‹ Manifestations A Distance Dans Le ZonaChapitre 53 sur 55 · EU · texte numérisé non relu

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THÉORIE DE LA PROPAGATION. — Bouchut (1) pensait que l’amaurose qui suit les plaies du sourcil étaient dûe à une névrite ascendante qui remontait jusqu’au centre encéphalique et se réfléchissait sur les filets d’origine du nerf optique.

A cette hypothèse Daguenet a substitué celle plus simple de névrite par propagation de nerf à nerf.

Ainsi le nerf de Tiedmann pourrait propager à la -papille une névrite des nerfs ciliaires. De même d’après Sulzer (2), « la grande fréquence relative de la paralysie faciale dans le zona occipito collaris semble parler en faveur d’une extension le long des branches nerveuses.

L’anse anastomotique qui existeentre la branche auriculaire du plexus cervical et le nerf facial forme en effet une voie de propagation tout indiquée. » Voici les objections que MM. Klippel et Aynaud font à la théorie de la propagation à propos des paralysies ; ce sont l’étendue de ces paralysies, leur apparition précoce dans le cours du zona, l'existence de cette complication dans des territoires dont les nerfs n’ont pas d’anastomoses..

Ils rappellent le cas de Terson (3) ou des complications eurent lieu sur les deux yeux, dans un zona unilatéral et celui de Raymond où il y eut diplégie zostérienne.

En résumé, l'hypothèse de Daguenet ne pourrait expliquer que quelques cas de nerfs voisins et possédant des anastomoses, et même dans ce cas elle est passible de

plusieurs objections.

THÉORIE DE L'ŒDÈME. — La troisième théorie fait

(1) KurPpeL et Aynaup. Loc. cit.

(2) Sazzer. Loc. cit.

(3) Voir page 39.

tt

intervenir l’œdème. Les troubles vaso-moteurs et l’infiltration jouent dans le zona un rôle considérable.

Leur territoire dépasse en étendue celui des vésicules et des douleurs. Dansun zona ophalmique, il y a rougeur de la conjoinctive et peut-être Kkératite sans vésicules. Cette kératite pourrait en tout cas précéder les vésicules

D’autres part, dans le cas que nous citions, M. Terson a décrit une kératite double, soit trophique, soit par paralysie des vaso-moteurs, à lasuite d’un zona unilatéral. M. Klippel a démontré en 1889, l’altération des nerfs et des muscles œdématiés, ces organes dégénèrent.

Faut-il conclure de tout ceci que, par exemple dans la paralysie faciale, les terminaisons nerveuses, motrices, œdématiées dégénèrent ? Ceci serait admissible, mais on n'aurait pas alors cette paralysie faciale absolument systématisée et semblable à la paralysie à frigore. D'ailleurs, MM. Klippel et Aynaud font remarquer que dans ce cas, il y aurait corrélation entre l’œdème et la paralysie, ce qui n’est pas. |

THÉORIE DE L'INFECTION. — Et nous voici arrivés à la quatrième théorie à laquelle nous nous arrêterons, c’est la théorie infectieuse à laquelle il nous a toujours fallu en revenir. Et nous répéterons que Je zoster est une maladie infectieuse à manifestations nerveuses. Ses manifestations ne se localisent pas en un point unique du système nerveux, mais elles peuvent être multiples et siéger sur des nerfs sensitifs ou moteurs, sur des ganglions, sur la moelle.

Toutes les autres théories que nous avons examinées doivent être rejetées, ou bien sont attaquables, ou bien

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