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OBSERVATION VII

Zona Thoraco Brachialdu 3° nerf intercostal avec anesthésie de tout le bras et troubles de la circulation. (Bourneville et Boncour (1).

S..., 25 ans, comptable, né dans la Drôme, habite Paris. Le

(1) BourNevizce et Boncour (Progrès médical du 1‘ janv. 1899).

1er janvier 1899, le malade ressentit dans la région de l épaule droite, une douleur vive qui s’exagérait par les mouv ements du brasetoffraitsimultanémentdesaccès,avecélancements paroxystiques. Les élancements ressemblaient, au dire du malade, à des piqüres d’épingle.

Le lendemain, 2 janvier, les douieurs persistaient, mais il y ‘avait en plus des points douloureux dans laisselle et sur la partie antérieure de la poitrine ; au niveau de la région mamelonnaire, les mouvements du bras étaient particulièrement pénibles ; les mouvements d’adduction, notamment, provoquaient des douleurs au niveau du creux de laisselle. Durant ces deux jours, le malade a eu de la fièvre, caractérisée par de l’inappétence de la céphalalgie et des frissons. Pour combattre la douleur on fit des frictions avec un liniment calmant sur les régions douloureuses où, assurément, il n’y avait alors aucune éruption. :

Le 3 janvier, à son réveil, le malade constata qu'il avait, à la partie antérieure de la poitrine, dans l’aisselle et à la partie postérieure de l'épaule des plaques rouges avec quelques vésicules claires. [Il crut que c'était le résultat des substances employées pour soulager la névralgie. Le soir, toutes les parties rouges étaient recouvertes de vésicules ou de phlyctènes dues à la réunion des vésicules agglomérées. k

Le 5 janvier, le malade ressentit quelques douleurs dans le bras droit ; il se produisit dans le courant de la journée sur la face interne de ce membre, une poussée de larges plaques de vésicules.

L’éruption s’est faite complètement en moins de deux jours,

Le 7 janvier le malade présentait une belle éruption de zona qui avait l’aspect suivant : ; à

1° A la partie antérieure du thorax au niveau du %æ espace intercostal, il y a une trainée de plaques rouges de dimensions variables, de forme ovalaire à grand axe parallèle de l’espace intercostal, séparées les unes des autres par des intervalles de peau saine. Sur les surfaces rouges, il y a, répandues sans ordre, une série de vésicules fines et claires. Cette plaque. commence exactement sur la partie médiane, suit la direction

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de l’espace intercostal. Arrivée au niveau de la ligne mamelonnaire elle va se confondre avecune énorme plaque rouge présentant trois grandes phyetènes jaunâtres et se perdant en dehors dans l’aisselle et en bas avec une autre plaque descendant jusqu’à la ligne horizontale passant par le mamelon.

2° En faisant lever le bras du malade on constate que la plaque axillaire se décompose en trois plaques ovalaires à grand axe oblique, recouvertes chacune par des phlyctènes. Dans l’aisselle et sur la partie interne du tiers supérieur du bras, il y a une large plaque rouge sur laquelle sont disséminées des vésicules de dimensions très différentes et sans ordre.

Il y à une trainée qui descend sur la partie interne du bras, etbien visible lorsque regardant le malade par dernière on lui fait mettre la main dans le dos. Les groupes de vésicules y sont en très grand nombre, de dimensions variables. Elles cessent au voisinage du coude.

Dans la région de l'omoplate, il ya une série de surfaces rouges avec des vésicules rassemblées autour de l’épine.

Elles commencent en dehors, exactement à la partie médiane et deviennent de moins en moins nombreuses en allant sur la partie externe.

Les douleurs spontanées au niveau des plaques situées sur la poitrine etsurle dos manquent. Seul le frottement des vêtements est désagréable, mais non douloureux.

Au niveau de l’aisselle la douleur est au contraire très vive. Il y a desélancements continuels et un sentiment de tension.

Après examen, cette douleur semble en rapport avec le développement d’une adénopathie axillaire très prononcée. La pression à ce niveau est extrêmement pénible et les mouvements qui tendent à rapprocher le bras du tronc sont impossibles. Au contraire, le malade porte sans difficulté et sans douleur la main surla tête. La pression ne donne aucun point douloureux,-soit sur le trajet des grandes plaques, soit sur les points d'émergence des nerfs intercostaux de cette région.

La sensibilité àla piqüre est très atténuée sur les zônes saines qui avoisinent les plaques de zona.

La diminution à la sensibilité de la piqüre existe aussi sur le bras, non seulementau niveau de la partie occupée par l'éruption mais aussi sur toute la surface ; l’avant-bras ne présente

pas ce phénomène.

Tout le membre droit, bras et avant-bras est plus froid que le gauche.

Le malade prétend que depuis la sortie de l'éruption il a une sensation de froid dans le bras et la main.

L'état général est excellent.

9 janvier. — Il n’y a pas de nouvelle poussée.

Les vésicules, transformées en de larges phlyctènes peu saillantes ont un contenu puriforme. Nulle douleur.

14 janvier. — Dessication des vésicules isolées, croûtes superficielles sur les phlyctènes. La peau corresponcant aux plaques éruptives a une coloration d’un rouge brunâtre.

25 janvier. — Les lésions cutanées ont disparu.

Pas de névralgies, état général bon.

Juin. — Les douleurs névralgiques n’ont jamais reparu :il ne s’est produit aucune éruption secondaire etil ne reste que des macules brunâtres.

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