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OBSERVATION XXIX

Zona de la face. Dilatation pupillaire ptosis léger

Del..., Joseph entre à Tenon le 22 mai 1897.

Il est âgé de 51 ans.

Il est porteur d’un zona occupant la moitié gauche de la face

(L) The Lancet, 1894.

LP

1° La région frontale et le cuir chevelu; un groupe de vésicules est même situé en arrière du lambeau um peu à gauche de la ligne médiane et mérite le nom de vésicules aberrantes puisqu’il ne siège pas commeles autressur une branche detxijumeau.

20 Sur le front, la tempe, les paupières ;

39 La joue et le nez; |

4° Sur la màchoire inférieure.

Les muqueuses sont elles-mêmes atteintes.

La conjonctive, la pituitaire, la muqueuse buccale, portent des vésicules qui siègent même au pharynx.

On remarque une inégalité pupillaire très marquée ; la pupille gauche est plus large que la droite et elle réagit à peine à la lumière et à l’accommodation. #

L'inégalité pupillaire, dûe à la dilatation paralytique de la pupille gauche a persisté, un peu amoindrie seulement jusqa’au 4 juillet, date à laquelle le malade quitte l’hôpital.

Ainsi la topographie de l’éruption a correspondu à la fois au trijumeau, au glossopharyngien et au pneumo-gastrique nerfs dont l’origine médullaire est assez voisine. La mydriase est l'indice de la lésion dela troisième paire.

OBSERVATION XXX (ACcHARD et CASTAIGNE)

Achard et Castaigne (observation III).

Une jeune femme, à la suite d’une couche, eut un zona ophtalmique du côté gauche sans complications inflammatoires de l'œil. Après la guérison du zona, il subsista une légère anesthésie de la paupière supérieure et de la région soureillière, un très léger ptosis, et enfin, une dilatation paralytique de la pupille assez prononcée. Cette dilatation pupillaire ne s'était pas modifiée deux ans après le zona et causait une gêne fonctionnelle assez grande.

La dilatation et le ptosis ont coexisté une fois (voir à Névrite, Hutchinson, X VIII) chez une femme de 60 ans qui présentait une éruption intense oceupant le côté droit du nez et le front droit.

Parmi les quatre exemples de paralysie complète de la troisième paire, deux ont été recueillies par Hybord.

La première est dûe à Bowater et Vermon ; la deuxième .dûe à Hutch a été citée aussi par Sulzer. Les deux der-

nières sont de M. Blachez et de M. Schlesinger.

OBsErvATION XXXI (Bowarer et VERNON (1)

Iitis douteux. Homme de 53 ans habituellement bien portant. Sujet l'hiver à des douleurs rhumatismales.

Février 1868. Pendant un voyage dans le sud de l'Angleterre, il fut exposé aux intempéries d’une saison rigoureuse. Violente douleur dans le front droit et le côté de la tête, puis éruption confluente sur le front, le cuir chevelu, le soureil surtout, la paupière supérieure, la pointe dunez du côté droit. Gonflement des paupières. Un mois après le début de l'affection, ce malade qui paraît épuisé, entre à l’hôpital. La peau du front estencore œdémateuse, couverte de cicatrices irrégulièrement distribuées, presque anesthésiques, tandis quela peau quiles entoure est très sensible. Pupille irrégulière, plutôt dilatée, paresseuse semblant libre d'adhérence. Vision affaiblie, il ne peut lire au-dessus du n° 12 de Snellen. Rien à l'examen ophtalmoscopique. Ptosis de la paupière supérieure, léger degré de strabisme externe.

Accès de douleurs névralgiques très violentes qui persistent pendant quelques semaines. Au bout de ce temps, l’état de l'œil est peu changé. Les douleurs cédèrentà la quinine, aux frictions d’Aconit. Le ptosis devient bien moins apparent.

OBsERvATION XXXII (Hurcx)

Iomme de 57 ans, excellente santé habituelle, accès de fièvre intermittente, quelque temps avant.

En mars 1864, quatre jours avant l'éruption, nez et bouche douloureux. Douleur entre les épaules. Mal de cœur, frisonnement, baillement : il se sentit très malade. Taches et éruption sur le front droit. Les symptômes généraux ne se calmèrent pas. Le sixième jour, ptosis de la paupière supérieure. Ptosis complet, paralysie des muscles innervés par la troisième paire. Dilatation de la pupille, deux fois large comme la pupille

(1) BowaTer et VERNON. St-Bartholomewss, hôspital Report, et Thèse de Hybord, n° 71.

gauche. L'éruption est surtout distribuée le long du frontal interne, une ligne de vésicules allant jusqu'aux cheveux. Douleurs légères, œil sain. Guérison rapide de la paralysie.

OgBservarioON XXXIII (BLacuez) (1)

Zona bilatéral et paralysie de lu 3° paire

U entre à l'hôpital le 27 janvier 1880, un homme de bonne constitution, de 56 ans. sans maladies antérieures. [1 souffrait depuis 5 à 6 jours, quand il entre à l’hôpital, douleur et cuisson du côté gauche de la tête. Il eut un frisson au début. Il avait mal à l’œil gauche et éprouvait de la difficulté à l'ouvrir. L’œil devint rouge, les douleurs s'accrurent et se cantonnèrent exactement dans cette région, en prenant le caractère lancinant avec exacerbations vives et privation de sommeil.

Deux jours avant l'entrée à l'hôpital, apparut une éruption qui débuta à l’arcade sourcillière et revint un peu vers la partie interne de l'œil du côté du nez. Elle resta là, bien unilatérale.

L'éruption s’accompagna de tuméfaction, de rougeur considérable de la peau du front et se perdit vers la région temporale gauche.

Le malade s’aperçut que l’œil était pris, la paupière était gonflée et œdémateuse, larmoiement, douleur, le malade ne pouvait plus ouvrir l’œil.

On aurait pu croire, dit l’auteur, à un érysipèle phlycténoïde, mais, en remontant vers la région pariétale on trouvait une éruption plus caractéristique, composée de vésicules séparées et discrètes.

Ce malade présentait de la conjonctivite de l’œdème et de l’ulcération des paupières et du chémosis.

I yavait de la photophobie et pourtant pas d’ulcération cornéenne, les ganglions lymphatiques étaient tuméfiés.

Le lendemain la rougeur avait envahi le côté droit, mais à un moindre degré qu’à gauche.

L'amélioration survint au 13° jour, mais du côté de l’œil, loin de décroitre, l'optalmie propre au zona a persisté. Une ul:ération est apparue sur la cornée huit jours au moins après les premières phlyctènes de la peau, puis les ulcérations se sont

(1) Bracnez, Gazette des Hôpitaux, 1880.

de

multipliées, nous avons eu, en un mot, une kératite ulcéreuse.

Le 20 février, le zona est guéri en laissant de l’anesthésie de la peau et de la conjonctive. Mais tout. n’est pas fini du côté de l'œil, la conjonctive est restée injectée, 16 chemosis persiste, ainsi que les ulcérations superficielles de la cornée, surtout à la partie externe de l'œil. Il n’y à pas eu d'iritis. Le malade n'ouvre l'œil qu'avec une grande difficulté,

De l'examen de l'œil fait par M. Galezowski, il résulte qu’il y à paralysie de la 3° paire. Le malade voyant double, mais seulement quand au moyen du verre de couleur on l’empêchait de faise abstraction de l’image double.

Il est remarquable qu'on n’a jamais constaté ces troubles trophiques de l'œil, que si l'éruption est venue jusqu'à l'angle interne de l'œil, au niveau des nerfs trophiques du nez, nerfs ciliaires et rameau nasal.

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