu'il avait touché au renouvellement du bail, selon l'usage. Turgot déclara abolie cette coutume du potde-vin que le Contrôleur général avait reçu jusque-là, à chaque nouveau bail, et il fit distribuer aux curés de Paris, le montant de celui qui lui devait être remis, « pour former les avances d'un travail de filature et de tricot, dont les ouvrages seraient vendus et dont le prix renouvelle* rait ainsi le fonds ».

Turgot put donc enfin parler avec indépendance à l'opulente Société financière. Il soumit l'administration des Fermes à un contrôle rigoureux. Dans son rapport au roi, du 11 septembre 1774, il signala tous les vices de cet organisme vieilli, la faveur et la protection qui s'étaient emparées des places, l'abus des croupes et des pensions, et Louis XVI apostilla le rapport de sa propre main : « Approuvé1. »

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