LA GUERRE MONDIALE
Les cinq parties du monde sont ajourd’hui en guerre. .C’est le plus grand cataclysme que le monde ait jamais
subi.
L’Angleterre, la France, l’Allemagne, l'Italie, l'Autriche, la Russie, la Serbie, le Montenegro, la Chine, le Japon, les Etats-Unis, le Brésil, et bien d’autres peuples encore se font une guerre à mort.
Toutes les colonies et toutes les possessions de ces divers états sont pe en guerre. ;
Quels t les débuts de la guerre
L’Autriche, poussée par l’Allemagne; voulut asservir la Servie; mais celle-ci était l’alliée de la Russie: la Russie prit fait et cause pour la Servie.
L'Allemagne, alliée de l’Autriche, entra en guerre contre la Russie. = ; La France, fidèle à cette dernière, son alliée, soutint la Russie et l’Allemagne se précipita sur.la France.
Mais, en vertu de son entente cordiale avec la France, PAngleterre prit les armes pour soutenir la France et la Belgique envahie.
Ce fut donc pour soutenir fotré ancienne mère-patrie. la France, que l’Angleterre en ce conflit terrible; sans doute, elle prévoyait le qui lg menacerait, si l’Allemagne était victorieuse de la ce; sans doute aussi, elle tenait à ne pas voir deshonorer sa signature au traité qui garantissait à la Belgique sa neutralité.
Mais il n’en est pas moins indéniablement vrai, que reconnaissant la faute qu’elle avait commise en 1870, en ne ét 2 alors au secours de la France attaquée et envahie par }’ ,; l'Angleterre décida cette fois de se ranger
avec toute sa puissance, du coté de notre mère-patrie.
Or, que nous dit la doctrine catholique, dans la tradition de l’Eglise Canadienne ?
-- Il est bon, en effet, d’opposer au Grand Maître de l’école ationalisme dans notre ince, à l'opinion d’un homme grand théologien du pays, et qui croit part lui, il n'existe que mt pres aveugles, des cré- : ,“ou même des imbéciles, il est bon, dis-je, d’opposer l’autorité de quelques-uns de nos grands évêques dont les noms sont gravés au frontispice de notre histoire.
Lors de l’invasion américaine, en 1775, Mgr Briand, archevêque de Québec, écrivait à son peuple ce qui suit:
“ Vos serments, votre religion voùs imposent l’obligation indispensable de défendre de tout votre pouvoir votre patrie et votre Roi.” .
Après l’invasion, en 1776, il écrivait encore:
-“ Votre devoir et votre reconnaissanc e devaient vous attacher inviolablement à Votre Souverain, à son autorité, ‘et à sa gloire. Il avait droit d'y À au gui :
“On s'attendait et on le devait, à vous voir prendre chaudement les intérêts de la défense d’un roi bienfaisant.””
En 1807, la guerre menaçait de se déclarer entre les Etats- Unis et l’Angleterre. La grande voix de Mgr Plessis se fit entendre à son peuple; et voici ce qu’il lui disait:
“* Il est impossible d’être bon chrétien sans être sujet .- loyalet fidèle.
“ Vous seriez indignes de votre nom de chrétien, si, oubliant les règles de votre sainte religion, vous montriez ou de la déloyauté ou même de l'indifférence, quand il s’agit de remplir vos devoirs de sujets dévoués aux intérêts de leur Souverain et à la défense de leur pays...” :
: ps y avait danger d’un conflit entre les Etats- Unis et l terre.
Voici ce que Mgr Bourget, évêque de Montréal, écrivait à son peuple:
‘ En s’armant pour la Défense de son gouvernement (celui d’Angleterre), on s’arme done pour la défense de sa propriété, de l’honneur de sa famille, et de son pays. :
“De plus, on rend à César ce qui appartient à César. on accomplit un acte religieux... Or, voilà que notre gouvérnement, après avoir donné à ce pays des institutions si libérales qu'il en fait vraiment le plus heureux pays du monde,
LA
lui mg &ujourd’hui pour l'aider son armée, sa flotte, son argent.” :
Et que d’autres — rem gr ab es an pourrait Un encore à l’encontre ’opinion ’école Log cas oi
ourquoi, plutôt ne pas toutes les résumer par les mots fameux de Sir Wilfrid Laurier:
‘Quand l'Angleterre est en guerre, le Canada est en guerre.” Et, l’on sait qu’en
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