‹ Manette, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 12 sur 27 · FICHON, MAD. VALENTIN · texte numérisé non relu

FICHON, MAD. VALENTIN

HAD. VALEXTIB. Ahl c’est toi, Fichon.

FICHON. Oui, madame Valentin, c’est moi tout d’ même.

HAD. VALBXTIN. Eh bien... . qu’est-ce quo lu as doue ce matin, comme tu as l’air bête...

FICHON. Vous troiiTei? c’est po.s.sthIe, c’est qu’il y a des momctis où c’ qu’on ne sait plus..,

MAD. VALENTIN. Ce qu’otl dit.

FICHON Voilà.

Mtn. VALENTIN. Bah! qu’cst ccquc ça signifie? qu’est ce que tu a.?

FICHON. J’ai... jal... quej’ suis amouraux, là...

MAD. VALENTIN. Amoureux ? et de qui?

FICHON. Dam! vous vous fâcherez peutêtre... (Hiant.) Ah! ah I ah !

HAD. VALENTIN. ,Vloi... dis toujours. ..

FICHON. Est-ce que vous ne devinez pas ..

MAD VALENTIN, so-iriant. Dam! U. Fichon, vous êtes bien aimable.

FICHON. Vous y êtes. ■

MAD. VALENTIN. .Vlais je ne veux pas me remarier.

FICHON. Qu’est-ce c’ que ça fait., si mademoiselle Manette veut bien...

HAD. V.ALE.NTIN. Comment! c’est Manette...

FICHON. Vous voyez bien, ça vous Clchel

HAD. VALENTIN. Manette I (yf part.) Dam I je crois toujours que c’est pour mon compte

FICHON. Alors, je m’en vas, bonsoir.

M.AO. V.ALENTI.N, le retenant. Eh! non...

reste, pauvre garçon, tu aimes ma .sœur; il n’y a pa.s grand mal, car, cela ne peutêtre qu’avec de bouucs intentions.

FICHON. Le France n’en a jamais d’autres; je l’aime, et j’ l’épouse Mais vous ne voulez pcut-êjre pas marier mamsell' .Maaette?...

MAD. VALENTIN. Au Contraire... c’est ce que je yeux... c’est ce que je désire...

je donnerais tout ce que j’ai pour la marier, pour la bien marier, par exemple... Dam!

je veille sur sa vertu!..

FICHON. Ah! oui... et vous y veillez solidement...

M.AD. VALENTIN. Aussi, celui qui l’épousera pourra bien dire...

FICHON. Oh! moi... ça m’est égal...

MAD. VAI.ENTiN. Qu’est-ce que tu dis ?

FICHON, se reprenant. Je veux dire...

que pourvu qu’ vous m’accordiez sa main.

MAD. VALENTIN. Et SOU cœur?..

FICHON. Je l’ai...

MAD. VALENTIN. Hcin!..

FICHON. Il est à moi ! j’ose m’en flatter, quoique depuis quelques jours, elle ne me dise plu.» rien... mais, j’ai su ça un soir en dansant... parce que je l’ai fait danser...

et je lui tenais la main , en soupirant eomtno ça... Oh!,, et je serrais ferme.. .et puis elle a répondu; Ah! vous me faites mal... si bien qu’cll’ m’adore.

MAD. VALENTIN. Comment... elle ne m’en a rien dit .. mais mon garçon... tu n’y penses pas, toi qui es conscrit... qui n’as pas le sou...

FICHON. Pardon, excuse... j’aurai mon congé, et puis, il y a le père Fichon... vou

LE MEGAnif TBiATRAL.

«aTcï, mon onclo... îl me fera quclqu’ chose... Car, il a dcsécus!..

MAD. VALESTIS. Oh! alors, c'est «lifférent... tu peux deinamler le consentement de Manette...

FICHON, lautonl dt joie. Vrai! oh! madame Valentin... que vous êtes bonne...

#oyex tranquille, allei! le troupier porte un cœur reconnaissant... Ma sœur... car, vous s’re* ma sœur...

Air ; Font toutlier.

AlloDi, il faut qu’ je voui cmbraiae TJo p’tit baUer!..

MAD. VALBRTIH.

De tout mon coeur 1 C'eat un bon mari pour ma soeur,

Ferons les cbos's de bonne grâce !..

Il fmhraue. Tourniifuet entre portant un sue de farine. A cette vue, il s'arrête.

etcBaBacB o cacao a aoaaaeaaoaaBaoaaaac c aB c o co a

Page 1