Mém. de Fontanieu, Bibl. nat.t ms. franc
et un autre habitant de Réaumont. Il n'était cependant question ni de contrebande, ni d'attroupement. Il ne paraît même pas qu'on ait insulté ces mêmes employés. Il m'était déjà revenu bien des plaintes contre eux. ' »
Dans l'information, conduite par le procureur fiscal de Réaumont, on trouve la déposition du châtelain Joseph Jourdanet.
Le domestique du sieur Charot, au Mas des Cottes, travaillait à fosser la terre, quand des « employés » passèrent. Ils étaient armés. L'un d'eux s'approcha de lui :
« N'est-ce pas toi, J... F... qui nous a insultés ?
— Non, Monsieur.
— Attends ! attends ! je vais te le faire voir! » dit l'employé.
Le domestique s'enfuit du côté de Moret et l'employé le poursuivit. Ses camarades lui crièrent :
« S'il s'enfuit, tire-lui dessus ! »
Ce qu'il fit, et le domestique tomba mort.
Pierre Charot, marchant à Réaumont, dépose à son tour : « Cette même bande d'employés, conduits par le brigadier, s'en vint menacer une femme qu'ils prétendaient cacher dans son cabaret un homme qu'ils cherchaient, et perquisitionnèrent chez elle. Ils lui demandèrent si elle ne connaissait pas un nommé Piquot, contrebandier :
« Non, Messieurs. »
L'un d'eux lui dit :
a F... ! Vous le connaissez bien, puisque vous êtes enceinte de lui... »
Cette jeune femme se nommait Marie Cari et. Son père avait été forgeron à Réaumont. Elle répondit :