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en face de l'estaminet, tiraient le fougueux agresseur par la veste. Enfin, non sans avoir recueilli leur part de coups l, Garnier, Duruf et les deux jeunes femmes, celles-ci le tirant toujours par la veste, parvinrent à entraîner Mandrin dans la cuisine attenante à la chambre banale de l'auberge \
A ce moment, Gruigue Rey, le cabaretier, rentra3. Il vit Destenave se relever, le visage rempli de sang et disant à haute voix en s'adressant aux assistants :
« Vous serez tous témoins*. »
Puis, gagnant la porte :
« On est bien malheureux de demander son bien et d'être battu... Mais je vais porter plainte au châtelain". »
Un enfant, Jacques Vincent, accouru au bruit, ce pour \oir », s'était mis à ramasser l'argent tombé de la bourse de Destenave. Il réunit six sols et cinq deniers que le cabaretier fit reporter le jour même au logis de leur propriétaire, mais la femme de celui-ci, qui était seule à la maison, les refusa en disant que le compte n'y était pas *.
Destenave porta plainte entre les mains du lieutenant châtelain, François Buisson \
Querelle d'estaminet.
Dans les faits qui suivent, la veuve Mandrin,. sans paraître au premier plan, joua cependant le principal rôle ; ce fut elle qui mit en mouvement son fils afné, comme elle l'avait fait de son mari, quand il s'était agi de brûler la femme Vinoy.
En cette année 1743, où Destenave avait prêté de l'argent