EVOLUTION
Nous rappellerons souvent dans cette étude combien le zona est variable dans ses symptômes. IF l’est moins
(1) Journal of cutancous and gen... ur. diseases, janvier 1898.
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dans son évolution qui est cyclique comme celle de toutes les infections.
Le zona débute par la réaction générale de l'organisme.
La douleur suit de près. Puis, au bout de deux journées en moyenne, apparait l’éruption. D'abord elle consiste en des plaques rouges érythémateuses ovales, allongées suivant le trajet nerveux. Puis ces plaques se couvrent de vésicules, qui ne dépassent pas la taille d’une lentille, et qui sont au nombre d’une dizaine sur chaque plaque. Ces vésicules grandissent, leur contenu primitivement clair, se trouble. Enfin elles sèchent, se recouvrent d’une croûte. Les douleurs disparaissent, cèdent la place à de l’anesthésie. La fièvre est ordinairement tombée au début de l'éruption, mais parfois elle s’est main- : tenue jusqu'alors. Elle disparaît elle-même, et la guérison se fait. La maladie a duré en moyenne déune à trois semaines.
Ainsi, malgré toutes les différences qui séparent les cas de zona, bien que des poussées nouvelles, des paralysies, des névralgies ou des troubles trophiques puissent reculer la date de la guérison, la description de cette maladie se peut résumer en un tableau type dont la marche cyclique fait la base.
Et nous pouvons encore nous appuyer icisur l'opinion du professeur Landouzy (1) qui affirme que l’évolution du zoster (se fait d’une manière presque cyclique suivant un type presque invariable en dépit des régions envahies. »
Ë EPIDÉMICITÉ
Les cas de zona ne sont pas très fréquents, et pourtant
on en observe souvent plusieurs cas en même temps, car (MPocrert:
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ces cas viennent en série. Cette maladie est épidémique. Hardy avait l'habitude de dire qu'un zona n'entre jamais seul à l'hôpital. Avec Bazin, il en observa une véritable épidémie. Les cas de ce genre sont d’ailleurs nombreux. Geffroy en 1878, observe une épidémie dont il rend compte à la Société de médecine. Simon en 1840 observa l'épidémie de St-Louis. Fischer en 1876 voit six zonas en 50 jours dans un nombre assez restreint de malades. Weiss (1) à la Clinique de Prague, rencontre 15 cas en deux mois, alors qu'il n’en voyait habituellement que de rares et isolés. Kaposi (2) en 1889, déclare que le zona est épidémique et que par ordre de fréquence il se produit surtout aux mois d'avril, mai, octobre et novembre.
Il remarque que ces époques coincident avec le maxi- mum des cas de pneumonies et d’érysipèles. Enfin Debray (3) en 1892 et à la même époque, automne 1893, voit à chaque fois une demi-douzaine de cas, les seuls de l’année. |
Le zona est donc épidémique. Les auteurs ne sont pas d'accord sur la saison où a lieu sa plus grande fréquence.
Malgré l'opinion de Lomier qui donne comme ordre de fréquence : hiver, été, printemps, automne, il semble plus juste de se rattacher à l'opinion de Fabvre (4) qui admet que cette maladie survient plutôt au printemps et à l'automne.
Les séries varient d’ailleurs d'intensité et les cas d’une
même série peuvent présenter des caractères spéciaux, et comme la manifestation du génie épidémique de la maladie.
(1) Weiss. Arch fur Dermatologie, 90 xxu.
(2) Lecons sur les mal. de la peau, trad. Besnier et Doyon, 81. (3) DeBray. Loc. cit.
(4) FaBvre. Mémoire sur le son«, chez Doin, 82.
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Ajoutons enfin que certaines localités semblent exposées d’une manière toute spéciale ainsi que Loffé l’a vu en 1897 pour certaine localité de l'Aude.